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Le Darwinisme Social Et Le Mythe Des Races Favorisées

Bien que le racisme soit récurrent au cours de l’histoire, Darwin fut le premier à lui octroyer une validité dite scientifique. Le sous-titre de L’origine des espèces était La préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Les écrits de Darwin à propos de “la préservation des races favorisées” ainsi que les affirmations non-scientifiques distillées dans La filiation de l’homme servirent de support au nazisme, la croyance en la supériorité de la race aryenne et à une croyance britannique similaire à propos des Anglo-Saxons. Par ailleurs, la théorie de la sélection naturelle darwiniste faisait allusion à une lutte mortelle, celle de “la loi de la jungle”. Son application aux sociétés humaines déboucha sur des conflits et des guerres inévitables entre les races et les nations. Nombre de personnalités proéminentes de l’époque, qu’il s’agisse d’hommes d’état, de philosophes, de politiciens ou de scientifiques, adoptèrent la théorie de Darwin. Dans The Twisted Road to Auschwitz (La route déformée vers Auschwitz), le professeur Karl A. Schleunes de la faculté d’histoire de l’Université de Caroline du Nord décrit comment :

le racisme

Cet esclave noir qui fut torturé et flagellé a finalement réussi à s’échapper en 1863. Dans les années qui précédèrent la Guerre Civile, les esclaves en Amérique étaient fréquemment fouettés voire soumis à de pires traitements.

La notion de lutte pour l’existence de Darwin fut rapidement appropriée par les racistes… un tel combat légitimait les récentes opinions scientifiques, justifiait la conception raciste de peuples supérieurs et inférieurs… et validait la lutte entre eux.37

Avec les déclarations de Darwin, les racistes s’imaginaient naturellement avoir trouvé la base scientifique à leurs opinions sur les classes humaines. Or peu après, la science révéla l’absence de validité scientifique de la théorie et par conséquent l’énorme erreur des mouvements à tendance darwiniste.

Aidés du darwinisme, les nazis pratiquèrent un racisme des plus violents. L’Allemagne ne fut pas le seul pays balayé par ce racisme soi-disant scientifique. Des hauts responsables et intellectuels racistes émergèrent dans plusieurs pays, en particulier en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où des lois et des pratiques racistes firent rapidement leur apparition.

Les évolutionnistes du 19ème siècle et du début du 20ème siècle avaient presque tous des opinions racistes. De nombreux scientifiques n’hésitaient pas à exprimer ouvertement les leurs. Des livres et des articles parus à l’époque offrent des preuves concrètes. Dans Outcasts from Evolution : Scientific Attitudes of Racial Inferiority (Les exclus de l’évolution : les attitudes scientifiques de l’infériorité raciale), John S. Halle, professeur d’histoire à l’Université du Sud Illinois décrit comment tous les évolutionnistes du 19ème siècle croyaient à tort à la supériorité de la race blanche. Un article dans le magazine American Scientist mentionne le livre de Haller :

… Extrêmement important… dans sa présentation de ce qui a été longtemps suspecté : le racisme enraciné, ferme et presque unanime des hommes de science en Amérique du Nord pendant le 19ème siècle (et une partie du 20ème siècle)… Dès le début, les Afro-Américains étaient perçus par ces intellectuels comme étant d’une certaine façon irrémédiablement, définitivement, irrévocablement inférieurs.38

Un autre article dans le magazine Science contenait le commentaire suivant à propos de certaines des affirmations de Haller :

Ce qui fut nouveau pendant l’époque victorienne, c’était le darwinisme… Avant 1859, de nombreux scientifiques se demandaient si les noirs étaient de la même espèce que les blancs. Après 1859, le schéma évolutionniste souleva des questions supplémentaires, particulièrement celle de savoir si les Afro-Américains pouvaient survivre en concurrence avec les blancs. La réponse fut un non retentissant… Les Africains étaient inférieurs parce qu’ils constituaient “le chaînon manquant” entre le singe et teuton**.39

**Terme teuton désigne des peuples germaniques qui pourraient être différents et dont le nom générique signifie notre Peuple.(fr.wikipedia.org)

Cette idée était, bien évidemment, totalement non-fondée. La différence de couleur de peau, de race ou d’origines ethniques n’est pas un critère de supériorité ou d’infériorité. La théorie se répandit rapidement au 19ème siècle en raison de l’ignorance de l’époque et à des conditions scientifiques primitives.

Edwin G. Conklin, biologiste américain de l’Université de Princeton, connu pour ses opinions racistes, n’avait aucun scrupule à les exprimer ouvertement :

La comparaison d’une quelconque race moderne avec les néandertaliens ou les types de Heidelberg montre que… les races négroïdes ressemblent plus étroitement à la lignée originale que les races blanches ou jaunes. Toute considération devrait conduire ceux qui croient en la supériorité de la race blanche à lutter pour préserver sa pureté et pour établir et maintenir la ségrégation des races.40

William Sollas, professeur de paléontologie et de géologie de l’Université d’Oxford, précisa ses opinions dans son livre Ancient Hunters (Anciens chasseurs) paru en 1911 :

le racisme

Le milieu du 20ème siècle assista à une résurgence du racisme dans certaines régions des Etats-Unis. Le Ku Klux Klan, dont l’idéologie était basée sur la violence, était l’un des défenseurs principaux du racisme américain. Cette organisation défendait l’idée perverse de la supériorité de la race blanche, causant de nombreux morts.

La justice appartient au fort et est proportionnelle à la force de chaque race… Ce n’est pas la priorité d’occupation, mais le pouvoir d’utiliser qui établit le droit à une terre. Aussi est-il du devoir de chaque race, et de la famille humaine, de cultiver par tous les moyens possibles sa propre force : tout retard vis-à-vis de ce devoir sur le plan de la science, de la reproduction ou de l’organisation pour l’auto-défense aboutira à une pénalité que la sélection naturelle, rigoureux mais bénéfique tyran du monde organique, s’empressera d’exiger dans sa pleine mesure.41

Dire que la justice appartient aux forts conduira à un chaos social terrible. Quelles que soient les conditions et les circonstances, tous les hommes doivent bénéficier d’une vraie justice, indépendamment de leur couleur, leur langue ou leur genre. L’idée darwiniste raciste qui veut que la justice ne s’applique qu’aux forts ne reflète nullement la vérité. Tout individu peut souhaiter acquérir des biens de la meilleure qualité pour lui et sa société, mais cela ne lui donne pas le droit de nuire aux autres dans ce processus. Affirmer le contraire va à l’encontre de la raison et de la bonne conscience.

Des avis racistes sont également disponibles dans les années suivantes, même dans les écrits d’évolutionnistes s’affirmant non racistes, comme une conséquence naturelle de leur foi en l’évolution. Le paléontologue George Gaylord Simpson qui ne supportait pas d’être taxé de raciste, affirma dans un article publié dans le magazine Science que les différences raciales étaient le résultat de l’évolution et que certaines races étaient plus ou moins avancées que d’autres :

L’évolution ne se produit pas nécessairement au même rythme chez les différentes populations, donc parmi de nombreux groupes d’animaux il est possible de trouver des espèces ayant évolué plus lentement, c’est pourquoi elles sont aujourd’hui plus primitives sur un trait en particulier ou dans leur ensemble. Il est naturel de demander – comme beaucoup l’ont déjà fait – si parmi les races humaines il ne puisse pas y avoir similairement des races plus primitives sur certains points ou dans leur ensemble. Il est en effet possible de trouver des caractéristiques uniques qui sont probablement plus développées ou plus primitives chez une race par rapport à une autre.42

En dépit de l’absence de base scientifique, le point de vue superstitieux de Simpson fut adopté par certains cercles pour des raisons idéologiques. En défendant les déclarations non-scientifiques dans leurs écrits, leurs livres et leurs discours, d’autres scientifiques de l’époque soutenaient également le racisme. Un article intitulé “The Evolution of Human Races” (L’évolution des races humaines) de Henry Fairfield Osborn, président du Musée Américain d’histoire naturelle et anthropologue évolutionniste raciste majeur du début du 20ème siècle, établissait des comparaisons entre les races dont furent tirées des déductions dépourvues de valeur scientifique :

Le niveau d’intelligence de l’adultem moyen nègre est similaire à celui d’un enfant de onze ans de l’espèce Homo sapiens.43

Comme on peut le voir dans de telles déclarations, la plupart des scientifiques du 19ème et du 20ème siècle étaient des racistes qui ignoraient les dangers posés par leurs visions du monde. A propos de ces effets destructeurs du racisme dit scientifique, le scientifique américain James Ferguson dit cela :

Dans l’Europe du 19ème siècle, le concept de race était une préoccupation pour les sciences humaines croissantes… Les premiers anthropologues physiques aidèrent le développement du concept de suprématie de la race aryenne, qui nourrit plus tard le racisme institutionnel de l’Allemagne des années 1930 et de l’Afrique du Sud aujourd’hui.44

 

Dans un article à propos des tendances racistes des anthropologues évolutionnistes, l’évolutionniste Stephen Jay Gould dit :

 

Nous ne pouvons pas comprendre grand chose de l’histoire de l’anthropologie de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle… à moins que nous appréciions son obsession avec l’identification et le classement des races.45

Une fois la théorie parée d’une couverture scientifique, les scientifiques furent capables de parler sans hésitation de concepts aussi illusoires que les races inférieures et la ressemblance de certaines races avec les singes. Des dictateurs despotes tels qu’Hitler reconnurent dans ses déclarations une opportunité en or pour tuer des millions de personnes parce qu’elles étaient “inférieures”, “inadéquates”, “handicapées” ou “malades”. La plupart des évolutionnistes du 19ème siècle étaient racistes, car leur prédécesseur intellectuel, Darwin, partageait le même point de vue.

Darwin aussi était raciste

Aborigènes

Les indigènes australiens ou Aborigènes, perçus par les darwinistes comme étant inférieurs, ne sont nullement différents des autres races. La photo de droite montre l’athlète aborigène Cathy Freeman allumant la flamme des Jeux Olympiques de 2000.

La grande majorité des évolutionnistes contemporains disent que contrairement à leurs homologues du 19ème siècle, ils s’opposent au racisme et tentent de libérer Darwin des imputations racistes. La plupart des écrits concernant Darwin s’attachent à donner l’impression qu’il était compatissant, bien intentionné et opposé à l’esclavage. Or Darwin croyait que la théorie de la sélection naturelle représentait une justification scientifique de la discrimination raciale et des conflits entre les races. Ses livres, quelques-unes de ses lettres et ses notes privées contiennent des expressions racistes explicites. Par exemple, dans La filiation de l’homme, Darwin affirmait que certaines races telles que les noirs ou les aborigènes étaient inférieures et qu’elles finiraient par être exterminées dans la lutte pour l’existence:

Dans quelque période future, pas très éloignée si l’on compte par siècles, les races civilisées de l’homme extermineront et remplaceront presque certainement les races sauvages dans le monde entier. En même temps, les singes anthropomorphes… seront exterminés. La rupture entre l’homme et ses plus proches voisins sera alors plus ample, car elle interviendra entre l’homme dans un état plus civilisé, comme nous pouvons l’espérer, que n’est même celui de Caucasien, et quelque singe aussi peu élevé que le babouin, au lieu d’intervenir comme à présent entre le nègre ou l’Australien et le gorille.46

En d’autres termes, Darwin assimilait certaines races à des primates et prévoyait que “les races civilisées d’homme” extermineraient “les races sauvages” de la surface de la terre. Darwin prévoyait purement et simplement un génocide, un nettoyage ethnique. Malheureusement, les prédications désastreuses de Darwin se vérifièrent. Les racistes du 20ème siècle voyaient dans la théorie de l’évolution un appui à leur massacre terrible. Des exemples incluent le meurtre des nazis de quelques quarante millions de personnes pendant la deuxième guerre mondiale, la politique d’apartheid mise en place en Afrique du Sud accordant aux races européennes des privilèges démesurés, les attaques racistes contre les Turcs et d’autres étrangers en Europe, la discrimination raciale contre les noirs aux Etats-Unis et contre les Aborigènes d’Australie, et le mouvement néo-nazi qui apparaît de temps en temps dans divers pays européens. Tous gagnèrent en force grâce au soutien dit scientifique apporté par le darwinisme.

Les déclarations racistes de Darwin ne s’arrêtaient pas là. Par exemple, dans The Voyage of the Beagle (Le voyage du Beagle), publié avant L’origine des espèces, il parle de la rencontre avec des races humaines soi-disant arriérées de Tierra del Fuego :

Ce fut sans exception le spectacle le plus curieux et le plus intéressant auquel j’ai pu assister. Je n’aurais pu croire à combien est entière la différence entre le sauvage et l’homme civilisé. Elle est bien plus grande qu’entre un animal sauvage et un animal domestiqué… Je crois que si le monde était fouillé, on ne pourrait trouver une catégorie d’hommes plus basse.47

Darwin décrit les indigènes de Patagonie comme des “barbares” :

Le livre de Darwin, The Voyage of the Beagle (Le voyage du Beagle)

Le livre de Darwin, The Voyage of the Beagle (Le voyage du Beagle)

Rien n’est plus sûr de créer l’étonnement que la première vision d’un barbare dans son environnement d’origine – d’un homme dans son état le plus bas et le plus sauvage. L’esprit se précipite dans les siècles passés et se demande ensuite si nos ancêtres ont pu être des hommes comme ceux-là, des hommes dont les signes et expressions sont moins intelligibles pour nous que ceux des animaux domestiqués… Je ne crois pas qu’il soit possible de décrire ou de peindre la différence entre le sauvage et l’homme civilisé.48

Dans une lettre à Charles Kingsley, Darwin décrivit les natifs de Tierra del Fuego qu’il vit :

Je déclare que, lorsque je vis pour la première fois à Tierra del Fuego un sauvage nu, peint, frissonnant et hideux, la pensée que mes ancêtres avaient dû leur ressembler m’était tout aussi révoltante, voire plus, que ma croyance actuelle qu’un ancêtre encore bien plus éloigné était une bête poilue. Les singes ont de francs bons cœurs.49

Toutes ces citations sont des indications de la tendance raciste de Darwin. Dénigrant certaines races autant qu’il le put, il humanisait et faisait l’éloge des singes en voyant en eux des animaux au bon cœur. Il défendait ouvertement que les races “inférieures” avaient besoin d’être éliminées vu qu’il s’agissait de la conséquence de la sélection naturelle. Cela aurait contribué au progrès de la civilisation, comme il l’écrivait dans une lettre au scientifique W. Graham en juillet 1881 :

Je pourrais montrer des luttes sur la sélection naturelle ayant fait et faisant plus de progrès de civilisation que vous ne semblez enclin à l’admettre. Rappelez-vous le risque couru par les nations de l’Europe, il y a quelques siècles de cela, d’être envahies par les Turcs et à quel point cette idée est ridicule aujourd’hui ! Les races plus civilisées dites caucasiennes ont battu les Turcs dans la lutte pour l’existence. En observant le monde à une date peu éloignée, que de races inférieures seront éliminées par les races civilisées supérieures de par le monde.50

Le non-sens raciste de Darwin s’attaqua même à la glorieuse nation turque hautement morale.

En prédisant l’élimination “des races inférieures”, Darwin apportait un appui au racisme, mais établissait également la fondation soi-disant scientifique des guerres de race, des massacres et des génocides perpétrés plus tard au cours du 20ème siècle.

Les évolutionnistes s’évertuent à dissocier le nom de Darwin de la notion de racisme, mais Stephen Jay Gould de l’Université d’Harvard reconnut le support fourni au racisme par Darwin en référence à L’origine des espèces :

Les arguments biologiques pour le racisme ont pu être fréquents avant 1859, mais ils augmentent par ordres de magnitude suite à l’acceptation de la théorie évolutionniste.51
Afrique

Les esclaves revendiquant leur liberté en Afrique du Sud occidental en 1904 étaient sauvagement tués.

D’autres défenseurs notoires de la théorie de l’évolution, tels que Thomas Huxley, étaient racistes. Peu après la guerre civile américaine et l’émancipation des esclaves noirs, Huxley écrivit :

Aucun homme rationnel, connaissant les faits, ne croit que le nègre moyen est l’égal, encore moins le supérieur, de l’homme blanc. Et si cela était vrai, il serait simplement incroyable que, une fois qu’il est débarrassé de tous ses handicaps, et que notre parent prognathe a un environnement juste, où il n’y a pas de faveur, ni oppresseurs, qu’il soit capable de concurrencer avec succès son rival au cerveau plus gros et à la mâchoire plus petite, dans un concours mené sur la pensée et non sur les morsures.52

Huxley se réfère à la race noire comme s’il s’agissait d’animaux et non d’êtres humains. Il affirme également que les noirs seront inévitablement à la traîne dans la course conceptuelle.

Les graines du racisme semées par la théorie de l’évolution au milieu des années 1800 commencèrent à produire leurs fruits vers la moitié des années 1900. Friedrich Nietzsche, un contemporain de Darwin et un défenseur passionné de la théorie de l’évolution, rendit célèbres des termes creux tels que “le surhomme” et “la race suprême”. Le national-socialisme en fut le résultat inévitable. Hitler et les nazis firent de la loi de la jungle de Darwin une politique d’état décimant quarante millions d’êtres humains. (D’autres détails seront examinés au chapitre 5)

Sur le plan génétique, aucune différence raciale n’existe entre les êtres humains

les races

Deux jeunes gens noirs pendus en 1902 pour appartenir à une race différente. Au 21ème siècle, on a fini par se rendre compte qu’en termes biologiques, il n’existe pas de différences entre les races.

Journal Milliyet, 13 février 2001
“Hitler, vous aviez tort !”

Au cours des dix dernières années, la génétique révéla qu’en termes biologiques, il n’existe aucune différence entre les races. La grande majorité des scientifiques s’accordent sur ce point, comme ceux qui assistèrent à la(Convention du Progrès de la Science) à Atlanta :

La race est une construction sociale dérivée principalement des perceptions conditionnées par les événements de l’histoire enregistrée et elle n’a aucune réalité biologique basique.53
La recherche a déterminé que les différences génétiques entre les races sont infimes et que les races ne peuvent être différenciées en termes de gènes. Les scientifiques étudiant la question affirment que typiquement il y a une différence génétique de 0,2% entre deux individus, même s’ils sont du même groupe. Les caractéristiques dénotant les différences raciales telles que la couleur de peau ou la forme des yeux ne correspondent qu’à 6% de cette variation de 0,2%. Sur le plan génétique cela équivaut à une différence de 0,012% entre les races, une différence si petite qu’elle est négligeable.54
ADN

Un article intitulé “Do races differ? Not really, DNA shows” (Les races diffèrent-elles? Pas vraiment, démontre l’ADN) publié dans le New York Times.

Ces découvertes récentes sont résumées dans un article de Natalie Angier, “Do Races Differ ? Not really, DNA Shows” (Les races diffèrent-elles ? Pas vraiment, démontre l’ADN) paru dans le New York Times du 22 août 2000 :

Les scientifiques ont longuement suspecté que les catégories raciales reconnues par la société ne se reflètent pas sur le plan génétique. Mais plus les chercheurs examinent le génome humain – le complément de matériau génétique renfermé dans le cœur de presque chaque cellule du corps – plus ils sont convaincus que les étiquettes standard utilisées pour distinguer les races ont peu ou pas de sens biologique. Ils disent que s’il semble facile de dire en un coup d’œil si une personne est caucasienne, noire ou asiatique, la facilité se dissipe lorsque l’on cherche en dessous des caractéristiques de surface et que l’on recherche dans le génome des caractéristiques d’ADN de “race”.55

Dr J. Craig Venter, directeur de Celera Genomics Corp. qui conduit le Projet Génome Humain, dit que “la race est un concept social et non scientifique”.56 Dr Venter et des scientifiques d’instituts nationaux de santé établirent la carte entière du génome humain et aboutirent à la conclusion qu’il n’y a qu’une seule race humaine.

races

 

Puis quand on soufflera dans la Trompe,il n'y aura plus de parénte entre eux ce jour-la,et ils ne se poseront pas de questions. (Sourate al-Muminune, 101)

 

 

Dr Harold P. Freeman, président de North General Hospital à New York, résume les résultats de son travail sur la biologie et la race :

Si vous demandez le pourcentage de vos gènes reflétés dans votre apparence externe, la base qui sert à parler de race, la réponse semble avoisiner les 0,01%. C’est une réflexion très, très minime de votre composition génétique.57
races

 


Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. (Sourate ar-Rum, 22)
 

 

Alan R. Templeton, professeur de biologie à l’Université de Washington, arriva à la même conclusion. Il analysa l’ADN des membres de différentes populations humaines et observa qu’en dépit de la grande variété génétique entre les êtres humains, la plupart de ces variations se situent au niveau individuel. Il peut y avoir des variations entre les populations, affirme-t-il, mais elles restent infimes. Templeton résume ses conclusions, tout en défendant sa foi en l’évolution :

La race est un réel concept culturel, politique et économique, mais ce n’est pas un concept biologique, et c’est ce que nombreux considèrent à tort être l’essence de la race chez les humains – les différences génétiques… Je voulais apporter de l’objectivité sur le sujet. Cette analyse très objective montre que le résultat ne l’a pas échappé bel : il n’y a rien de semblable à une réelle subdivision distincte de l’humanité.58
Selon les conclusions de Templeton, la similarité génétique entre les Européens et les Africains subsahariens, et entre les Européens et les Mélanésiens habitant les îles au nord-est de l’Australie est plus grande que celle entre les Africains et les Mélanésiens. Pourtant, les Subsahariens et les Mélanésiens se ressemblent à de nombreux égards, que ce soit au niveau de la couleur de peau, de la texture de cheveu ou des traits du visage et du crâne. Bien que ces caractéristiques soient typiquement considérées pour décrire une race, ces populations se ressemblent très peu, génétiquement parlant. Cette découverte, Templeton l’affirme, montre que “les traits raciaux” ne sont pas observés dans les gènes.59

+Dans leur livre The History and Geography of Human Genes (L’histoire et la géographie des gènes humains), les généticiens de population Luca Cavalli-Sforza, Paolo Menozzi et Alberto Piazza aboutissent à la conclusion suivante :

Une fois les gènes des traits de surface tels que la coloration et la stature ne sont pas pris en compte, les “races humaines” sont remarquablement similaires en dessous de la peau. La variation entre les individus est plus grande que les différences entre groupes.60

Le magazine Time analyse leur livre en ces termes :

En fait, la diversité entre les individus est si énorme que le concept entier de race perd son sens au niveau génétique. Les auteurs disent qu’il n’y a “aucune base scientifique” pour les théories vantant la supériorité génétique d’une population sur une autre… En dépit des difficultés, les scientifiques firent des découvertes à même de démolir des mythes. L’une d’eux saute directement de la couverture du livre : une carte en couleur de la variation génétique mondiale place l’Afrique à un bout du spectre et l’Australie à l’autre. Parce que les Aborigènes d’Australie et les Africains subsahariens partagent les mêmes traits superficiels tels que la couleur de peau ou la forme du corps, on pensait qu’ils avaient un lien de parenté étroit. Mais leurs gènes disent une toute autre histoire. De tous les humains, les Australiens sont les plus distants des Africains et ressemblent plus à leurs voisins Asiatiques du sud-est.61

Exemples de pratiques racistes

Une potife fille nigorienne utilisée a des fins expérimentales

certaines entreprises pharmaceutiques testent leurs nouveaux produits sur des citoyens d’Afrique, d’Europe de l’est, d’Asie ou d’Amérique du sud. Au cours de ces expériences, les règles morales et professionnelles sont violées. En 1996, une petite fille de 10 ans ne pesant que 18,5 kg et vivant à Kano au Nigeria souffrait de douleurs terribles liées à la méningite. Une célèbre entreprise pharmaceutique américaine testait un antibiotique, qui n’avait pas encore reçu les licences, sur les enfants d’un camp qu’elle avait établi. Le médicament en question était d’une grande importance pour l’entreprise : la bourse estimait que si Food and Drug Authority (Autorité sur les aliments et les médicaments) donnait le feu vert à la commercialisation de ce médicament, cela apporterait aux caisses de l’entreprise un milliard de dollars par année. La firme incapable de trouver des testeurs en Amérique se rendit donc à Kano.

Les médecins de l’entreprise commencèrent par donner à la fillette une dose quotidienne expérimentale de 56 mg de ce médicament. Le troisième jour, la fillette mourut. Les enquêtes du Washington Post ont montré que le test des médicaments à des fins pécuniaires se répandait de plus en plus vite en Afrique, Asie, Europe de l’est et Amérique du Sud. Afin de contourner les règles strictes de FDA, certaines entreprises américaines coopéraient avec les médecins de ces pays et des dizaines de milliers de citoyens du Tiers-Monde furent utilisés comme des cobayes dans des expériences. Bien que le porte-parole de l’entreprise en question ait affirmé que les expériences avaient reçu les autorisations nécessaires, les experts déclarèrent que l’incident au Nigeria était incompatible avec l’éthique et la régulation médicale à de nombreux égards. Alors que les expériences de ce type doivent durer au moins un an, celle au Nigeria ne dépassa pas six semaines. Les victimes de la méningite aux Etats-Unis recevaient généralement des médicaments à action rapide par intraveineuse, mais la fillette nigérienne dut avaler un médicament qui n’avait jamais été testé sur les enfants. Par ailleurs, en cas de réactions négatives suite aux tests de ce genre, le traitement aurait dû être immédiatement stoppé et remplacé par un autre traitement. L’entreprise pharmaceutique continua néanmoins à médicamenter la fillette jusqu’à ce qu’elle en meure.

Le médicament en question n’a jamais reçu l’autorisation d’être utilisé chez les enfants. Aux Etats-Unis, son usage est réservé à l’adulte en raison des troubles des reins qu’il peut causer. Il est totalement interdit en Europe. Cela démontre à quel point ce produit est dangereux.1

uite à la publication de L’origine des espèces, des darwinistes

Les pilleurs de tombes de Darwin

australiens

Les pratiques discriminatoires contre les indigènes australiens continuent aujourd’hui encore. La photo ci-dessus montre un groupe d’Aborigènes protestant contre la confiscation de leurs terres.

Senthousiastes commencèrent à chercher le “maillon manquant” dans la prétendue évolution humaine. Les évolutionnistes racistes croyaient que les peuples aborigènes d’Australie constituaient l’une des étapes primitives de l’évolution humaine. Afin de prouver leurs dires, ils commencèrent à voler des corps dans les tombes des Aborigènes et à les vendre aux musées américains et européens. Cette information choquante parut dans l’hebdomadaire australien The Bulletin en 1991, sous la signature de David Monaghan.2 Il travailla sur l’histoire pendant 18 mois, effectua des recherches à Londres et réalisa un documentaire “Les pilleurs de tombes de Darwin”, diffusé sur les écrans en Angleterre le 8 octobre 1990. L’information fournit par Monaghan est reprise ici :

• Les évolutionnistes américains étaient aussi fortement impliqués dans cette industrie florissante de rassemblement de spécimens de “sous-hommes”. L’Institut Smithsonien à Washington détient les restes de quelques 15.000 individus de différentes races. (Ces échantillons n’étaient nullement des êtres humains de race inférieure, mais des hommes de différentes origines ethniques avec des caractéristiques physiologiques différentes.)

• En plus de ceux des conservateurs de musées du monde entier, des noms de scientifiques britanniques furent mêlés à ce commerce de cadavres à grande échelle.3 Furent concernés l’anatomiste Sir Richard Owe, l’anthropologue Sir Arthur Keith et Charles Darwin lui-même. Darwin écrivit une demande de crânes tasmaniens alors que seuls subsistaient quatre aborigènes tasmaniens de pure souche, à condition que cette requête ne bouleversât pas leurs sentiments. Les musées n’étaient pas seulement intéressés par les os, mais aussi par les peaux fraîches. Cela devait servir à alimenter des expositions évolutionnistes intéressantes, une fois empaillées.

• Les cerveaux d’aborigènes marinés étaient également demandés, pour essayer de prouver qu’ils étaient inférieurs à ceux des blancs.

•Il ne fait pas de doute, étant donné les preuves écrites, que de nombreux spécimens “frais” étaient obtenus par le meurtre pur et simple d’Aborigènes.

• Edward Ramsay, conservateur du Muséum Australien de Sydney pendant vingt ans depuis 1874 était particulièrement impliqué. Il publia un livret de musée qui faisait apparaître les Aborigènes sous la désignation d’“animaux australiens”. Il donnait des instructions sur la manière de piller une tombe, mais aussi comment camoufler des blessures de balles dans les spécimens fraîchement tués. De nombreux collectionneurs travaillaient sous ses ordres. Quatre semaines après avoir demandé des crânes de noirs Bungee (Russell River), un zélé étudiant lui en envoya deux, lui annonçant que les derniers membres de la tribu venaient d’être fusillés.4

• Amalie Dietrich, une évolutionniste allemande, vint en Australie demander aux propriétaires d’élevages des Aborigènes à tuer pour en faire des spécimens, en particulier la peau pour pour ses employeurs du musée.5

Aborigènes

Une autre étude est consacrée au mauvais traitement et au massacre infligés aux Aborigènes dans le livre Aborigines in White Australia : A documentary History of the Attitudes Affecting Official Policy and the Australian Aborigine 1697-1973 (Les Aborigènes dans l’Australie blanche : une histoire documentaire des attitudes affectant la politique officielle et l’Aborigène australien 1697-1973) édité par Sharman Stone, secrétaire parlementaire du ministère australien de l’environnement et de l’héritage. En dehors des quelques commentaires de l’éditeur, ce livre reprend des documents tels que les archives parlementaires, les rapports d’examen, les lettres aux éditeurs, et des rapports anthropologiques.

Dans le livre, Stone établit la relation suivante entre la théorie de Darwin et le massacre des Aborigènes:

En 1859, le livre de Darwin L’origine des espèces rendit populaire la notion d’évolution biologique (et par conséquent sociale). Les savants commencèrent à débattre de la civilisation comme d’un processus linéaire avec des races capables d’ascension et de descente sur l’échelle graduée. L’Européen était le plus apte à survivre. L’Aborigène était condamné à mourir selon “une loi naturelle”, comme le dodo ou le dinosaure. Cette théorie, défendue par des L’arme sociale du darwinisme faits continua à être citée jusqu’au 20ème siècle lorsqu’on remarqua que la race de peau noire se multipliait. Jusqu’alors elle pouvait être utilisée pour justifier la négligence ou le meurtre.6

Aborigène

Sir Douglas Nicholls, le premier Aborigène australien qui a été fait chevalier, et son épouse

Les darwinistes européens représentaient la mort des Aborigènes comme une preuve que leur race était condamnée à disparaître, en conséquence de la loi naturelle. Au 20ème siècle, cependant, on se rendit compte que ces prétendues preuves n’étaient pas valables. Les Aborigènes mourraient non pas à cause des lois de la nature, mais à cause de mauvais traitements. Quand on observa que le nombre d’hommes à peaux sombres augmentait, on comprit alors que les déclarations darwinistes étaient fausses.

Les réponses fournies par un officier de police lors d’une enquête menée par Royal Commission en 1861 permettent de clarifier à quel point la base raciste et le mauvais traitement des Aborigènes étaient considérés comme parfaitement naturels à l’époque. On demanda à l’officier:

“Et si nous ne punissions pas les noirs, ils considéreraient cela comme une confession de faiblesse ?”

“Oui, c’est exactement mon opinion.”
“Il est question de quelle race est la plus forte – si nous nous soumettons à eux, ils nous mépriseraient?”
“Oui.”7

D’après Stone, un compte-rendu d’informations de 1880 disait :

races

O homes!Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle,et Nous avons fait de vous des nations et des tribus,pour que vous vous entreconnaissiez Le plus noble d'entre vous, auprés Dieu,est le plus pieux.Dieu est certes omniscient et grant-connaisseur(Sourate al-Hujurat,13)

“Rien de ce que nous pouvons faire altèrera les lois impénétrables et en outre immuables qui dirigent notre progrès sur ce globe. Par ces lois, les races indigènes d’Australie furent condamnées à l’avènement de l’homme blanc, et la seule chose qu’il nous reste à faire est d’assister dans leur poursuite avec le moins de cruauté possible. Nous devons dominer les noirs par la peur.”8

Ces lignes révèlent une fois de plus la cruauté inhérente au point de vue darwiniste social. Ces hommes étaient assimilés à une espèce animale, mais étaient traités de la manière dont personne ne traiterait un animal, simplement parce que leur peau était d’une teinte plus sombre et parce qu’ils possédaient des caractéristiques physiques distinctes. Une lettre à un journal également datée de 1880 décrivait l’oppression des Aborigènes :

Voilà, dans un langage franc, comment nous traitons les Aborigènes : lors de l’occupation d’un nouveau territoire, les habitants aborigènes sont traités exactement de la même manière que des oiseaux ou des animaux sauvages que des colons auraient pu trouver. Leurs vies et leurs possessions, les filets, les canoës… sont réquisitionnés par les Européens et sont donc à leur absolue disposition. Leurs biens sont pris, leurs enfants sont volés de force, leurs femmes sont emmenées, selon les caprices des hommes blancs. La moindre démonstration de résistance est réprimée par une balle de fusil. Ceux qui voulaient s’amuser ont tué, ravi et volé les noirs sans le moindre obstacle. Non seulement ils n’ont pas été freinés, mais le gouvernement de la colonie a toujours été disponible pour les sauver des conséquences de leur crime.9

Ces récits ne représentent qu’une infime partie du côté sombre du darwinisme social, mais suffisent à suggérer l’échelle des désastres abattus sur l’humanité à cause de l’athéisme et du darwinisme.


NOTES

1. Joe Stephens, “The Body Hunters: As Drug Testing Spreads, Profits and Lives Hang in Balance”, Washington Post, 17 décembre 2000

2. David Monaghan, “The Body-Snatchers,”, The Bulletin, 12 novembre 1991, pp. 30-38

3. Ibid., p. 33

4. Ibid., p. 34

5. Ibid., p. 35

6. Sharman Stone, Aborigines in White Australia: A Documentary History of the Attitudes Affecting Official Policy and the Australian Aborigine 1697–1973, Melbourne: Heinemann Educational Books, 1974

7. Ibid., p. 83

8. Ibid., p. 96

9. Ibid., p..93

La théorie de récapitulation et le racisme

ernst haeckel

Ernst Haeckel

Selon la théorie de récapitulation avancée par l’évolutionniste athée allemand Ernst Haeckel, les embryons en formation répètent le processus d’évolution que nos prétendus ancêtres auraient traversé. Selon lui, pendant son développement dans le ventre de la mère, l’embryon humain présente d’abord les caractéristiques du poisson, ensuite ceux du reptile, avant de se transformer enfin en bébé humain. Pendant de longues années, cette thèse fut décrite comme une preuve de la théorie de l’évolution, mais elle finit par être jugée totalement non-scientifique. Il ne s’agissait en fait que d’un fruit de l’imagination de son auteur.1

Afin de prouver sa théorie fantasque, Ernst Haeckel falsifia des dessins, essayant de rapprocher les embryons du poisson et de l’homme. Une fois sa fraude démasquée, il se défendit en affirmant que les autres évolutionnistes en avaient fait autant.2

Ce scénario imaginaire a toutefois contribué à jeter des bases apparemment scientifiques du racisme dans de nombreux pays, notamment en Allemagne.

Cette théorie de la récapitulation prétend que les caractéristiques de l’humain à un stade embryonnaire ou au tout début de l’enfance sont des restes de nos ancêtres adultes de l’évolution. Par exemple, Haeckel et ses partisans affirmaient que l’enfant “civilisé” avait la même intelligence et le même comportement qu’un “sauvage” adulte. Ils utilisèrent d’ailleursces éléments pour prouver la supériorité de la race blanche. Dans son livre Ever Since Darwin (Depuis Darwin), Stephen Jay Gould résuma l’assise que la théorie de la récapitulation fournit au racisme:

embryons

Ernst Haeckel et ses dessins d’embryons falsifiés

La récapitulation était l’argument favori de Haeckel… Haeckel et ses collègues invoquèrent également la récapitulation pour affirmer la supériorité raciale des blancs européens du nord. … Herbert Spencer écrivit que “les traits intellectuels des non-civilisés sont traits récurrents chez les enfants des civilisés.” Carl Vogt le disait plus fermement en 1864 : “L’adulte nègre prend, en ce qui concerne les facultés intellectuelles, de la nature de l’enfant… ”3

Bien sûr, cette opinion mise en avant par Spencer, Vogt et les autres ne reflétait absolument pas la vérité. Elle fut graduellement infirmée par la science même puis abandonnée. Dans The Panda’s Thumb (Le pouce du panda), Gould écrivit :

Cette théorie, souvent exprimée par “l’ontogénie récapitule la phylogénie”, maintenait que les animaux supérieurs, dans leur développement embryonnaire, passent à travers une série d’étapes représentant, dans le bon ordre, les formes adultes de créatures ancestrales inférieures. (…) La récapitulation fournissait un foyer pratique du racisme imprégné des scientifiques blancs… 4

Le professeur George J. Stein, directeur de International Security Studies Core (Le Centre des études de la sécurité internationale) à Air War College publia un article intitulé “Biological Science and the Roots of Nazism” (La science biologique et les racines du nazisme) dans American Scientist. Il résuma la relation mortelle entre Haeckel, le darwinisme social et le racisme:

En résumé, Haeckel et les autres darwinistes sociaux avançaient l’idée qui allait devenir les hypothèses centrales du national socialisme.5

NOTES

1. Keith S. Thompson, "Ontogeny and Phylogeny Recapitulated", American Scientist, vol. 76, Mai/Juin 1988, p. 273

2.Francis Hitching, The Neck of the Giraffe: Where Darwin Went Wrong, New York: Ticknor and Fields, 1982, p. 204

3. Stephen Jay Gould, "Racism and Recapitulation", chapitre 27 de Ever Since Darwin, New York: W.W. Norton & Co., 1977, p. 217

4.Stephen Jay Gould, The Panda's Thumb, New York:W. W. Norton & Company, Inc., 1992, p. 163

5. George J. Stein, "Biological Science and the Roots of Nazism", American Scientist, vol. 76, Janvier/Février 1988, p. 56

Le nouvel impérialisme et le darwinisme social

Willaerts

Une photo d’Adam Willaerts représentant un bateau britannique en route vers les Indes orientales

Longtemps avant Darwin, le colonialisme commença son expansion dans l’Europe du 16ème siècle. Tout comme le racisme, le colonialisme tira sa force plus tard de la théorie de Darwin pour viser une autre cible. Suite à la révolution industrielle, les objectifs commerciaux nourrissaient l’expansion des états européens vers de nouveaux continents et pays. A la recherche de nouveaux marchés et de matières premières, les Européens se mirent à exploiter les pays sur d’autres continents. Cependant, les initiatives impérialistes du 19ème siècle furent basées sur des motifs différents, c’est pourquoi on parle alors du nouvel impérialisme.

Les suggestions darwinistes sociales dominaient la nouvelle vision du monde impérialiste. L’une des causes darwinistes défendues par ce nouvel impérialisme fut la course à la supériorité. Les Anglais, les Français, les Allemands et d’autres nations furent dans l’erreur de croire qu’ils avaient besoin d’acquérir de nouveaux territoires pour s’imposer victorieusement comme la nation la plus puissante dans la course à la supériorité.

Elles étaient également guidées par la volonté de prouver leur supériorité sur les autres races. Les Anglo-Saxons et les Aryens estimaient qu’il était de leur droit naturel de prendre le contrôle sur les Africains, les Asiatiques et les Australiens, qu’ils considéraient comme appartenant à des “races inférieures” dont ils pouvaient exploiter la main d’œuvre et les ressources naturelles. L’impérialisme du 19ème siècle se développa plus pour des raisons darwinistes que pour des soucis économiques.62

L’édition de 1946 de l’Encyclopedia Britannica dit que :

La nouvelle période d’impérialisme à la fin du 19ème siècle trouva son soutien spirituel auprès du bismarckisme et du darwinisme social, de toutes les théories glorifiant le pouvoir et le succès qui avaient balayé l’Europe… Les théories raciales semblaient donner à cette nouvelle attitude, qui était en contradiction avec toutes valeurs traditionnelles de moralité, une justification par “la science” et “la nature” dont la croyance allait presque devenir la foi dominante de la période.63

Un grand nombre de chercheurs et d’écrivains reconnaissent que le darwinisme social est à l’origine du nouvel impérialisme du 19ème siècle. Par exemple, dans Darwin and the Darwinian Revolution (Darwin et la révolution darwinienne), le professeur d’histoire Gertrude Himmelfarb dit à propos de l’étroite relation entre le racisme darwiniste social et l’impérialisme :

Le darwinisme social a souvent été compris dans ce sens : en tant que philosophie exaltant la concurrence, le pouvoir et la violence sur les conventions, l’éthique et la religion. Il est ainsi devenu le porte-manteau du nationalisme, de l’impérialisme, du militarisme et de la dictature, du culte du héros, du surhomme et de la race supérieure.64

Le célèbre historien allemand Hans-Ulrich Wehler décrit cet aspect du darwinisme social en ces termes :

… Il (le darwinisme social) permit les aspirations émancipatrices des ouvriers ou des peuples coloniaux à être écartées comme les protestations futiles de sujets inférieurs dans la lutte pour l’existence. Paré d’une aura du savoir scientifique “irréfutable”, c’est cette versatilité d’application qui donna au darwinisme social son pouvoir dans son lien très réel avec les intérêts dirigeants. En tant qu’idéologie, il s’avéra virtuellement idéal pour justifier l’impérialisme et fut maintenu en vie par une foule de défenseurs dans les nations industrialisées.65

l’Empire Ottoman

 

Ci-dessus en haut : une procession de la famille royale anglaise en Inde sous le règne colonial des Anglais

Ci-dessus en bas : l’arrivée des forces britanniques occupant les territoires palestiniens après l’Empire Ottoman. La Palestine vivait dans la paix et la sécurité depuis des centaines d’années sous le règne ottoman, mais l’administration coloniale ne fit que contribuer au chaos, au conflit et à l’oppression.

 

 

On peut voir les opinions darwinistes sociales dans les lignes écrites en faveur de l’impérialisme par le général allemand retraité Friedrich von Bernhardi dans son livre Britain as Germany’s Vassal (La Grande-Bretagne en tant que vassal de l’Allemagne) :

Dans l’intérêt de la civilisation du monde, il est de notre devoir d’élargir l’empire colonial de l’Allemagne. C’est seulement ainsi que nous pouvons politiquement, ou tout du moins sur le plan national, unir les Allemands de par le monde, car c’est seulement alors qu’ils reconnaîtront que la civilisation allemande est le facteur essentiel au progrès humain. Nous devons nous efforcer d’acquérir de nouveaux territoires à travers le monde par tous les moyens en notre pouvoir, parce que nous devons préserver pour l’Allemagne les millions d’Allemands qui naîtront dans le futur et nous devons leur fournir de la nourriture et du travail. Ils devraient être capables de vivre sous un ciel allemand et de vivre une vie allemande.66

La soif de nouvelles terres causée par le nouvel impérialisme conduisit à des conflits entre les pays impérialistes mêmes. En assimilant les peuples locaux à des races inférieures, le darwinisme conduisit à d’indicibles cruautés. Les impérialistes prétendaient qu’ils apportaient la civilisation aux contrées en question, mais au prix de larmes et de souffrances.

Le darwinisme social et le conflit entre les races

L’un des aspects de la création par Dieu de différentes races, tribus et nations sur terre est l’échange culturel entre eux. Dans le Coran, Dieu révèle qu’Il créa différentes sociétés humaines pour qu’elles “fassent connaissance entre elles” (Sourate al-Hujurat, 13).

darwinistes, peuples africains

Les peuples africains furent exploités pendant des années par les occidentaux convaincus par les mensonges darwinistes

Dans le cadre du darwinisme social, les êtres humains n’existent pas pour faire connaissance entre eux, mais pour lutter. Par conséquent, la plus importante impulsion du progrès humain est le conflit entre les races et les nations. Les hypothèses irrationnelles du darwinisme social stipulent que pour sortir vainqueur du conflit entre les races, de nouvelles découvertes seront effectuées. Les “civilisés” et les “supérieurs” domineront et c’est ainsi que l’humanité devra progresser. Suggérer le progrès de l’homme par le meurtre, le massacre, la persécution et l’oppression n’est rien moins que de la barbarie. Les désaccords et les problèmes surgiront de temps à autres. Pourtant toutes les difficultés peuvent être résolues par des moyens pacifiques. Imaginer que la violence offre une solution rend les difficultés en question encore plus intraitables. Il est parfaitement justifié que les nations prennent des précautions pour protéger leurs intérêts futurs. Mais il est à la fois illogique et contraire à la bonne conscience de façonner une politique en ignorant les droits des autres nations ou en croyant que les intérêts d’une nation reposent dans la destruction de ceux des autres.

Les évolutionnistes actuels cherchent à dépeindre Darwin sous des traits humains et comme opposé au racisme, alors qu’il était, en réalité, un défenseur du conflit entre les races et qu’il avança le mensonge selon lequel la race blanche “civilisée” – tout du moins d’après eux – allait sortir victorieuse d’un tel conflit. Voici quelques lignes tirées de La filiation de l’homme de Darwin :

Lorsque des nations civilisées entrent en contact avec des barbares, la lutte est brève, sauf lorsqu’un climat meurtrier apporte son aide à la race indigène… Le niveau de leur civilisation semble être un élément très important dans le succès des nations en compétition.67

Dans un autre passage du livre, Darwin se réfère au conflit entre “les sauvages” et “les civilisés”, d’où ce dernier sortira supérieur. Par ces suppositions totalement illusoires, il préparait le terrain au chaos et à la souffrance qui allaient durer pendant près d’un siècle.

guerre

La guerre civile américaine (1861-1865) opposait les états du nord qui exigeaient l’abolition de l’esclavage et les états du sud qui voulaient qu’il soit maintenu. L’idée de la supériorité de la race blanche devint un acte de guerre, et pendant quatre ans, la guerre déchira les hommes d’un même pays. L’esclavage finit par être aboli aux Etats-Unis lorsque le nord sortit vainqueur de cette guerre.

De nombreux darwinistes qui lui succédèrent traitèrent le conflit entre les races comme un fait scientifique. Par exemple, National Life from the Standpoint of Science (La vie nationale du point de vue de la science) de Karl Pearson, un théoricien évolutionniste du 19ème siècle, considéré comme un disciple de Francis Galton, révèle la vision du conflit interracial et les causes derrière ce nouvel impérialisme. Comme les autres darwinistes sociaux, Pearson jugeait le conflit entre les raisons nécessaires, et la lutte au sein d’une même race insuffisante pour l’évolution. Les déclarations de Pearson citées ici sont loin d’être des vérités scientifiques :

Ce que j’ai dit sur le mauvais bétail me semble s’appliquer aux races inférieures d’hommes. Pendant combien de siècles, pendant combien de milliers d’années, le Kaffir* ou le nègre a-t-il maintenu de vastes régions d’Afrique inviolées par l’homme blanc ? Pourtant, leurs luttes intertribales n’ont pas encore produit de civilisation comparable dans la moindre mesure avec les Aryens. Eduquez-les et nourrissez-les autant que vous le voulez, je ne crois pas que vous réussirez à modifier le bétail. L’histoire me montre une voie et une seule dans laquelle un haut niveau de civilisation a pu être produit, à savoir la lutte de la race avec la race, et la survie de la race la plus apte physiquement et mentalement.68

(*Les noirs sud-africains, cafre, caffre)

Des déclarations tordues comme celles-là fournirent à l’impérialisme un soutien soi-disant scientifique. Les Européens qui occupaient le continent africain et une grande partie de l’Asie et persécutaient les peuples natifs d’Australie, affirmaient que leurs occupations étaient basées sur une loi naturelle et sur l’unique manière de faire progresser l’humanité. (Cette idée non fondée fut plus tard démontée par les progrès dans le monde scientifique.) Selon Pearson, les guerres menées auparavant de manière inconsciente allaient désormais devoir l’être de façon consciente et planifiée :

Il y a une lutte de race contre race et de nation contre nation. Au cours des premiers jours de luttes, il s’agissait d’une lutte aveugle, inconsciente entre tribus barbares. A présent, dans le cas de l’homme civilisé, le combat est devenu de plus en plus la tentative consciente et soigneusement dirigée de la nation à s’inscrire dans un environnement en perpétuel changement. La nation doit prévoir comment et où la lutte devra être menée… Je vous ai demandé de considérer la nation comme un ensemble organisé en lutte continuelle avec les autres nations, que ce soit par la force des armes ou par la force du commerce et de manœuvres économiques. Je vous ai demandé de considérer cette lutte comme une chose pas totalement mauvaise ; elle est la source du progrès humain au cours de l’histoire du monde.69

Au 19ème siècle, cette pensée déviante du progrès par la lutte et de l’infériorité de certaines races renforça son emprise sur une grande partie du monde. Les Européens impérialistes se conduisaient de manière impitoyable envers les habitants des pays conquis. Des mesures adoptées, il était évident qu’ils assimilaient ces peuples à la faiblesse et à l’infériorité, qu’ils les dénigraient et qu’ils refusaient de les accepter comme des humains aux droits équivalents aux leurs. Ce nouvel impérialisme correspondit à l’application du darwinisme social à l’échelle mondiale.

Les idées darwinistes trouvèrent un terreau aussi fertile parce que les Européens de l’époque s’étaient éloignés des valeurs morales religieuses invitant à la paix. Dieu enjoignit aux hommes la tolérance et le partage. Corrompre l’ordre du monde et inciter à la guerre sont des maux d’une grave responsabilité auprès de Dieu. Dans le Coran, Dieu a révélé Son aversion pour la corruption ou le mal infligé aux hommes :

Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Dieu n’aime pas le désordre. (Sourate al-Baqarah, 205)

Les pratiques cruelles dans les colonies

militaire

Une cérémonie militaire britannique en Inde

le règne colonial français

Une photo du Congo sous le règne colonial français. Les peuples indigènes dans la jungle furent massacrés par les blancs qui ne voyaient en eux qu’une espèce animale.

Les idées darwinistes sociales ayant dominé l’élite coloniale se révélèrent dans les politiques adoptées envers les peuples indigènes. Ces administrations ne voyaient pas les peuples des pays qu’ils dirigeaient comme des humains, mais plutôt comme des formes de vie intermédiaires primitives, c’est pourquoi elles leur faisaient subir habituellement souffrance, pertes et malheurs. Le darwinisme social fut l’un des facteurs majeurs dans ces politiques cruelles. Les mesures agressives adoptées par certaines de ces nations, qui dans leur arrogance s’estimaient supérieures à d’autres nations, acquirent une légitimité à travers le darwinisme social. Ces pays considéraient que ces politiques étaient tout à fait justifiées même si elles ne faisaient qu’accroître l’avidité et l’agression.

Les guerres de l’opium sont un exemple intéressant. La Grande-Bretagne commença à vendre de l’opium à la Chine au début des années 1800, alors qu’à cette époque, la production, la vente et la consommation d’opium étaient interdites en Grande-Bretagne. La classe gouvernante anglaise protégeait scrupuleusement son peuple de ce fléau, mais n’hésita pas à rendre les Chinois dépendants. Après la mort de son fils suite à une consommation excessive d’opium, l’empereur décida de mettre un terme aux importations britanniques de drogues. Un responsable du gouvernement, Lin Zexu fut envoyé à Canton – le plus grand port de East India Company (La Compagnie britannique des Indes orientales) – pour faà faireire cesser ce commerce. Le manque de coopération des marchands anglais poussa Zexu fermer les entrepôts d’opium. Les Britanniques répondirent immédiatement par une intervention militaire. Les Chinois furent mis en déroute et forcés d’accepter un traité humiliant selon lequel le commerce de l’opium en Chine était légal. Lin Zexu perdit son poste dans le gouvernement et fut envoyé en exil.

Prempeh, Aborigènes

Ci-dessus : le roi Prempeh, souverain de la tribu africaine Ashanti et la reine mère soumis aux troupes anglaises.
A gauche: le traitement infligé aux Aborigènes australiens.

Pour leurs parts, les Portugais exercèrent leur “supériorité” en réduisant à l’esclavage les indigènes. Ils kidnappaient des hommes dans leur colonie de l’Angola qu’ils envoyaient outre-atlantique comme ouvriers “sous contrat” pendant cinq ans. Mais rares furent ceux qui survécurent assez longtemps pour entreprendre le voyage de retour.70 Dans la grande majorité des pays occupés, les pouvoirs colonisateurs se réservèrent les territoires et les ressources voulues pour les distribuer à des colons ou à des entreprises de leur pays d’origine. Ils n’avaient nul intérêt pour les hommes qui perdirent leurs terres ni pour la main d’œuvre, les biens et les ressources minières qu’ils exploitèrent.

Depuis leurs colonies, les Britanniques envoyaient des matières premières telles que le coton, le thé ou les minéraux vers la Grande-Bretagne et plus tard, ils renvoyaient les produits qu’ils en manufacturaient pour les revendre au prix fort. Le coton en provenance d’Inde était transformé en Grande-Bretagne tandis que la vente du coton indien était interdite en Inde. En d’autres termes, les Indiens ne pouvaient utiliser que le coton vendu par les Britanniques. Ils ne pouvaient aussi acheter que le sel produit par leurs colonisateurs.

Indiens

En haut: des forces britanniques répriment violemment les Indiens exigeant leur liberté.

En bas : un soldat britannique sélectionne des soldats pour l’armée indienne.

Le nouvel impérialisme se caractérisait par la dépréciation et le manque de respect envers les dirigeants des pays colonisés. Auparavant, depuis l’époque d’Elisabeth I jusqu’à Napoléon, les administrateurs avaient toujours traité les souverains étrangers d’égal à égal. Mais l’idée de supériorité instillée dans l’Europe du 19ème siècle apporta avec elle insolence et grossièreté.

Les impérialistes darwinistes décrivaient leur colonisation d’autres nations comme le résultat de l’infériorité et de l’état arriéré de ces nations. Selon eux, la race supérieure devait se répandre dans le monde. Si le monde voulait progresser, les inférieurs devaient être améliorés. Autrement dit, les pouvoirs colonialistes estimaient apporter la “civilisation” aux contrées conquises. Pourtant leurs pratiques et leurs politiques ne reflétaient nullement leurs “bonnes intentions”. Les colonisateurs des 19ème et 20ème siècles contribuèrent au chaos, au conflit, à la crainte et à l’humiliation plutôt qu’au bien-être, au bonheur, à la culture et à la civilisation. Même si l’on accepte que les colonisateurs aient pu bénéficier à leurs colonies, les conséquences négatives furent plus importantes encore.

prince Edward, Duc de Windsor, Reine Victoria

A gauche: le prince Edward, Duc de Windsor, reçoit des cadeaux du Maharajah de Koihayur.

En-dessous: des Zoulous divertissent les troupes britanniques lors de la célébration de l’anniversaire de la Reine Victoria en faisant une course de sacs.

Le discours de Karl Pearson dénué de toute humanité et de compassion résume les opinions basées sur le darwinisme :

La lutte signifie la souffrance, une souffrance intense pendant qu’elle est en cours ; mais cette lutte et cette souffrance ont été les étapes par lesquelles l’homme blanc a atteint son stade actuel de développement, et elles expliquent pourquoi il ne vit plus dans des cavernes et ne se nourrit plus de racines et de noix. Cette dépendance du progrès sur la survie de la race la plus apte, aussi noire que cela puisse sembler, donne à la lutte pour l’existence ses caractéristiques rédemptrices ; c’est du creuset ardent que sort le métal plus fin. Vous pouvez rêver d’une époque où l’épée sera remplacée par le soc de charrue, où les commerçants américains, allemands et anglais ne se concurrenceront plus dans les marchés du monde pour leurs matières premières ni pour leurs sources alimentaires, où l’homme blanc et l’homme noir partageront la terre entre eux pour la labourer selon leurs souhaits. Mais croyez-moi, quand ce jour viendra l’humanité ne progressera plus ; il n’y aura rien pour freiner la fertilité du bétail inférieur ; l’implacable loi de l’hérédité ne sera pas contrôlée ni guidée par la sélection naturelle. L’homme stagnera… Le chemin du progrès est jalonné de ruines de nations ; les traces de races inférieures massacrées sont visibles partout, ainsi que celles des victimes qui ne trouvèrent pas l’étroite voie vers une plus grande perfection. Pourtant, ces morts sont, en vérité, le tremplin grâce auquel l’humanité s’est élevée vers une vie intellectuelle supérieure et une vie émotionnelle plus profonde aujourd’hui.71

Ce point de vue qui considère la plupart des nations comme étant inférieures, leur souffrance et leur mort comme une étape sur la voie de la prétendue évolution pose un danger pour toute l’humanité. Si les individus joignent leurs forces pour faire passer une idée pour un fait scientifique, aussi dangereuse et illogique soit-elle, et s’ils lancent une propagande à ce sujet, alors rapidement cette idée et ses produits dérivés seront acceptés par ceux qui manquent d’information sur la question. C’est là que repose le danger du darwinisme. Les individus convaincus des concepts tels que “la lutte pour l’existence” et “le conflit entre les races supérieures et inférieures” perpétrèrent toutes sortes d’actes cruels sous couvert de ces déclarations, ou tout du moins gardèrent le silence alors que d’autres les perpétraient. C’est ainsi que des dictateurs racistes, agressifs et impitoyables tels qu’Hitler, Mussolini et Franco émergèrent et que des millions applaudirent à leurs idées.

Algérie


En 1827, les Français commencèrent à occuper l’Algérie. Etant donné la mentalité colonialiste de l’époque, les Français estimaient que les nations autres que la leur étaient de seconde classe. Contre les Algériens, ils élaborèrent un système basé sur l’oppression et la violence. L’éducation et même le fait de parler en arabe furent interdits. L’Algérie fut, par ailleurs, rendue totalement dépendante de la France. Les opposants étaient réprimés dans le sang. En bas : une photo représentant la torture et le mauvais traitement du peuple algérien


 

Acause de ces idéologies sanglantes, des dizaines de millions d’hommes vécurent et moururent dans la douleur, la crainte et la souffrance.

Nebraska


Encadré à gauche : au Nebraska en 1919, un groupe de 5.000 blancs assiégèrent le tribunal et capturèrent un prisonnier noir qu’ils passèrent à tabac avant de lui tirer dessus plus de 1.000 fois et de brûler son corps.
Grande photo : deux jeunes noirs, Thomas Shipp et Abraham Smith, furent lynchés dans l’Indiana en 1930. Des milliers de blancs armés de battes de base-ball les battirent à mort avant de les pendre. Dans les années 30, le Ku Klux Klan commença à se développer. Ces lynchages sont l’exemple des innombrables actes de haine impitoyable nourris par le racisme.



 

Le darwinisme social et la guerre

nazis

Une fille polonaise dont la soeur aînée fut tuée par les nazis en 1939

L’idée trompeuse que le conflit interracial puisse mener au progrès des nations constitua également la base des guerres. Avant la première guerre mondiale, lorsque le darwinisme social était largement répandu, la guerre était considérée comme “le moyen le plus approprié” pour l’élimination du pauvre et l’éradication des hommes encombrants, la survie du plus apte et le développement de la race humaine.

darwiniste

L’idée darwiniste de conflit comme partie essentielle de la nature humaine encourage la guerre entre les nations. Or, l’impact de ces guerres sur les civils innocents est évident.

A travers l’histoire, de nombreuses guerres furent menées, mais elles avaient lieu dans certaines limites, ne visant pas directement les populations civiles, entre les armées des deux nations concernées. Les guerres menées par des moyens darwinistes sociaux visaient le peuple, en cherchant à réduire “le surplus de population” des dits “inaptes” et “inférieurs”.

Avant la première guerre mondiale, de nombreux écrits et discours décrivaient les bases darwinistes de la guerre. Richard Milner, un éditeur contribuant à Natural History, le magazine du Musée Américain d’histoire naturelle de New York, écrit à propos des opinions guerrières darwinistes des intellectuels allemands de l’époque :

Pendant la première guerre mondiale, les intellectuels allemands croyaient que la sélection naturelle était irrésistiblement toute-puissante (Allmacht), une loi de la nature les poussant à la lutte sanglante pour la domination. Leurs ouvrages politiques et militaires promouvaient les théories de Darwin comme étant la base “scientifique” d’une quête pour la conquête du monde, avec l’appui total des scientifiques et professeurs de biologie allemands.72

Pendant ces années, le général Friedrich von Bernhardi entama la propagande au nom du darwinisme social. Dans son livre, Germany and the Next War (l’Allemagne et la nouvelle guerre), il soutenait que le conflit était une obligation biologique et la meilleure manière de débarrasser le monde des inaptes :

La guerre est une nécessité biologique de la plus haute importance, un élément régulateur dans la vie de l’humanité dont on ne peut se dispenser, puisque sans cela un développement malsain s’ensuivra, ce qui exclut tout avancement de la race et par conséquent toute réelle civilisation.73 L’idée que la guerre puisse être “un élément régulateur” ne peut pas se justifier en termes rationnels et logiques, ni par des faits scientifiques. La guerre est une force destructrice causant des pertes énormes à la vie et à la propriété dont les effets sur une société sont excessivement difficiles à réparer.
Nazi

 

 

La logique darwiniste sociale formait la base de l’occupation cruelle nazie, pendant laquelle des millions de Russes furent déportés pour le travail forcé et des millions d’autres tués sans motif.


 


 

Néanmoins, ceux qui assimilent la guerre constante et le massacre à des conditions de soi-disant civilisation continuèrent à y inviter. Ailleurs dans le livre de Bernhardi, il écrivit par exemple :

guerre

Des jeunes gens obligés de se battre, en dépit des souffrances causées par la guerre, illustrent la face sombre du darwinisme.

La guerre n’est pas seulement un élément nécessaire dans la vie des nations, mais un facteur indispensable de la culture, dans lequel une civilisation réellement civilisée trouve la plus haute expression de force et de vitalité… La guerre donne une décision biologiquement juste, puisque ses décisions reposent sur la nature même des choses… Ce n’est pas seulement une loi biologique, mais une obligation morale, et en tant que telle, un facteur indispensable pour la civilisation.74

Les défenseurs de telles idées se laissèrent aller à croire que la guerre est compatible avec la nature humaine et est donc inévitable. De ce point de vue, plus les hommes font la guerre, plus ils gagnent en puissance et vitalité. Quel mensonge ! Dieu créa les êtres humains de sorte à ce qu’ils soient heureux dans la paix. Le chaos et le conflit causent une tension terrible à l’âme humaine. Les progrès sociaux, économiques et culturels les plus rapides sont réalisés dans un climat de paix et de sécurité. Dans son livre Darwin and the Darwinian Revolution (Darwin et la révolution darwinienne), Gertrude Himmelfarb fait le commentaire suivant :

Pour le Général Berhnardi, les nécessités de la guerre primaient, les aventures impérialistes et les expériences nationalistes suivaient. Pour d’autres, c’était le contraire : les aspirations impérialistes et nationalistes conduisaient à la guerre et au militarisme. Il y en avait même qui aurait aimé les vertus de la guerre sans le devoir de militarisme ou de nationalisme ; c’était là le darwinisme dans sa forme la plus pure et la plus désintéressée.75
guerre

 

Pendant la première guerre mondiale, les Allemands utilisèrent le gaz moutarde en violation des règles de guerre. La photo montre un soldat anglais tué par ce gaz.

 

Sir Arthur Keith, un anthropologue évolutionniste et biographe de Darwin, admit ouvertement qu’il était pleinement en faveur de la guerre. Bien qu’il aimât l’idée de paix, il craignait les résultats d’une telle expérience. Il fit également la prédiction insensée selon laquelle après 500 ans de paix, le monde allait se transformer tel en “un verger n’ayant pas connu les cisailles pendant plusieurs automnes et s’étant donc surdéveloppé à foison pendant d’interminables années.”76

Les mots de Keith indiquent les effets des suggestions darwinistes sur les hommes. Keith croyait que le monde avait besoin d’être “cisaillé” de temps à autres, c’est-à-dire que les éléments ayant retardé le renforcement du monde devaient être coupés et abandonnés. Il soutenait ouvertement la sauvagerie. Les “cisailles” auxquelles Keith faisaient référence n’étaient autre que la guerre, et ceux qui mourraient en guerre et qu’il estimait devoir être abandonnés, étaient des hommes, des femmes et des enfants impuissants. Les individus entraînés par les mensonges du darwinisme n’éprouvaient aucune sympathie pour les innocents. La théorie cherchant à renforcer et à développer la race blanche au détriment des faibles aboutit à des cruautés jamais vues auparavant.

Les idées perverses du darwinisme social sont l’une des raisons principales des guerres, des conflits et des massacres incessants depuis le 19ème siècle. Suite aux appels constants à la guerre, même ceux qui ne connaissaient rien au darwinisme social tombèrent sous le charme.

la guerre


Tant qu’ils ne connaîtront pas la guerre, les hommes ne se rendront pas compte du désastre terrible que cela représente. Il ne faut jamais oublier que la guerre appelle la tristesse, la perte et la souffrance de millions d’innocents. Afin de construire un monde sans guerre ni conflits, un monde de paix et de sécurité, il faut éradiquer les idéologies incompatibles avec les valeurs morales religieuses enjointes par Dieu.



 

Au début du 20ème siècle, les partisans de la guerre n’étaient pas un groupe d’idéologistes marginaux, mais des journalistes, des académiciens, des politiciens et des fonctionnaires.77 Ils encourageaient l’éradication des femmes, des enfants, des personnes âgées et des indigents, sans compter le coût des jeunes vies perdues sur le champ de bataille au “profit de l’humanité”.

humains

Les idées darwinistes sociales encourageant le conflit affligèrent des millions d’êtres humains dans le monde entier. Les bébés pleurant sur le corps de leur mère morte ne sont qu’une partie de la souffrance liée à la guerre.

Ces points de vue étaient partagés au plus haut niveau. Le chancelier impérial allemand Theobald von Bethmann-Hollweg souscrivait à la croyance répandue dans la classe moyenne lorsque la première guerre mondiale éclata que le conflit entre les Slaves et les Teutons était inévitable.78 On sait également que le Kaiser partageait cette opinion. De nombreux historiens estimaient les déclarations d’une guerre inévitable et de l’utilité naturelle de l’élimination des races inférieures comme étant l’une des causes principales de la première guerre mondiale.

Le philosophe Friedrich Nietzsche faisait partie des défenseurs principaux du darwinisme social en Allemagne. Selon lui, le système social idéal devait être basé sur le conflit armé. “L’homme doit être formé à la guerre et la femme à la récréation du guerrier ; tout le reste est absurdité.”79 Selon Nietzsche, la vie se résumait à la guerre et la guerre contenait tout.

Hitler, un darwiniste social fanatique et un grand admirateur de Darwin et de Nietzsche, mit leurs visions guerrières en pratique. En combinant la pensée militariste avec la théorie de l’évolution, Hitler affirmait :

La nature entière est une lutte continue entre la force et la faiblesse, et la victoire éternelle du fort sur le faible.80

Ces idées avancées par Hitler et d’autres comme lui étaient le produit d’une terrible ignorance. En s’imaginant appuyer leur pensée militariste agressive sur une base soi-disant scientifique, ils se trompaient lourdement. Pourtant avec les dizaines de milliers d’individus ayant rejoint leurs rangs, ils ruinèrent le monde à une échelle sans précédent.

Dans un article intitulé The Philosophy and Morals of War(La philosophie et la morale de la guerre), le journaliste Max Nordau, – l’un des leaders du mouvement sioniste – identifie Darwin comme le premier défenseur de la guerre :

Afro-américains lynchés en 1906

Afro-américains lynchés en 1906

Tant que l’amour de Dieu et des sentiments de compassion et de sympathie pour les êtres humains ne domineront pas, l’humanité continuera à connaître de telles tragédies.

La plus grande autorité auprès de tous les avocats de la guerre est Darwin. Depuis la promulgation de la théorie de l’évolution, ils peuvent couvrir leur barbarie naturelle avec le nom de Darwin et proclamer les instincts sanguinaires du plus profond de leurs cœurs comme le dernier mot de la science.81

Dans Darwin, Marx, Wagner : Critique of a Heritage (Darwin, Marx, Wagner : critique d’un héritage), Jacques Barzun, enseignant d’histoire à l’Université de Columbia, affirmait que Darwin alimentait les feux du militarisme et de la guerre partout :

philosophie darwiniste sociale

Le 20ème siècle, dominé par la philosophie darwiniste sociale, a vu son histoire marquée de guerres et de conflits sanglants. Pendant des décennies, les expressions de souffrances n’ont pas quitté les visages de millions d’êtres humains.

La guerre devint le symbole, l’image, la motivation, la raison et le langage de tous les actes humains sur la planète. Celui qui n’a pas parcouru une partie considérable de la littérature de la période entre 1870 et 1914 n’a pas idée de la mesure de cet appel au sang…

Les militaristes de la seconde moitié du siècle poétisèrent la guerre et se délectaient dans sa perspective. Impunément, il leur était acquis que toutes les luttes dans la vie devaient être des luttes pour la vie, et la mort du perdant son objectif “naturel”.82

Dans le même livre, Barzun décrivait comment l’Europe en particulier était tombée sous l’influence des idées racistes et militaristes du darwinisme :

Dans chaque pays européen entre 1870 et 1914, il y avait un parti de la guerre exigeant de l’armement, un parti individualiste exigeant une concurrence impitoyable, un parti impérialiste exigeant une main libre sur les peuples arriérés, un parti socialiste exigeant la conquête du pouvoir, et un parti racial exigeant des purges internes contre les étrangers – tous, lorsque les appels à l’avidité et à la gloire échouèrent, et même avant, invoquèrent Spencer et Darwin, c’est-à-dire la science incarnée… La race était biologique, elle était sociologique ; elle était darwinienne. 83

Ces idées trompeuses, identifiées et décrites par de nombreux académiciens, expliquent l’histoire de la guerre, du massacre et du génocide du 20ème siècle.

guerre

 

 

En temps de guerre, les civils souffrent énormément. Les soldats forcés de se battre à cause d’une philosophie qui ne contribue au monde qu’en termes de sang versé et de tristesse souffrent également du côté cruel de la guerre.

 



 

Pour Dieu, la supériorité vient de la piété et non de la race

La sauvagerie n’était pas caractéristique des nazis seuls. A cause du racisme, dans plusieurs régions du monde, des centaines de milliers d’hommes furent humiliés comme des moins que rien, forcés de quitter leurs maisons, réduits à l’esclavage, tués ou abandonnés à la mort, traités comme des animaux et utilisés dans des expériences pharmaceutiques. Les exemples cités dans ce livre ne sont que quelques-uns des cas de sauvagerie et de violence.

étudiants

 

Des étudiants blancs attaquent un avocat noir. Le racisme est la cause de la colère, de la haine, de l’agression et du conflit. Ces étudiants ont abandonné leur humanité au point de tuer un homme innocent uniquement à cause de la couleur de sa peau. Ils vivent sous l’influence du darwinisme social, consciemment ou non.

En haut : un passager de bus en Alabama en 1930. Une section séparée “Passagers de couleur” était réservée aux noirs.

 

 

La structure sociale envisagée par le darwinisme doit être précisément identifiée. Comme toutes les autres théories matérialistes, le darwinisme social, prétendant que les hommes sont des créatures égoïstes vivant pour leurs propres intérêts, responsables uniquement pour elles-mêmes, ne peut jamais contribuer par des valeurs morales adéquates au bonheur des individus ou d’une société entière. Afin d’acquérir des valeurs morales adéquates et d’atteindre le bonheur, la personne doit abandonner ses désirs égoïstes. Les valeurs morales, telles qu’enjointes par Dieu, indiquent comment y parvenir.

La responsabilité des hommes à l’égard de Dieu et les valeurs morales nécessaires à Son agrément sont révélées dans le Coran.

istanbul


...Entraidez-vous dans I'accomplissement des bonnes auvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression.Et craignez Dieu...(Sourate al-Maidah,2)

 

 

Croire en Dieu, en Ses commandements et en Son livre révélé instille chez l’homme des sentiments de compassion et d’affection envers son prochain.

Ceux qui aiment et craignent Dieu et Lui obéissent dans Ses commandements voient les autres hommes comme des êtres qu’Il créa et ne font pas de distinctions sur les critères de race, de nation, de couleur de peau ou de langue. En chaque homme, ils contemplent la beauté créée par Dieu. Leur foi les rend affectueux, compatissants et protecteurs. En revanche, une fois endoctrinés par les mensonges du darwinisme, ils regardent les autres races et nations de haut. Leur oppression et leur éradication deviennent justifiées. Ils répandent alors la tension, le malheur et la crainte. Le racisme et l’impérialisme ayant traversé les 19ème et 20ème siècles sont le résultat d’une vision du monde darwiniste.

ayet

Non, mais quiconque soumet a Allah son étre tout en faisant le bien, aura sa rétribution auprés de son Seigneur.Pour eux,nulle erainte,et ils ne seront point attristés. (Sourate al Baqarah,112)

Dans le Coran, Dieu interdit la discrimination pour des raisons de race. Il révèle également que la supériorité peut être atteinte par la foi en Lui et la crainte de Lui :

O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. (Sourate al-Hujurat, 13)

 

NOTES

37. Karl A. Schleunes, The Twisted Road to Auschwitz, Urbana, IL: University of Illinois Press, 1970, pp. 30, 32 ; Jerry Bergman, "Eugenics and Nazi Racial Policy," p. 118

38. Sidney M. Mintz, American Scientist, vol.60, Mai/Juin 1972, p. 387

39. John C. Burham, Science, vol.175, 4 février 1972, p. 506

40. Edwin G. Conklin, The Direction of Human Evolution, New York, NY: Scribner's, 1921, p. 34

41. "Evolution and Ethnicity"; http://www.ncl.ac.uk/lifelong-learning/distrib/darwin/08.htm

42. George Gaylord Simpson, "The Biological Nature of Man", Science, vol.152 (22 avril 1966), p. 475

43. Henry Fairfield Osborn, "The Evolution of Human Races", Natural History, Janvier/Février 1926; 2ème éd. Natural History, vol. 89, April 1980, p. 129

44. James Ferguson, "The Laboratory of Racism", New Scientist, vol. 103, 27 septembre 27, 1984, p. 18

45. Stephen Jay Gould, "Human Equality is a Contingent Fact of History", Natural History, vol. 93, Novembre 1984, p. 28

46. Charles Darwin, La filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, Syllepse, Paris, p. 246

47. Matt Ridley, Nature Via Nurture, Chapter One, "The Paragon of Animals"

48. Charles Darwin, The Voyage of the Beagle, edited David Amigoni, London: Wordsworth, 1997, p. 477

49. "Evolution and Ethnicity"; http://www.ncl.ac.uk/lifelong-learning/distrib/darwin/08.htm

50. Francis Darwin, The Life and Letters of Charles Darwin, vol. I, 1888. New York:D. Appleton and Company, pp. 285-286

51. Stephen Jay Gould, Ontogeny and Phylogeny, Cambridge, Mass: Harvard University Press, 1977, p. 127

52. Thomas Huxley, Lay Sermons, Addresses and Reviews, New York, NY: Appleton, 1871, p. 20

53. Robert Lee Hotz, "Race has no Basis in Biology, Researchers Say", Los Angeles Times, 20 février 1997

54. Ibid.

55. Natalie Angier, "Do Races Differ? Not Really, DNA Shows", New York Times, 22 août 2000

56. Ibid.

57. Ibid.

58. Tony Fitzpatrick, "Genetically Speaking, Race Doesn't Exist in Humans"; http://www.eurekalert.org/pub_releases/1998-10/WUiS-GSRD-071098.php (soulignement ajouté)

59. Ibid.

60. Sribala Subramanian, "The Story in Our Genes"; Time, 16 janvier 1995, p. 38

61. Ibid.

62. Jim Knapp, Imperialism: The Struggle to Be Superior, http://www-personal.umich.edu/~jimknapp/papers/Imperialism.html

63. Encyclopedia Britannica, 1946 edition, vol. 12, p. 122A

64. Gertrude Himmelfarb, Darwin and the Darwinian Revolution, Elephant Paperbacks, Chicago:1996, p. 416

65. Hans-Ulrich Wehler, The German Empire, 180; http://www.geocities.com/Area51/Rampart/4871/Darwin.html

66. T. D. Hall, "The Scientific Background of the Nazi ‘Race Purification’ Program, US & German Eugenics, Ethnic Cleansing, Genocide, and Population Control"; http://www.trufax.org/avoid/nazi.html

67. Charles Darwin, La filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, Editions Syllepse, Paris, pp. 274-275

68. Karl Pearson, National Life from the Standpoint of Science, Cambridge: Cambridge University Press, 1900, pp. 11-16, 20-23, 36-37, 43-44

69. Ibid.

70. John Merriman, A History of Modern Europe, vol. 2: From the French Revolution to the Present, pp. 990-991

71. Pearson, National Life from the Standpoint of Science

72. Milner, Encyclopedia of Evolution, p. 59

73. Oscar Levy, Complete Works of Nietzsche, 1930, vol. 2, p. 75

74. Himmelfarb, Darwin and the Darwinian Revolution, p. 417

75. Ibid.

76. Ibid.

77. W. Carr, A History of Germany 1815-1990, 4ème éd, p. 205

78. Ibid., p. 208

79. Levy, Complete Works of Nietzsche, vol. 2, p. 75

80. H. Enoch, Evolution or Creation (1966), pp. 147-148

81. Max Nordau, "The Philosophy and Morals of War", North American Review, 169 (1889), p. 794

82. Jacques Barzun, Darwin, Marx, Wagner, Garden City, N.Y. :Doubleday, 1958, pp. 92-93

 

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