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CHAPITRE 7
LES ORGANES PLUS PERFORMANTS
QUE LA TECHNOLOGIE

Des informations publiées par Sandia National Laboratories aux Etats-Unis, le 12 juillet 2001, stipulaient que ceux-ci avaient réussi à "étudier l'acuité visuelle de l'œil". Le rapport indiquait qu'en utilisant 64 ordinateurs, on pouvait produire une image digitale qu'ils mettaient seulement quelques secondes à acquérir.85

Il s'agit d'une progression considérable, cependant un élément ne doit pas être oublié. En l'espace de seulement un dixième de seconde, les yeux d'un homme forment une image qui prend tout juste un millimètre carré de l'espace rétinien. Ce qui veut dire que l'œil humain est beaucoup plus rapide et fonctionnel que 64 ordinateurs utilisant les dernières technologies qui existent.

La technologie est incapable d'égaler les performances du cœur humain

Les êtres humains ont une espérance de vie de 70 à 80 ans en moyenne. Le cœur humain bat environ 70 à 80 fois par minute, pour un total de plusieurs milliards de battements au cours d'une vie. La société Abiomed, connue pour ses recherches dans le domaine des cœurs artificiels, a déclaré qu'en dépit de tous les travaux effectués, elle ne parviendrait pas à imiter le fonctionnement parfait dont le cœur fait preuve au cours de toute une vie. Pour la société, la conception d'un cœur artificiel capable de battre 175 millions de fois, sur une durée d'environ cinq ans, est déjà un objectif considérable.86

Produit grâce aux toutes dernières technologies, ce cœur artificiel a été testé sur les veaux avant d'être utilisé par les êtres humains, bien que les veaux n'aient survécu que pendant quelques mois. Le cœur artificiel développé par la société a été testé avec succès en 2004 sur des cœurs défaillants de patients. Mais il est évident que les chercheurs ont beaucoup de difficultés à imiter le cœur humain. Steven Vogel de l'Univesité de Duke, un biomécanicien qui a également écrit un livre à ce sujet, explique pourquoi :

Le fait est que les machines dont nous disposons, quelque soit leur puissance ou leur efficacité, fonctionnent de façon complètement différente. Le muscle est une machine molle et humide qui se contracte, ce qui va à l'encontre de toute notre technologie actuelle. C'est pourquoi on ne peut pas imiter le cœur...87

Tout comme le cœur humain, le cœur artificiel créé par Abiomed comprend deux ventricules, d’où s'arrête la similitude entre les deux. Alan Snyder de Penn State, un bio ingénieur qui a mené des recherches, explique la différence en ces termes : "L'enveloppe du cœur humain est un muscle, une pompe qui fonctionne par elle-même."88 En ce qui concerne le cœur artificiel, la pompe est contenue à l'intérieur du cœur. C'est la différence résumée par Snyder.

Alan Snyder

Les chercheurs qui se demandent comment concevoir un cœur qui se contracte tout seul, ont fait fonctionner l'intérieur des deux ventricules en plaçant un moteur entre les deux. Ce cœur artificiel fonctionne à l'aide d'une batterie située dans l'abdomen du patient. Cette batterie doit être rechargée de manière continue par des ondes radio émises depuis des batteries rechargeables que le patient emporte avec lui.

Notre cœur naturel n'a pas besoin de batteries pour produire de l'énergie parce qu'il dispose d'une constitution musculaire incomparable capable de fournir sa propre énergie. Une autre caractéristique du cœur humain qui ne peut pas être imitée est l'incomparable efficacité de ses battements. En effet le cœur peut pomper cinq litres de sang par minute au repos et jusqu'à 25-30 litres lors d’un exercice physique. Kung, le directeur d'Abiomed, décrit cet extraordinaire changement de rythme comme "un défi qu'aucun mécanisme n'arrive à relever aujourd'hui". Le cœur artificiel mis au point par la société peut pomper seulement 10 litres par minute au mieux, ce qui est loin d'être suffisant pour la plupart des activités quotidiennes ordinaires.89

Le cœur humain est nourri et consolidé selon ses besoins par le sang qu'il pompe. Un tel cœur peut travailler pendant 50 à 60 ans sans avoir besoin d'être réparé. Le cœur possède la capacité de s'auto-régénérer, c'est la raison pour laquelle il peut travailler de façon continue. C'est un autre facteur qui rend ce cœur humain impossible à dupliquer artificiellement.

Notre cœur, que les scientifiques rêvent de pouvoir imiter grâce aux technologies actuelles, nous montre la connaissance supérieure de notre Créateur et de notre Allah vénéré.

Une solution contre la menace des virus grâce au système immunitaire

Dès qu'un ordinateur est infecté par un virus, cela signifie qu'un autre ordinateur peut être contaminé à son tour. Par conséquent de nombreuses sociétés ont jugé nécessaire de mettre en place un "système immunitaire" pour protéger leur réseau des virus et continuent de mener d'intenses recherches dans ce domaine. L'un des centres qui entreprend ces recherches est le laboratoire de neutralisation des virus, l'IBM's Watson Research Center à New York. Là-bas, un laboratoire en microbiologie hautement sécurisé travaille sur des virus mortels et produit également des programmes qui peuvent diagnostiquer les 12.000 virus identifiés jusqu'à aujourd'hui - et également isoler les virus à partir d'un ordinateur de manière sécurisée.

IBM est seulement l'une des sociétés qui cherche à mettre en place un système immunitaire international pour protéger son réseau informatique des menaces virales. Steve White, l'un des cadres de la société, affirme que pour atteindre cet objectif, un système immunitaire tel que celui du corps humain est nécessaire.

C'est uniquement grâce à son système immunitaire que la race humaine existe. De la même façon, seule la création d'un système immunitaire dans l'espace cybernétique permettra à celui-ci d'exister.90

En poursuivant cette analogie entre l'ordinateur et les créatures vivantes, les chercheurs ont commencé à produire des programmes de protection qui fonctionnent comme les systèmes immunitaires. Ils pensent que ce que nous avons appris de l'épidémiologie (la branche scientifique qui étudie les maladies contagieuses) et à l'immunologie (qui traite des systèmes immunitaires) permettra de protéger les programmes électroniques des menaces de la même façon que les anticorps protègent les créatures vivantes.

Les virus informatiques sont des programmes intelligents capables de se répliquer et conçus pour infiltrer les ordinateurs, se multiplier en se recopiant et endommager ou "prendre possession" de l'ordinateur dans lequel ils s'introduisent. Les indices qui prouvent l'intrusion de tels virus sont entre autres : un ralentissement du système informatique, des fichiers endommagés de manière étrange et spontanée, et parfois, une défaillance ou un arrêt complet du système - comme les différentes maladies qui affectent les êtres humains.

Afin de protéger nos ordinateurs de cette menace virale, des programmes d'identification recherchent tous les codes dans la mémoire de l'ordinateur pour retrouver des indices de virus précédemment identifiés et stockés dans la mémoire du programme. Les virus informatiques portent des traces de signatures du logiciel qui a permis leur reconnaissance. Lorsque le programme de recherche informatique reconnaît cette signature caractéristique, il signale que l'ordinateur a été infecté par un virus.

Malgré cela, les programmes antivirus ne sont pas capables d’offrir aux ordinateurs une protection intégrale. Des programmateurs peuvent élaborer de nouveaux virus en l'espace de quelques jours et les réinsérer dans l'espace cybernétique à travers un ordinateur infecté. Il est donc vital que les programmes antivirus soient constamment mis à jour pour avoir l'information nécessaire et reconnaître les nouveaux virus. De nouveaux programmes antivirus doivent être ajoutés régulièrement afin de se protéger contre l'intrusion de virus.

Avec l'utilisation de plus en plus répandue d'Internet à niveau international, ces virus ont commencé à se répandre encore plus vite et à infliger des dommages importants aux ordinateurs infectés. Les chercheurs d'IBM ont trouvé des solutions en imitant des exemples de la nature. Tout d'abord, tout comme les virus biologiques présents dans la nature, les virus informatiques utilisent un programme hôte pour se multiplier. En partant de cette comparaison, les chercheurs ont étudié comment le système immunitaire humain fonctionnait pour protéger le corps.

Lorsque celui-ci rencontre un organisme étranger, le corps commence immédiatement à produire des anticorps qui vont reconnaître l'envahisseur et le détruire. Le système immunitaire n'a pas besoin d'analyser l'intégralité d'une cellule suite à une maladie. Une fois qu'une première infection a été éliminée, le corps conserve un certain nombre d'anticorps identiques prêts à entrer en action pour répondre immédiatement à de nouvelles attaques similaires. Grâce à ces anticorps toujours sur le qui-vive, il n'est pas nécessaire d'examiner toutes les cellules infectées. De la même façon, les programmes antivirus qui existent contiennent également des "anticorps" qui ne reconnaissent pas l'intégralité du virus informatique, mais juste sa signature.

Comme nous l'avons vu, les solutions à de nombreux problèmes techniques qui nous laissent dans le brouillard existent déjà dans la nature. Notre système immunitaire, dont chaque détail a été minutieusement étudié et qui fonctionne parfaitement, était déjà prêt à nous protéger avant même que nous soyons nés. C'est Allah Qui nous observe et nous protège tous. Ceci est évoqué dans le verset :

… Mon Seigneur, est gardien par excellence sur toute chose. (Sourate Hud, 57)

De l'œil à l'appareil photo : la technologie visuelle

1. Objet, 2. Cristallin, 3. Diaphragme, 4. Image sur pellicule, 5. Image sur la rétine, 6. Iris

Les yeux des vertébrés ressemblent à des sphères avec des ouvertures appelées pupilles à travers lesquelles pénètre la lumière. Derrières les pupilles se trouvent des cristallins. La lumière passe d'abord à travers le cristallin, puis à travers le fluide contenu dans le globe oculaire avant de frapper la rétine.

Dans la rétine se trouvent des centaines de millions de cellules, les bâtonnets et les cônes. Les bâtonnets permettent de faire la distinction entre la lumière et l'obscurité et les cônes détectent la couleur.

Toutes ces cellules transforment la lumière qui leur parvient en signaux électriques avant de les envoyer au cerveau grâce à un nerf optique.

L'œil régule l'intensité de la lumière qui entre au moyen de l'iris, qui entoure la pupille.

L'iris est capable de s'étirer et de se contracter grâce à de minuscules muscles. De la même façon, la quantité de lumière qui entre dans un appareil photo est régulée par un système appelé le diaphragme.

Dans son livre Wild Technology, Phil Gates décrit comment l'appareil photo constitue une simple copie de l'œil :

Les appareils photo sont des versions sommaires et mécaniques de l'œil des vertébrés. Ce sont des boîtes noires équipées d'une lentille pour régler une image sur une pellicule qui est brièvement exposée lorsqu'un obturateur s'ouvre. Dans l'œil, l'image est mise au point en changeant la forme du cristallin, mais avec les appareils photo l'image est mise au point en modifiant la distance entre la lentille et la pellicule.91

Mise au point

1. Lentilles, 2. Lumière, 3. Pellicule, 4. Diaphragme de l'iris

C'est la première étape pour prendre une photo. Le même type de mise au point est nécessaire pour que l'image arrive de façon nette sur la rétine de l'œil. Avec les appareils photo, on réalise cela à la main ou de manière automatique avec les modèles les plus perfectionnés. Les microscopes et les télescopes, utilisés pour voir plus près et très loin, peuvent également être mis au point, cependant ce processus engendre une perte de temps.

L'œil humain, au contraire, réalise ce processus de façon permanente et rapide. En outre, la méthode utilisée est si efficace qu’il est impossible de l’imiter. Grâce à tous les muscles qui l'entourent, le cristallin envoie l'image sur la rétine. Ce cristallin, très flexible, change facilement de forme, affinant le point sur lequel la lumière arrive en s'étirant ou en se contractant.

Si le cristallin ne faisait pas cela automatiquement - par exemple, si nous devions effectuer la mise au point de manière consciente - nous devrions fournir un effort constant pour être capables de voir. Les images dans notre champ visuel deviendraient plus ou moins floues. Nous aurions besoin de temps pour voir correctement et par conséquent, toutes nos actions seraient ralenties.

Parce qu'Allah a créé nos yeux de manière parfaite, nous n'avons pas à subir de telles difficultés. Lorsque nous voulons voir quelque chose, nous n’avons pas besoin de fournir d’efforts pour réaliser une mise au point ou exécuter des calculs de variations optiques. Afin de voir un objet de façon nette, il nous suffit de l’observer. Le reste du processus est automatiquement pris en charge par l'œil et le cerveau - de plus, tout cela se déroule en un temps record, le temps de le vouloir.

Les arrangements lumineux

Une photo prise durant la journée sera parfaitement nette exceptée dans le cas où la même pellicule est utilisée pour prendre une photo du ciel de nuit. Cependant, bien que nos yeux s'ouvrent et se ferment en moins d'un dixième de seconde, nous pouvons voir les étoiles assez nettement, parce que nos yeux se règlent automatiquement en fonction de l'intensité lumineuse. Les muscles qui entourent la pupille permettent cela. Si notre environnement est plongé dans l'obscurité, ces muscles s'étirent, la pupille s'élargit ce qui permet à plus de lumière de pénétrer à l'intérieur de l'œil. En pleine lumière, les muscles se contractent, la pupille rétrécit ce qui laisse passer moins de lumière. C'est pour cela que nous pouvons profiter d'une vision nette à la fois le jour et la nuit.

Une fenêtre sur un monde coloré

L'œil peut "mémoriser instantanément" une image en noir et blanc et une image en couleurs en même temps. Ces deux images sont ensuite combinées par le cerveau, où elles retrouvent une apparence normale, de la même façon qu'une photographie en quatre couleurs combine le noir, le rouge, le jaune et le bleu afin de produire une image colorée réaliste.

Les bâtonnets de la rétine perçoivent des objets en noir et blanc, mais de manière très détaillée. Les cônes identifient les couleurs. Par conséquent, les signaux reçus sont analysés, et notre cerveau forme une image colorée du monde extérieur.

La technologie avancée de l’œil

Comparée à l'œil, l'appareil photo est de structure sommaire. Les images visuelles que nous percevons sont bien plus précises que celles obtenues même avec l'appareil photo le plus performant. Par conséquent, les images que nous percevons sont de bien meilleure qualité que celles reproduites par les machines.

Pour mieux comprendre cette idée, il suffit d'observer le fonctionnement d'une caméra de télévision en transmettant d'innombrables points lumineux. Durant l’enregistrement il se produit une scannérisation, et l'objet situé devant la caméra est divisé en un nombre précis de lignes. Une lampe à cellules photoélectriques scanne tous les points contenus dans chaque ligne, l'un après l'autre et de gauche à droite. Une fois que la ligne est scannérisée, la caméra passe à la suivante, et le processus continu ainsi. La valeur lumineuse de chaque point est analysée et le signal qui en résulte est émis. Cette cellule photoélectrique scanne 625 ou 819 lignes en un vingt-cinquième de seconde. Lorsqu'une image est complète, une nouvelle image est transmise. De cette façon la quantité de signaux émise est très importante ; chaque signal étant créé à une vitesse incroyable.

Le mécanisme de l'œil est bien plus fonctionnel. On peut facilement se rendre compte de l'étonnante perfection de son système par le simple fait que celui-ci n'a jamais besoin d'être réparé ou remplacé.

Tandis que la science médicale progresse, la nature miraculeuse de l'œil humain est de mieux en mieux comprise. En appliquant aux technologies les connaissances que nous avons acquises au sujet de l'œil, on réussit à développer des appareils photo plus performants et de nouveaux systèmes optiques. Mais peu importe à quel point la technologie progresse, les systèmes électroniques restent de simples copies de l'œil. Aucun ordinateur, appareil photo ou autre gadget conçu par l'homme ne peut rivaliser avec l'œil humain.92

Alors comment est apparu ce système complexe : l'œil ?

Il est tout à fait impossible qu'une structure si complexe se soit créée par elle-même, par hasard ou par erreur. La structure de l'œil est telle qu'elle n'est pas capable de fonctionner si un seul de ses composants vient à manquer. Aucun concept n'est créé par hasard, et l'œil humain est l'exemple même de l'incomparable pouvoir de conception. Ceci nous mène à la question de savoir Qui a conçu cela. Le seul Créateur de ce concept est Allah. Le fait que nous soyons dotés d'un organe pareil qui nous permet de percevoir tout ce qui nous entoure de la meilleure manière qui soit, est une raison suffisante pour remercier Allah. Comme Il nous le dit dans un des versets du Coran :

Dis : "C'est Lui Qui vous a crées et vous a donné l'ouïe, les yeux et les cœurs." Mais vous êtes rarement reconnaissants ! (Sourate al-Mulk, 23)

 

Les tentatives des scientifiques pour imiter l’œil

evren

1. Rétine interne, 2. Rétine externe , 3. Nerf optique, 4.Iris, 5. Cornée

Fascinés par le fonctionnement oculaire et recherchant à reproduire ses caractéristiques spécifiques dans le domaine technologique, les scientifiques ont récemment commencé à examiner de plus près les mécanismes parfaits présents dans la nature. Un certain nombre d'études en biomimétisme ont permis d'accélérer considérablement les progrès effectués dans le domaine technologique.

Les circuits électriques des ordinateurs imitent la nature

Les cellules rétiniennes de notre œil reconnaissent et interprètent la lumière, puis envoient cette information vers d'autres cellules auxquelles l’œil est connecté. Tous ces processus visuels ont été source d'inspiration pour la conception de nouveaux modèles d'ordinateurs.

La rétine, constituée de cellules nerveuses solidement reliées les unes aux autres, ne fait pas que percevoir la lumière. Avant que les signaux soient transmis de la rétine vers le cerveau, ils doivent effectuer certaines étapes. Par exemple, les cellules qui composent la rétine traitent l'information afin d'accentuer les contours des objets, ce qu’on appelle "extraction des contours", augmentent le signal électrique et entreprennent des ajustements, en fonction du milieu environnant, clair ou obscur. Les ordinateurs performants actuels sont capables d'exécuter des fonctions similaires, mais le réseau neuronal de la rétine utilise une quantité d'énergie moins importante.93

Carver Mead

Une équipe de chercheurs dirigée par Carver Mead de California Institute of Technology (Caltech), se penche sur les secrets qui permettent à la rétine d'exécuter toutes ces fonctions si facilement. Avec l'aide de la biologiste Misha Mahowald, Mead a conçu des circuits électroniques qui contiennent des capteurs lumineux semblables à ceux de l'œil, avec une structure similaire à celle du réseau neuronal de la rétine. Comme dans la rétine, ces récepteurs lumineux sont reliés les uns aux autres et permettent aux composants électroniques de communiquer entre eux, comme le font les cellules de la rétine.94

Malgré ces efforts, il fut impossible pour eux d'imiter le circuit neuronal de la rétine en raison du très grand nombre de cellules individuelles présentes dans la rétine et des innombrables connexions qui les relient. Les ingénieurs essayent à présent de comprendre comment le réseau neuronal de la rétine fonctionne et conçoivent des circuits plus simples qui, idéalement pourront exécuter des fonctions similaires.

Les oreilles des mouches vont révolutionner les systèmes auditifs

Ron Hoy

Les chercheurs de l'Université de Cornell d'Ithaca, à New York, ont commencé à étudier les systèmes auditifs dans la nature afin de réaliser des équipements plus sensibles. Ils se sont rendus compte que l'oreille de l'Ormia ochracea et sa constitution extraordinaire pouvait entraîner une révolution dans la conception d'équipement auditif. L'oreille de cette espèce de mouche peut identifier la direction d'un son de manière très précise. Comme le décrit un article paru dans le magazine de US National Institute on Deafness and Other Communication Disorders :

Les humains étaient considérés comme les créatures les plus performantes pour localiser les sons... Parce qu’il y a six pouces qui séparent l’oreille gauche de l’oreille droite des humains, la différence de perception entre les deux est bien meilleure, ce qui facilite grandement la localisation du son. Mais l'Ormia dont l'oreille droite est à seulement un demi- millimètre de l'oreille gauche, est encore plus performante.95

Identifier la direction des sons est essentiel pour la survie de l'Ormia, parce qu'elle doit localiser les criquets qui servent de nourriture pour ses larves. La mouche dépose ses œufs sur le dos du criquet et ses larves se nourrissent de l'insecte après avoir éclos.

L'Ormia possède des oreilles très sensibles conçues pour localiser les bruits émis par les criquets. Elle peut localiser ces sons avec une extrême précision.

Pour localiser les sons, le cerveau humain utilise une méthode similaire à celle utilisée par l'Ormia. Pour cela, il suffit que le son atteigne l'oreille la plus proche en premier, puis l’oreille la plus éloignée. Quand une onde sonore atteint la membrane du tympan, elle est convertie en signal électrique et immédiatement transmise au cerveau. Le cerveau calcule les millisecondes de différence entre le son ayant atteint les deux oreilles et détermine ainsi la direction dont il venait. La mouche, dont le cerveau n'est pas plus grand qu'une tête d'épingle, effectue ce calcul en seulement 50 nanosecondes, 1.000 fois plus vite que nous.96

Les scientifiques essayent d'utiliser les fonctionnalités exceptionnelles de cette petite mouche dans la fabrication de systèmes auditifs sous le nom de marque ORMIAFON. Comme nous venons de le montrer, même la mouche la plus minuscule, qui possède une structure et une constitution exceptionnelles, anéantit la théorie invraisemblable du ''hasard" défendue par les partisans de l'évolution. De la même façon, les organes et les caractéristiques de cette minuscule créature prouvent l'infinie possibilité et la connaissance absolue de notre Créateur. Il est impossible qu'une telle créature si minuscule et si complexe puisse être reproduite par les scientifiques, même les plus doués qui travaillent conjointement et utilisent les technologies les plus performantes.

Cette minuscule mouche est une fois de plus une preuve évidente de l’extraordinaire pouvoir de création d’Allah.

O hommes ! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : "Ceux que vous invoquez en dehors d'Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s'uniraient pour cela.
Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre.
Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles !"
Ils n'ont pas estimé Allah à sa juste valeur ; Allah est certes fort et puissant.
(Sourate al-Hajj, 73-74)

 

Dipnotes

85 “New standard set for scientific visualizations”, Sandia National Laboratories, News Releases, 12 juillet 2001 ; http://www.sandia.gov/media/NewsRel/NR2001/vizcor.htm

86 “The Beat Goes On” de Robert Kunzig, Discover, Janvier 2000

87 Ibid.

88 Ibid.

89 Ibid.

90 “The Internet strikes back” New Scientist, 24 mai 1997

91 Wild Technology de Phil Gates, p. 54

92 Eye Brain and Vision de David H. Hubbel, Scientific Ameri++can Library, 1988, p. 34

93 “Think Like A Bee” de Jim Giles, Nature, 29 mars 2001, pp. 510-512

94 Ibid.

95 “SWAT’z new?—fly that’s setting the hearing world abuzz”, NIDCD, 13 février 2003 ; http://www.nidcd.nih.gov/health/education/news/swatz.asp

96 “Acoustics: In a Fly’s Ear” de Peter M. Narins, Nature 410, 2001, pp. 644-645

 

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