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PREMIRE PARTIE:
Un Nouveau Monde
Telle est la voie de ton Seigneur dans toute sa rectitude.
Nous avons [effectivement] bien dtaill les signes (ou versets) des
gens qui se rappellent. (Al-An'm, 126)
[Ceux] qui prtent l'oreille la Parole, puis suivent
ce qu'elle contient de meilleur. Ce sont ceux-l qu'Allah a guids et
ce sont eux les dous d'intelligence ! (Az-Zumar, 18)
Ce que l'on attend travers ce livre de la part du lecteur est qu'il se remette rflchir sur la question la plus importante de sa vie qu'il pourrait avoir considre comme une question tout fait insignifiante jusqu'ici, tout en mettant de ct les prjugs et jugements qu'il aura accepts comme vrit absolue jusqu'ici.
Quand on considre un sujet avec des prjugs, on ne peut plus prendre une dcision saine et tirer de bonnes conclusions car on ne jugera une chose juste que si on veut bien la voir comme tant juste. De la mme faon, on percevra une chose comme mauvaise car on aura dj dcid l'avance qu'elle l'tait.
La chose la plus importante ce sujet est que ces prjugs et prsuppositions rsultent rarement de l'individu mme. Ds le dbut de sa vie, il est condamn vivre avec les prjugs innombrables que la socit instille en lui. Sa famille, ses amis et son environnement dterminent ses jugements de valeur. Les mdias ont particulirement une grande capacit de conditionner les attitudes des personnes envers certains sujets. Les journaux et la tlvision ont le pouvoir de montrer le juste comme dsagrable, inacceptable et mme nocif et le mal comme bon et enviable au public.
Une personne, qui accepte compltement ces prjugs dicts par la socit, perd une grande partie de sa personnalit. Elle agit sous l'influence du conditionnement impos par d'autres, et ne se comporte pas avec une volont et un esprit libres. Les prdispositions des autres dterminent son comportement. De cette faon, cette personne ne peut accepter les valeurs qui sont montres comme vraies que comme tant vraies. D'autre part, si nous considrons que diffrentes socits avec diffrentes cultures s'avrent justement croire en des droits diffrents, nous nous apercevons qu'il n'est pas trs raisonnable de suivre ce que la socit nous impose sans mettre en question ses jugements de valeur. De la mme manire, ce qui est actuellement accept comme erron et immoral peut tre considr comme acceptable l'avenir. Manger de la chair humaine est tout fait normal pour des cannibales, et obir un leader fou dans une socit fasciste comme l'Allemagne nazie tait absolument juste pour le peuple qui le suivait et le soutenait ce moment-l. Nous pourrions donner une foule d'autres exemples. Ce que nous voulons souligner ici, c'est que pouvoir penser indpendamment du conditionnement de la socit est une conduite qui est un signe de sagesse chez celui qui rflchit. Une telle personne est consciente du fait que ces valeurs imposes par la socit peuvent tre fausses et mener des dilemmes d'ordre thique si elles sont adoptes.
La religion - surtout aujourd'hui - est un des sujets les plus importants sur lesquels des prjugs innombrables sont produits par la socit. L'influence d'une certaine partie des mdias a cr beaucoup de prjugs au sujet de la religion, qui sont difficiles surmonter.
Comme consquence de ces prjugs dans nos socits, la religion est devenue un concept que la plupart des gens ne considrent pas comme important ou auquel ils ne croient pas avoir besoin de penser, prfrant en rester le plus loigns possible. Cependant on ne peut pas dire que les gens qui entrent dans cette dfinition aient adopt une telle attitude consciemment. Pour eux, la religion est un sujet sans importance qui ne leur apporte aucun avantage. Au contraire, elle leur impose des restrictions. Ceux qui ont un tel point de vue prtendraient tre musulmans, si on le leur demandait, bien que la religion puisse tre un des sujets les moins importants de leur vie et propos duquel il sont assez ignorants.
En effet, une telle personne n'a jamais srieusement pens la religion, mme pas une fois dans sa vie. Elle n'a probablement jamais rflchi srieusement des questions comme " Quel est le but de la vie, pourquoi j'existe ? Pourquoi le concept de "religion" existe-t-il ?", etc. Pour elle, la religion est une question qui concerne gnralement les personnes ges, qui prsente quelques valeurs morales, mais qui apporte la plupart du temps un bon nombre de prohibitions et de restrictions pnibles et lassantes. Elle pratique certains des rituels religieux lors des ftes religieuses et certains jours importants comme la mort d'un parent, mais elle trouve seulement certains de ces rituels justes et ncessaires et considre certains autres comme antiques et " prims ". Bien que, habituellement, elle ne nie pas la religion, elle essaie de se tenir le plus loin possible d'elle, comme nous l'avons mentionn prcdemment.
Cette perception fausse de la religion provient du fait qu'on a accept des prsuppositions imposes par une certaine partie de la socit sans les avoir soumises une analyse indpendante. Cependant, le raisonnement sur chaque aspect de la vie est une question trs importante pour les tres humains, car c'est le pouvoir de raisonnement qui les rend diffrents des animaux. Dans le Coran, le dernier livre de rfrence thique, l'importance du raisonnement est souligne dans beaucoup de versets comme suit :
Dis : " A qui appartient la terre et ceux qui y sont
? Si vous savez. " (Al-Mu'minne, 84-85)
En effet, nous avons rendu le Coran facile pour la mditation.
Y a-t-il quelqu'un pour rflchir ? (Al-Qamar, 17)
Tel est Allah votre Seigneur. Adore-Le donc. Ne rflchissez-vous
pas ? (Yunus, 3)
Celui qui cre est-il semblable celui qui ne cre rien
? Ne vous souvenez-vous pas ? (An-Nahl, 17)
Ceux qui ne peuvent pas rflchir sur la religion indpendamment du conditionnement de la socit feront deux erreurs majeures. La premire est de ne pas tre conscient de la vraie raison d'tre de la religion, et donc, force d'essayer d'viter la religion, de ne pas tre conscient d'Allah.
La deuxime est de supposer que la religion existe pour mettre les gens dans une position gnante, fanatique et pleine de pressions et pour leur imposer des obligations, qui vont l'encontre de leur vraie nature. Une des principales raisons qui incite considrer que "la religion est ennuyeuse" est la faon insistante d'un groupe de personnes - censes agir au nom d'Allah - qui affichent et cautionnent la ngativit ci-dessus mentionne, bien qu'une telle approche n'existe d'aucune faon dans la vraie religion.
Une fois que l'individu se libre de la premire erreur et commence reconnatre le Crateur et les attributs du Crateur, il se libre galement des superstitions qui le maintiennent loign de la religion. La rsolution de la premire erreur lui apporte une acuit d'esprit et une sensibilit qui, en retour, l'aident aussi rsoudre la deuxime erreur. Cela donne la personne la capacit de distinguer la vraie religion d'autres structures fausses dguises sous l'image de la religion. Alors cette personne pourra se rendre compte que la religion est facile vivre et qu'elle apporte le vrai bonheur, ainsi que bien-tre et libert sa vie.
En rsum, la socit dans laquelle nous vivons a form d'innombrables prjugs au sujet de la religion. Cependant, dans l'approche de la religion, le critre fondamental doit tre ses rfrences initiales, comme le Coran, et non pas ce que disent les gens au sujet de la religion. Dans le Coran, il est indiqu que suivre la "voie commune du peuple" ne nous mne pas ncessairement la voie d'Allah.
Et si tu obis la majorit de ceux qui sont sur
la terre, ils t'gareront du sentier d'Allah : ils ne suivent que la conjecture
et ne font que fabriquer des mensonges. (Al-An'm, 116)
Quand une personne cesse "de suivre le troupeau" et commence rflchir en son me et conscience, elle voit personnellement la ralit souligne dans le verset coranique cit ci-dessus. Elle franchit un nouveau monde diffrent de celui de "la voie commune du peuple". Cette tape la conduira loin de l'obscurit, des inquitudes et des ennuis de son ancienne vie et lui apportera les grces innombrables et la sagesse profonde de la religion.
Avant de poursuivre votre lecture, nous vous rappelons
que le mot "religion" se rapporte seulement l'Islam, car "la religion
accepte d'Allah, c'est l'Islam". (Al Imran, 19).
LES QUESTIONS FONDAMENTALES
Ont-ils t crs partir de rien ou sont-ils eux les
crateurs ? Ou ont-ils cr les cieux et la terre ? Mais ils n'ont plutt
aucune conviction. Possdent-ils les trsors de ton Seigneur ? Ou sont-ils
eux les matres souverains ? (At-Tur, 35-37)
Comme nous l'avons indiqu ci-dessus, la premire erreur que fait une
personne partiale est d'essayer d'valuer la religion sans prendre en
considration Allah. Les sociologues par exemple, qui font des recherches
sur la religion, peuvent crire des milliers de livres sur la faon dont
les religions ont pris naissance et comment elles ont affect les socits.
Cependant, malgr toutes ces grandes tudes acadmiques, ils ne peuvent
en aucun cas comprendre la religion par rapport aux gens qui mnent leur
vie selon les normes de la religion.
De telles personnes ne sont pas capables de comprendre la ralit de
l'unicit d'Allah, qui est la base mme de la religion. Quiconque dcide
de se renseigner sur l'Islam a d'abord besoin de comprendre l'existence
d'Allah. S'il ne croit pas en Allah, alors il tudiera le Coran et les
musulmans partir de sa vision limite de la vie.
Le Coran dsapprouve de telles personnes : Bien au contraire : ils ont
trait de mensonge ce qu'ils ne peuvent embrasser de leur savoir, et dont
l'interprtation ne leur est pas encore parvenue. (Yunus, 39). L'Islam
n'est pas une idologie d'origine humaine au sujet de laquelle des ides
et des conclusions sans fondement peuvent tre proposes de l'extrieur.
Une personne ne peut concevoir l'Islam si elle ne prend pas conscience
de l'existence d'Allah et ne mne pas une vie comme dcrite dans le Coran.
En effet, l'existence d'Allah et la vrit qu'il n'y a aucun autre dieu
part Allah sont des faits trs clairs. Mais dans "la socit de l'ignorance"
o les gens n'utilisent pas leur logique du fait de leur indiffrence
et de leur indolence, ils deviennent aveugles et ne peuvent pas comprendre
cette ralit. En fait, c'est la raison pour laquelle ils ont t dsigns
comme "la socit de l'ignorance" (Jahilliyah).
Dans le Coran, l'un des nombreux versets concernant la rflexion sur
l'existence d'Allah et Sa Toute-Puissance conseille le Prophte sur la
faon de s'adresser l'ignorant :
Dis : " Voyez-vous ? Si Allah prenait votre oue et votre
vue, et scellait vos curs, quelle divinit autre qu'Allah vous les rendrait
? " Regarde comment, leur intention, Nous clarifions les preuves ! Pourtant
ils s'en dtournent. (Al-An'm, 46)
Un petit exemple peut nous amener cet veil et enlever notre ignorance.
Imaginons un individu dont la mmoire aurait t rduite nant et qui
aurait perdu la connaissance de toute chose, y compris celle de son corps.
S'il se trouvait dans un endroit comme la terre, comment se sentirait-il
? Il serait assurment si stupfait et tonn qu'il deviendrait fou de
curiosit. La premire chose dont il prendrait conscience serait probablement
son corps. Il ne se rendrait pas compte tout de suite que son corps en
fait lui appartient, le considrant comme un objet externe comme les autres
choses se trouvant dans son espace immdiat. Ensuite il serait trs intressant
pour lui de pouvoir contrler les parties de son corps et de les faire
bouger sa guise. Il essaierait probablement de comprendre l'utilisation
de son bras en le dplaant de haut en bas pendant un moment.
Il trouverait un milieu trs appropri pour son corps, dont la raison
d'tre lui serait toujours inconnue, un terrain solide sur lequel marcher,
une image nette contempler, des odeurs magnifiques sentir, des animaux
divers, une temprature tout fait adapte son corps, une atmosphre
propice la respiration et des milliers d'autres quilibres sensibles...
Des fruits consommer pour satisfaire sa faim, une eau pure et claire
pour tancher sa soif et bien d'autres choses...
Mettons-nous, un instant, sa place et rflchissons un peu. Dans un
endroit comme celui-ci, jouirions-nous tout simplement de la vie ou bien
nous poserions-nous des questions cruciales ? Essaierions-nous de comprendre
qui nous sommes, pourquoi nous sommes l, quelle est la raison de notre
existence et quelle est la finalit de l'ordre prsent ? Ou bien feindrions-nous
d'ignorer ces questions et serions-nous seulement concerns par combien
nous avons joui de la vie ? Les premires questions qui viendraient
l'esprit de quiconque ne seraient-elles pas les suivantes :
Qui suis-je?
Qui m'a cr et qui a cr ce corps parfait?
Qui a cr ce grand ordre qui m'entoure?
Celui qui a cr tout, que dsire-t-Il de moi ? Que veut-Il
me montrer ?
Mme une personne de faible intelligence penserait qu'il n'y a rien de
plus important que de trouver des rponses ces questions. Quelqu'un
qui ne prte aucune attention ces questions et qui prfre plutt passer
sa vie seulement satisfaire ses besoins physiques, s'amusant le jour
et dormant la nuit, est assurment une personne dpourvue de comprhension.
Quelqu'un doit avoir cr son corps et son environnement et ils doivent
avoir t ports l'existence tout d'un coup. Une fois qu'il a t cr,
chaque seconde du reste de sa vie doit galement dpendre de cet tre
Suprieur, qui l'a cr au dbut. Qu'est-ce qui pourrait tre plus important
que de connatre cet tre Suprieur, qui de faon vidente possde une
grande puissance ?
Continuons imaginer que ce mme individu arrive une ville aprs avoir
march pendant un certain temps. Il y rencontre diffrentes sortes de
personnes, la plupart d'entre elles tant assez vulgaires, ambitieuses
et manquant de sincrit. De plus, presque personne ne pense son Propritaire
ou l'endroit o il vit. Bien que chacun ait un travail, un but ou une
idologie propres, les habitants de la ville ne peuvent pas apporter l'ordre
ncessaire la ville qui satisfera tout un chacun.
Supposons qu'il rencontre d'autres personnes que les habitants de la
ville n'aiment pas et contre lesquelles ils ressentent de la fureur et
de l'hostilit. Il s'aperoit aussi que ces personnes ont un caractre,
un temprament et des attitudes qui les distinguent des autres. Il estime
qu'elles sont des tres raisonnables, gentils et dignes de confiance.
Elles semblent humbles et parlent d'une faon claire, modre et sensible.
Alors, confus, il se demande pourquoi les gens de la ville pensent autrement.
Imaginons qu'il commence discuter avec eux et qu'ils lui disent : "
Nous avons une vision de la vie et des penses diffrentes d'autrui parce
que nous sommes conscients qu'il y a un Propritaire ce lieu et tout
autre chose. Nous sommes galement conscients que Sa puissance est au-dessus
de tout et qu'Il a cr cet endroit et tout le reste pour nous tester
et nous instruire jusqu' ce que vienne le jour o nous quitterons ce
lieu. Nous avons un livre que nous avons reu de Lui, et nous menons notre
vie selon ce livre. "
Dans une telle situation, peut-tre ne serait-il pas tout fait sr
que ces gens disent la vrit. Mais il comprendrait probablement que ce
dont ils parlent est trs important. Il sentirait qu'il n'y a rien de
plus important que d'obtenir d'autres informations sur ces personnes et
il serait extrmement curieux au sujet du livre dont ils parlent.
La seule chose qui nous empche d'tre aussi sensibles que notre voyageur
imaginaire est la plus longue dure de notre existence sur terre. Nous
avons subi un processus de croissance. Quant lui, il a t cr adulte
ex nihilo. Par consquent, nous devons admettre que la plupart d'entre
nous sommes dans une position semblable celle des gens de la ville cits
en exemple. Nous sommes ngligents car nous ne nous posons pas les questions
essentielles. De toute vidence, presque tous les gens dans cette ville
n'ont ni rflchi, ni trouv de rponses cohrentes aux questions cites
ci-dessus. Ils se sont finalement loigns de l'tre Suprieur, qui les
a crs. En fait, la plupart d'entre eux ne sont mme pas passs par ces
tapes, mais ont simplement laiss ces questions de ct et cess de rflchir
en raison de leur "ignorance collective".
Sommes-nous conscients du fait que la "socit de l'ignorance" dans laquelle
nous vivons nous empche de rpondre ces questions cruciales en nous
maintenant occups avec des questions comme " Que mangerai-je ce soir
? " ou " Quel vtement porterai-je demain ? " ou encore " Que pense-t-elle
mon propos et que devrais-je lui dire ? ". Malheureusement, c'est une
attitude empreinte d'ignorance "l're de la communication".
Maintenant, saisissez votre chance ! Rflchissez l'ignorance complte
laquelle la "socit de l'ignorance" vous expose et posez-vous la question
suivante, question laquelle vous n'avez peut-tre jamais rflchi ou
que vous avez laisse de ct avec des explications insuffisantes jusqu'ici
: Comment suis-je arriv l'existence ?
Afin de pouvoir rpondre cette question, il serait utile de jeter un
coup d'il sur la formation de l'homme et de penser l'vnement extraordinaire
qu'est la "naissance".
L'histoire de la naissance peut tre rsume ainsi :
Les spermatozodes du liquide spermatique sont produits " l'extrieur"
du corps de l'homme. Ceci s'explique par le fait que la production de
sperme peut seulement se raliser dans un environnement appropri environ
35 C, c'est--dire deux degrs au-dessous de la temprature moyenne
du corps. Les testicules de l'homme sont les seuls organes cette temprature
car ils sont placs en dehors du corps. Pour obtenir la temprature requise,
un autre mcanisme est activ. La peau couvrant les testicules se rtrcit
quand il fait froid et sue quand il fait chaud pour conserver la temprature
de cette zone constante. Environ mille spermatozodes sont produits par
minute et ils sont spcialement conus afin d'entreprendre le long voyage
des testicules de l'homme l'uf de la femme. Un spermatozode ou gamte
mle comprend une tte, un cou et une queue et s'avance vers l'utrus
de la mre dans un mouvement semblable celui du poisson.
La partie principale, qui porte le code gntique du futur tre humain,
est couverte d'une armure protectrice spciale. L'on comprend l'avantage
de cette armure l'entre de l'utrus de la femme. Cet endroit est trs
acide afin de protger la femme contre les microbes et d'autres particules
trangres y compris les spermatozodes. Mais au moyen de cette armure,
la plupart des spermatozodes parviennent rester en vie.
Le sperme (semence) qui est jacul dans l'utrus ne contient pas uniquement
des spermatozodes mais se compose aussi d'un mlange d'autres liquides.
Ces liquides contiennent du sucre qui fournit l'nergie aux gamtes mles.
La semence, qui est une substance de nature alcaline sur le plan chimique,
neutralise l'environnement acide l'entre de l'utrus et cre un environnement
scurisant pour les gamtes. Elle rend galement l'environnement glissant
de sorte que les spermatozodes puissent se dplacer facilement. Ceux-ci
font un voyage difficile l'intrieur du corps de la mre jusqu' ce
qu'ils atteignent l'uf. Bien qu'ils luttent durement pour survivre, seulement
mille spermatozodes sur deux trois cent millions peuvent entrer dans
l'uf.
A la lumire de cette brve description, essayons de trouver les rponses
quelques questions qui nous viennent l'esprit : Comment un spermatozode
peut-il tre si adapt l'utrus de la mre, au sujet duquel il ne connat
rien l'avance ? Comment un gamte peut-il tre fabriqu dans le corps
mle afin de pouvoir survivre et de trouver son chemin vers l'uf dans
l'utrus femelle malgr les mcanismes de protection du corps de la femme
au sujet desquels le gamte n'a aucune ide ? En bref, comment tout cela
est-il possible ?
Dans la mesure o un spermatozode n'a pas la capacit de s'adapter
un environnement inconnu l'avance, on ne peut que conclure ceci : il
a t cr de cette faon pour sa fonction spcifique.
Continuons l'histoire brve de la naissance :
Un uf a peu prs la taille d'un demi-grain de sel. L'endroit o un
uf et un spermatozode se rencontrent s'appelle la trompe utrine. L'uf
scrte un liquide spcial qui mne les gamtes l'uf. Tandis que les
spermatozodes s'approchent de l'uf, leur armure protectrice est dissoute
par un autre liquide scrt par l'uf. Par consquent, les sachets d'enzymes
dissolvants apparaissent sur la couverture de la tte des spermatozodes.
Au moyen de ces enzymes, le gamte, qui doit fertiliser l'uf, pntre
la membrane de celui-ci. Quand les spermatozodes entourent l'uf, ils
se bousculent pour y entrer. La plupart du temps, seulement un spermatozode
fertilisera l'uf et ds ce moment, il n'y a aucune possibilit pour un
autre gamte d'y entrer. Avant la fertilisation, la charge lectrique
des gamtes et de l'uf est oppose, donc ils s'attirent. Aprs l'entre
du premier spermatozode, la charge lectrique de l'uf s'inverse, repoussant
ainsi le reste des spermatozodes.
En conclusion, l'ADN du mle, prsent dans le sperme, se combine avec
l'ADN de la femelle. A ce moment, il se forme une nouvelle cellule (le
zygote), c'est--dire un nouvel tre humain, l'intrieur de l'utrus
de la femme.
Aprs avoir considr ces donnes, une nouvelle question vient notre
esprit : Comment se fait-il qu'un uf soit prpar accueillir un gamte
comme s'il "avait su" qu'il rencontrerait le spermatozode ? Comment cela
peut-il se produire ? La seule rponse cette question est que l'uf
est cr pour convenir au spermatozode par la volont d'un Crateur qui
a galement cr les gamtes et qui contrle le sperme et l'uf.
La nature extraordinaire de la naissance ne se termine pas l. L'uf
fertilis s'accroche une surface saillante adapte offerte par l'utrus.
Les petites protubrances sur la surface de l'uf s'accrochent et entrent
profondment dans l'utrus de la femme comme les racines des plantes dans
la terre. Le zygote commence se dvelopper grce aux hormones scrtes
par la femme. L'uf continue s'alimenter avec la nourriture fournie
par la femme.
Avec le temps, les cellules se multiplient en se divisant par deux, puis
par quatre, ensuite par huit selon la logique du redoublement. Au dbut,
toutes les cellules qui sont constitues par la division des anciennes
ont les mmes proprits. Puis, subitement, toutes les cellules nouvellement
formes commencent d'une manire ou d'une autre se diffrencier et montrent
des caractristiques diffrentes, car elles doivent former les diffrents
organes du ftus. La science d'aujourd'hui est toujours incapable de donner
une rponse satisfaisante au sujet du comment et du pourquoi de cette
diffrenciation des cellules en diffrents organes dans une organisation
si parfaite.
Progressivement, un changement radical a lieu dans le ftus jusqu'ici
glatineux. Les os relativement durs commencent se former l'intrieur
de cette structure molle, tous l'endroit qui leur est destin. Alors
se produit quelque chose d'tonnant : les cellules aux caractristiques
jusqu'ici similaires, par le processus de la diffrenciation, deviennent
les cellules photosensibles de l'il, celles du systme nerveux capables
de dtecter la chaleur ou encore les cellules du systme auditif sensibles
aux vibrations sonores.
Enfin la formation du ftus est termine et un nouveau bb vient au
monde. A ce stade, il est cent millions de fois plus grand et six milliards
de fois plus lourd que l'uf fertilis du dpart.
Cette "brve histoire" est trs intressante car elle dcrit comment
nous sommes produits. Qu'est-ce qui peut nous tre plus important que
de trouver la Source ultime de notre existence et le Propritaire de ce
grand vnement extraordinaire et complexe ? Quand nous nous penchons
sur cette histoire abrge, l'on s'aperoit que la science, imprgne
de matrialisme, n'a trouv aucune rponse encore beaucoup d'autres
questions.
L'une de ces interrogations est la suivante : Comment les cellules d'une
mme structure peuvent-elles se regrouper et former les diffrents organes
du corps tout en se multipliant ?
En fait, la seule rponse ces questions concernant la naissance consiste
accepter la prsence d'un Crateur. Ce serait une grande erreur que
de penser que toutes ces oprations complexes se produisent de leur propre
chef ou par hasard. Comment les cellules peuvent-elles se mettre d'accord
pour former les "organes humains" ? Poussons la rflexion plus loin. Supposons
que deux sages se runissent et dcident de travailler sur un projet d'ingnierie.
Mme ces deux personnes ne sont pas l'abri de malentendus capables de
compromettre le succs du projet. Comment peut-on alors s'attendre ce
que des milliers et des millions de cellules fonctionnent ensemble et
forment une organisation parfaite sans aucun problme ? Qui peut oser
rpondre la question suivante : " Est-ce un pur hasard ? " ? Quelques
"scientifiques" athes d'aujourd'hui expliquent cette situation merveilleuse
comme une "magie de la nature". Que signifie cela ? Qu'est-ce que la nature
? La nature n'a-t-elle pas t cre galement ?
L'on pourrait tenter de rpondre cette question en mettant en avant
le rle dterminant du pre et de la mre. Vaine tentative car le rle
des parents est trs minime et insignifiant. Ni la mre, ni le pre ne
se rendent compte de ce qui se passe dans leur corps concernant la production
des cellules de reproduction, la fertilisation et le dveloppement du
ftus. La date de naissance exacte est inconnue de la mre qui n'en a
aucun contrle. Nanmoins la mre et le pre sont considrs comme "l'origine
de la vie". Mais en est-il ainsi ?
La mre et le pre sont trs importants pour l'enfant car ils jouent
un rle essentiel dans son existence. Mais on ne pense jamais ou que trs
rarement au vrai Crateur. Le vrai Crateur qui possde la puissance ultime
et domine tout, y compris la naissance, la vie et la mort, ne mrite-t-Il
pas plus d'amour et de respect ? Son existence est claire et l'existence
d'aucune autre chose sans Lui n'est possible. Allah seul peut crer n'importe
qui ou n'importe quoi, alors qu'Il n'a jamais engendr, n'a pas t engendr
non plus, comme le verset se trouvant dans Al-Ihlas, sourate 3, l'indique.
La cration est explique ainsi dans le Coran :
Nous avons certes cr l'homme d'un extrait d'argile,
puis Nous en fmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite,
Nous avons fait du sperme une adhrence ; et de l'adhrence Nous avons
cr un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons cr des os et Nous
avons revtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons transform en une
tout autre cration. Gloire Allah le Meilleur des crateurs ! (Al-Mu'minne,12-14)
A la lumire de ceci, il est clair que notre condition n'est pas diffrente
de celle de notre amnsique imaginaire du dbut qui a t "soudainement"
cr et qui a voulu connatre Celui qui l'a cr, lui, et tout ce qui
l'entoure. En effet, il s'est retrouv adulte et sans parents pour l'enfanter
et l'lever. De la mme manire, notre existence ne peut nullement tre
explique par les parents.
Dans une telle situation, la chose la plus importante faire est de
rechercher la vrit, couter ceux qui prtendent avoir des connaissances
et des preuves sur la vrit et ensuite rflchir sur tout ce qu'on nous
aura dit.
Revenons l'homme de notre histoire. Il rencontre certaines personnes
dans la ville qui lui disent qu'elles peuvent lui faire connatre le Crateur
qui l'a cr ainsi que tout ce qu'il y a autour de lui et qu'il y a un
livre venu de Lui. Que pensez-vous qu'il fera ? Les coutera-t-il ou bien
s'loignera-t-il simplement d'elles ? Prfrera-t-il s'occuper des questions
quotidiennes et ordinaires comme : " Que porterai-je ce soir ? ", " Que
lui dirai-je ? " ? Ces proccupations courantes n'auront aucune signification
le jour o la mort le surprendra. Quel est le choix le plus raisonnable,
logique et judicieux ? Vous avez sans doute la rponse correcte pour cet
homme. Mais, qu'en est-il pour vous-mme ?
D'autres versets du Coran dcrivent l'vnement de la cration :
L'homme pense-t-il qu'on le laissera sans obligation
observer ? N'tait-il pas une goutte de sperme jacul ? Et ensuite
une adhrence ? Puis [Allah] l'a cre et forme harmonieusement ; puis
en a fait alors les deux lments de couple : le mle et la femelle ?
Celui-l (Allah) n'est-Il pas capable de faire revivre les morts ? (Al-Qiyamah,
36-40)
Et Allah vous a crs de terre, puis d'une goutte de
sperme, Il vous a ensuite tablis en couples. Nulle femelle ne porte ni
ne met bas sans qu'Il le sache. Et aucune existence n'est prolonge ou
abrge sans que cela soit consign dans un livre. Cela est vraiment facile
pour Allah. (Fatr, 11)
L'homme est un tre cr par Allah et comme toute entit cre, il ne
peut pas changer ce fait. Il ne peut apporter aucune autre explication
sa propre existence. Puisqu'il a t cr, il ne serait pas laiss "sans
obligation" comme soulign dans les versets ci-dessus. Il y a naturellement
un but pour la cration. O donc trouvera-t-il la rponse ?
Il y a une seule rponse cette question et elle se trouve dans le livre
qu'Allah lui a envoy...
REFLECHIR SUR LE CORAN
C'est Nous qui vous avons crs. Pourquoi ne croiriez-vous
donc pas [ la rsurrection] ? Voyez-vous donc ce que vous jaculez :
est-ce vous qui le crez ou en sommes-Nous le Crateur ? Nous avons prdtermin
la mort parmi vous. Nous ne serons point empchs de vous remplacer par
vos semblables, et vous faire renatre dans [un tat] que vous ne savez
pas. Vous avez connu la premire cration. Ne vous rappelez-vous donc
pas ? Voyez-vous donc ce que vous labourez ? Est-ce vous qui le cultivez
? ou [en] sommes-Nous le cultivateur ? Si Nous voulions, Nous le rduirions
en dbris. Et vous ne cesseriez pas de vous tonner et [de crier] : "
Nous voil endetts ! ou plutt, exposs aux privations. " Voyez-vous
donc l'eau que vous buvez ? Est-ce vous qui l'avez fait descendre du nuage
? ou [en] sommes-Nous le descendeur ? Si nous voulions, Nous la rendrions
sale. Pourquoi n'tes-vous donc pas reconnaissants ? Voyez-vous donc
le feu que vous obtenez par frottement ? Est-ce vous qui avez cr son
arbre ou [en] sommes-Nous le Crateur ? Nous en avons fait un rappel (de
l'Enfer), et un lment utile pour ceux qui en ont besoin. Glorifie donc
le nom de ton Seigneur, le Trs Grand ! Non !... Je jure par les positions
des toiles (dans le firmament). Et c'est vraiment un serment solennel,
si vous saviez. Et c'est certainement un Coran noble, dans un Livre bien
gard que seuls les purifis touchent ; c'est une rvlation de la part
du Seigneur de l'Univers. Est-ce ce discours-l que vous traitez de mensonge
? (Al-Waqi'a, 57-81)
Que savez-vous sur le Coran ?
Dans la plupart des pays du Moyen-Orient o les musulmans constituent
la majorit, la plupart des gens qui peuvent tre considrs comme des
"individus typiques" donneraient la rponse suivante : " Le Coran est
le livre saint de notre religion. " Pourtant ils connaissent trs peu
sur le contenu du Coran.
En fait, le Coran est utilis plusieurs fins qui sont loin de son but
rvl. Il orne gnralement les murs des maisons sous une forme dcorative
et est lu de temps en temps par les ans qui le lisent en arabe. Mais,
comme de l'arabe ils ne connaissent que l'criture sans en comprendre
le sens, la plupart du temps ils n'ont aucune ide de ce qu'ils lisent
et du contenu du Coran.
Le Coran est galement cens apporter aux gens des bienfaits importants.
Ainsi, aprs l'avoir lu et avoir accompli certains rituels tranges comme
souffler durement sur le visage d'un autre, on pense qu'il protge cette
personne et ses proches parents d'un futur "accident ou malheur" possible.
Le Coran est considr comme une sorte d'amulette qui inclut des mots
talismaniques qui protgent les gens contre la malchance. Le Coran est
aussi cens avoir un pouvoir redoutable car il frappe les gens s'ils mentent
! Dans les cimetires, on le lit pour les dfunts sans que personne ne
sache ce qui est lu. Il peut mme tre utilis pour lire l'avenir !
Brivement, dans la plupart des pays musulmans, seule une petite partie
des gens connaissent le contenu du Coran et le mditent comme il faut.
Par consquent, ceux qui sont ignorants du vritable message du Coran
y attribuent diffrentes significations. Beaucoup croient que certaines
traditions proviennent du Coran, alors qu'elles vont l'encontre de la
nature mme du message coranique. Par exemple, certains pensent que le
port d'une petite perle bleue, qui est cense protger du mauvais oeil,
est recommand dans le Coran.
Quelle est donc la vritable nature du Coran ? La vrit devrait tre
recherche dans le Coran mme, puisqu'il possde la rponse la plus judicieuse
ce sujet.
Ceci est un message (le Coran) pour les gens afin qu'ils
soient avertis, qu'ils sachent qu'Il n'est qu'un Dieu unique, et pour
que les dous d'intelligence s'exhortent. (Ibrahim, 52)
Et vraiment, Nous avons rendu le Coran facile pour la
mditation. Y a-t-il quelqu'un pour rflchir ? (Al-Qamar 32)
Dans leurs rcits il y a certes une leon pour les gens
dous d'intelligence. Ce n'est point l un rcit fabriqu. C'est au contraire
la confirmation de ce qui existait dj avant lui, un expos dtaill
de toute chose, un guide et une misricorde pour des gens qui croient.
(Yusuf, 111)
C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute,
c'est un guide pour les pieux. (Al-Baqarah, 2)
Ces versets et plusieurs autres soulignent le vritable but de la rvlation
du Coran qui est d'inciter les gens rflchir sur des sujets fondamentaux
comme la cration et le but de la vie, de leur faire connatre Allah Qui
les a crs et de les guider sur le droit chemin. Le Coran est un livre
destin ceux qui sont ouverts d'esprit et d'me.
Plusieurs rituels, qui sont considrs comme provenant du Coran et qui
sont couramment pratiqus, ne sont pas en fait coraniques. Au contraire,
ils vont l'encontre du message coranique. Cela nous montre qu'il y a
un foss entre la vritable religion telle que dcrite dans le Coran et
le concept de religion gnralement admis. Ce foss provient de l'abandon
de la vritable source qu'est le Coran. Le Coran dit ce sujet :
Et le Messager dit : " Seigneur, mon peuple a vraiment
pris ce Coran pour une chose dlaisse ! " (Al-Furqane, 30)
Donc il faut tout d'abord corriger ce point de vue erron sur le Coran
et expliquer aux gens que le Coran n'est pas un livre adress seulement
l'aptre mais aussi ceux qui se considrent musulmans. Quiconque nonce
cette phrase connue : " Je suis musulman, alhamdulillah " devrait lire
le Coran et essayer de comprendre le sens des versets. Dans le Coran,
l'accent est mis sur l'importance d'apprendre les versets et de les rciter.
Et gardez dans vos mmoires ce qui, dans vos foyers,
est rcit des versets d'Allah et de la sagesse. Allah est Doux et Parfaitement
Connaisseur. (Al-Ahzab, 34)
La dsobissance ce qui est ordonn dans le Coran et l'apprentissage
de la religion sans se rfrer sa source originelle ont introduit dans
la religion d'innombrables prjugs qui prennent leur source dans les
traditions. Les versets du Coran insistent sur le fait que, pour comprendre
la religion, il n'y a nul besoin de rechercher une autre source que le
Coran :
Chercherai-je un autre juge qu'Allah, alors que c'est
Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien expos ? Ceux auxquels
Nous avons donn le Livre savent qu'il est descendu avec la vrit venant
de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent. (Al-An'm,
114)
Qu'avez-vous donc juger ainsi ? Ne rflchissez-vous
donc pas ? Ou avez-vous un argument vident ? Apportez donc votre Livre
si vous tes vridiques ! (As-Sfft, 154-157)
Bien entendu apprendre le Coran n'est qu'une tape initiale qui doit
tre suivie de sa mise en pratique. Certains pensent que le Coran s'adresse
seulement aux Musulmans du VIIe sicle et d'autres pensent que seule une
petite partie des versets est adresse aux gens en dehors des musulmans
du VIIe sicle. Une personne qui pense cela se satisfait de lire le Coran
et croit qu'elle a accompli ses devoirs religieux de cette faon. Toutefois,
il ne s'agit pas seulement d'apprendre le contenu du Coran mais aussi
de le mettre en pratique, d'accomplir les devoirs ordonns dans le Coran,
d'adopter les valeurs morales dcrites dans le Coran, en bref, d'appliquer
le Coran dans sa vie de tous les jours.
Ceux qui prtendent que le Coran est devenu prim et qu'il a besoin
d'tre revu pour tre en adquation avec notre poque ne peuvent pas raliser
que le Coran n'est pas li aux chanes du temps mais qu'il couvre toutes
les poques et toutes les socits car il a t rvl par Allah Qui a
la connaissance de tout, du pass comme du futur. Celui qui lit le Coran
avec un cur sincre et un esprit ouvert voit que les modles de personnes
et de socits dcrits dans le Coran ont exist toute priode de l'histoire,
y compris la priode actuelle, et que le Coran explique l'tat actuel
des personnes et des socits. Les dsordre, perversion et erreurs qui
affectent toute socit qui a rfut les vraies valeurs religieuses ont
t clairement noncs dans le Coran. Les ractions des membres de ces
socits envers la religion ont t dcrites par des analyses dtailles.
Ces descriptions et analyses se conforment compltement au monde d'aujourd'hui
et dmontrent "le miracle sociologique" du Coran.
Ce qui est intressant ici c'est que de telles expressions
incohrentes telles que "la socit est en tat de progrs constant alors
que la religion est statique" ont t galement dcrites dans le Coran
comme gnres par un manque de comprhension. Nous devons nous rappeler
que les mcrants qui ont vcu des milliers d'annes avant le Coran considraient
aussi la religion comme "conte des anciens" (An-Nahl, 24).
On peut considrer qu'une personne qui commence lire le Coran et qui
essaie de l'appliquer dans sa vie quotidienne est en voie de devenir un
vrai musulman comme dcrit dans les critures. De faon surprenante, elle
commence se rendre compte que le Coran couvre chaque moment de sa vie.
Beaucoup d'vnements, auxquels toute personne peut tre confronte dans
sa vie, ont t mentionns dans le Coran et les ractions adquates pour
un musulman ont galement t dcrites en dtail.
Se satisfaire de la lecture et de la connaissance du Coran sans l'appliquer
pourrait avoir des consquences dplaisantes. Allah dcrit les juifs comme
exemples de ce genre de personnes et les compare "un ne qui porte des
livres" sans les comprendre.
Ceux qui ont t chargs de la Thora mais qui ne l'ont
pas applique sont pareils l'ne qui porte des livres. Quel mauvais
exemple que celui de ceux qui traitent de mensonges les versets d'Allah
et Allah ne guide pas les gens injustes. (Al-Jumu'a, 5)
LA RELIGION DECRITE DANS LE CORAN ET LA RELIGION DES
ANCETRES
Et quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent
: " C'est une coutume lgue par nos anctres et prescrite par Allah.
" Dis : " [Non,] Allah ne commande point la turpitude. Direz-vous contre
Allah ce que vous ne savez pas ? " (Al-Araf, 28)
Il est impossible de penser qu'il puisse exister une religion authentique
dans l'abandon du Coran. Par consquent, il est ncessaire de distinguer
trs soigneusement entre la religion exprime dans le Coran et les traditions
qui sont incorrectement considres comme faisant partie de la religion.
Le concept de "religion" exige une attention particulire. La religion,
c'est--dire l'Islam, est purement et simplement l'application du Coran.
Si la religion est considre comme un ensemble de coutumes qui proviennent
de nos anctres, alors cette religion n'est pas l'Islam.
De nos jours, bien des gens se considrent religieux alors qu'ils ne
savent pas grand-chose au sujet du Coran. Cela nous dmontre la drive
actuelle. La religion continue d'tre un hritage provenant de nos anctres.
Cependant, essayer de maintenir cet hritage n'a aucune valeur aux yeux
d'Allah. Des Bouddhistes aux Juifs, en passant par les idoltres d'un
clan africain adorant les totems, tous appliquent l'hritage des anctres.
Par consquent, aucune de ces religions n'est rellement une religion.
La plupart des personnes qui suivent l'une de ces "religions" ne recherchent
pas le consentement d'Allah mais essaient de vivre en conformit avec
la socit. Ils ont pour but de satisfaire quelques plaisirs nostalgiques
en maintenant les traditions vivantes ainsi que de se procurer quelques
intrts personnels de leur religion.
Ainsi, nos impressions au sujet de la religion sont lies la tradition.
La plupart des personnes ont forg leur propre conception de la religion
en s'appuyant sur la tradition des pres sans considrer leurs sources
initiales.
Quant la tradition prise tort pour la religion, elle a un rpertoire
trs tendu. Dans ce rpertoire on trouve beaucoup de superstitions sans
signification, des histoires inventes de saints, des nonciations et
des pratiques fausses attribues aux prophtes et aux saints, des explications
draisonnables d'vnements surnaturels, le tout tant considr comme
appartenant la vraie religion.
En fait, beaucoup de gens, qui apprennent ces traditions issues de leur
famille et de la socit dans laquelle ils vivent, se rendent compte qu'elles
reposent sur une base fragile et qu'elles sont pleines de sophismes. Mais
parce qu'ils ne veulent pas se mettre la recherche de la vrit et de
la nature relle de la religion, ils choisissent d'accepter la religion
des anctres, ou bien s'en loignent autant que possible. En fait, l'existence
de ces sophismes est un terrain propice leur vasion de leur religion.
Ainsi, afin de comprendre la nature de la vritable religion, il nous
faut, en premier lieu, nous reporter au Coran comme source fondamentale
de la religion. Nous devons rflchir sur le Coran et essayer de le comprendre
du mieux que nous pouvons. Nous devrions nous rappeler que mme les mcrants
se reportent directement au Coran quand ils veulent savoir quelque chose
au sujet de l'Islam. Pouvez-vous imaginer une meilleure rfrence que
le Coran qui est la source mme de la religion qui a t rvle par Allah
pour expliquer son systme divin ? Naturellement, quelques autres rfrences
doivent galement tre prises en considration, mais on ne devrait pas
oublier qu'elles sont prsentes pour soutenir le Coran et pour nous inciter
nous rfrer au Coran dans notre tentative de comprendre la religion.
Les gens qui btissent la religion sur des superstitions au lieu du Coran
sont mentionns ainsi :
Qu'avez-vous ? Comment jugez-vous ? Ou bien avez-vous
un Livre dans lequel vous apprenez ? (Al-Qalam, 36-37)
La connaissance de l'Islam devrait tre la proccupation la plus importante
d'un musulman. Il devrait savoir comment distinguer la religion relle
d'autres systmes et se faire un devoir de rechercher la forme correcte
de la religion :
... et ceux qui se sont convertis l'Islam sont ceux
qui ont cherch la droiture. (Al-Jinn, 14)
LES VRAIS CROYANTS ET LES FAUX CROYANTS
Dis : " A qui appartient la terre et ceux qui y sont
? si vous savez ". Ils diront : " A Allah ". Dis : " Ne vous souvenez-vous
donc pas ? " Dis : " Qui est le Seigneur des sept cieux et le Seigneur
du Trne sublime ? " Ils diront : [ils appartiennent] " A Allah ". Dis
: " Ne craignez-vous donc pas ? " Dis : " Qui dtient dans sa main la
royaut absolue de toute chose, et qui protge et n'a pas besoin d'tre
protg ? [Dites], si vous le savez ! " Ils diront : " Allah ". Dis :
" Comment donc se fait-il que vous soyez ensorcels ? " [au point de ne
pas croire en Lui]. Nous leur avons plutt apport la vrit et ils sont
assurment des menteurs. (Al-Mu'minne, 84-90)
Retournons l'exemple du dbut. Nous avons mentionn qu'il y avait un
groupe d'individus dans la ville qui tait trs diffrent des autres en
tout. Nous avons dit que tous les autres habitants de la ville avaient
une attitude hostile l'gard de ce groupe et celui-ci avait un livre
qui avait t communiqu par le Propritaire de la ville comme guide.
Ces individus sont dsigns comme musulmans dans le Coran. Ils sont les
croyants.
Cependant, nous avons vu qu'ils n'taient pas aims des autres gens vivant
dans la ville. Nous avons dit que la socit de cette ville tait une
"socit de l'ignorance". Mais, cela ne signifie pas pour autant que cette
socit est sans religion. Au contraire, les membres de la socit de
l'ignorance se considrent comme des personnes trs religieuses. Pourtant
cette religion n'est pas la vritable religion. C'est une religion de
la tradition qui est pleine de croyances sans fondement et de pratiques
perverties qui prennent leurs racines dans la religion de leurs pres.
Ils pensent qu'ils sont sur la bonne voie et c'est pourquoi ils essaient
de maintenir vivante cette religion de tradition. Le Coran attire l'attention
sur cette particularit de la socit de l'ignorance :
Et quand on leur dit : "Suivez ce qu'Allah a fait descendre",
ils disent : "Nous suivons plutt ce sur quoi nous avons trouv nos anctres
". Est-ce donc mme si le Diable les appelait au chtiment de la fournaise
! (Luqman, 21)
L'une des caractristiques les plus importantes de la socit de l'ignorance
est qu'elle dfend ses traditions au nom d'Allah. En fait, c'est de la
mauvaise foi car les membres de la socit de l'ignorance ne sont pas
rellement concerns par Allah. Les leaders et les principaux groupes
de la ville surtout ne cessent de glorifier Allah, mais ils se dtournent
de Lui si la religion est en conflit avec leurs intrts. Ils vont mme
jusqu' commettre le plus grand crime, celui de tuer le Messager, tout
en jurant par Allah.
Et il y avait dans la ville un groupe de neuf individus
qui semaient le dsordre sur terre et ne faisaient rien de bon. Ils dirent
: " Jurons par Allah que nous l'attaquerons de nuit, lui et sa famille.
Ensuite nous dirons celui qui est charg de le venger : " Nous n'avons
pas assist l'assassinat de sa famille, et nous sommes sincres ". (An-Naml,
48-49)
Il y a galement un groupe dans la socit de l'ignorance qui connat
le Coran et qui, bien qu'il promette de suivre la religion du Coran, prfre
les "vanits de ce monde" et se dtourne de la religion. Malgr leur hypocrisie,
ils se prsentent comme "des musulmans modles".
Puis les suivirent des successeurs qui hritrent le
Livre, mais qui prfrrent ce qu'offre la vie d'ici-bas en disant : "
Nous aurons le pardon. " Et si des choses semblables s'offrent eux,
ils les acceptent. N'avait-on pas pris d'eux l'engagement du Livre, qu'ils
ne diraient sur Allah que la vrit ? Ils avaient pourtant tudi ce qui
s'y trouve. Et l'ultime demeure est meilleure pour ceux qui pratiquent
la pit, - Ne comprendrez-vous donc pas ? - (Al-Araf, 169)
Ces versets nous incitent au discernement pour identifier les vrais musulmans
des faux. Car, comme cela est clairement nonc ci-dessus, le fait de
parler constamment de religion ne prouve pas ncessairement que la personne
est un vrai croyant musulman. L'on pourrait penser que de telles personnes
sont rares. Toutefois, elles sont trs nombreuses et dans beaucoup de
versets du Coran, l'existence de telles personnes est ouvertement mentionne.
Parmi les gens, il y a ceux qui disent : " Nous croyons
en Allah et au Jour dernier ! " tandis qu'en fait, ils n'y croient pas.
Ils cherchent tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu'eux-mmes,
et ils ne s'en rendent pas compte. Il y a dans leurs curs une maladie
(de doute et d'hypocrisie), et Allah laisse crotre leur maladie. Ils
auront un chtiment douloureux, pour avoir menti. (Al-Baqarah, 8-10)
Dans quelques autres versets, nous sommes prvenus que, quand on pose
des questions ces "personnes hypocrites", elles rpondent "par les mots
d'un croyant".
Dis : " Qui vous attribue de la nourriture du ciel et
de la terre ? Qui dtient l'oue et la vue, et qui fait sortir le vivant
du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? " Ils
diront : " Allah ". Dis alors : " Ne le craignez-vous donc pas ? ". Tel
est Allah, votre vrai Seigneur. Au-del de la vrit qu'y a-t-il donc
sinon l'garement ? Comment alors pouvez-vous vous dtourner ? " (Yunus,
31-32)
Et si tu leur demandes qui les a crs, ils diront trs
certainement : " Allah ". Comment se fait-il donc qu'ils se dtournent
? (Azzukhruf, 87)
Tous ces versets nous prouvent que le critre pour tre un vrai croyant
est diffrent de celui d'une "personne religieuse" de la socit de l'ignorance.
Dans la socit de l'ignorance, quand quelqu'un dit : " Je suis musulman,
alhamdulillah ", il est considr comme un vrai musulman. Mais, quand
nous considrons le critre du Coran, nous voyons que ce n'est pas une
preuve suffisante. Dans le prochain chapitre, nous examinerons en dtail
les caractristiques d'un vrai musulman.
LE CROYANT DECRIT DANS LE CORAN
Les vrais croyants sont ceux dont les curs frmissent
quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont rcits, cela
fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.
(Al-Anfal, 2)
... C'est Lui qui vous a lus ; et Il ne vous a impos
aucune gne dans la religion, celle de votre pre Abraham, lequel vous
a dj nomms "Musulmans" avant (ce Livre) et dans ce (Livre)... (Al-Hajj,
78)
Et qui profre plus belles paroles que celui qui appelle Allah, fait
bonne oeuvre et dit : Je suis du nombre des Musulmans ? (Fussilat, 33)
L'Islam a un principe simple : adorer uniquement Allah. L'Islam devrait
donc tre l'application, dans la vie, de ce principe sous ses diverses
formes. Toutes les choses qui ne sont pas bases sur ce principe appartiennent
d'une manire ou d'une autre la "religion de l'ignorance".
Cette ralit de l'adoration d'Allah a une signification beaucoup plus
profonde qu'elle n'y parat. Car il y a des croyants qui appartiennent
la socit de l'ignorance mme s'ils pensent n'adorer qu'Allah. Et comme
ils n'idoltrent aucune statue quand ils font la prire - un acte qui
est en gnral accompli exclusivement pendant les ftes religieuses ou
les vendredis - ils pensent qu'ils adorent uniquement Allah.
Cependant, la ralit est tout autre. La comprhension du terme "adoration"
se limite tort la prostration devant un tre. Cette erreur pousse
les gens ne pas accomplir les autres obligations religieuses et ne
pas adopter une moralit coranique. Mais, la vraie signification de l'adoration
devrait tre drive du Coran. En d'autres termes, sa signification devrait
tre comprise selon la description qu'en donne le Coran et non sur la
base de la dfinition fausse de la socit de l'ignorance.
Je n'ai cr les djinns et les hommes que pour qu'ils
M'adorent. (Ad-Dariyat, 56)
Comme le verset ci-dessus l'indique, les hommes et les djinns ont t
crs "pour servir Allah". Un croyant est donc celui qui rpond cette
dfinition. Conformment au but de sa cration et sa nature, un croyant
sert exclusivement Allah et ne fait que l'adorer pendant toute sa vie,
comme mentionn dans le verset. Devrions-nous conclure, l'instar de
la socit de l'ignorance, qu'un croyant doit rester en position de prostration
jusqu' la fin de sa vie ?
Naturellement non... Quand nous nous penchons sur le Coran, nous voyons
qu'adorer Allah inclut toutes les obligations et responsabilits commandes
dans le Coran et tous les actes raliss pour gagner l'agrment d'Allah.
Dis : " En vrit, ma Salat, mes actes de dvotion, ma
vie et ma mort appartiennent Allah, Seigneur de l'Univers. " (Al-An'm,
162)
Comme ce verset l'indique, l'adoration comprend non seulement la prire,
mais aussi toute la vie ainsi que la mort. Un musulman est celui qui passe
toute sa vie dans la voie d'Allah. Ainsi, il obtiendra l'agrment d'Allah,
Sa misricorde et il sera l'hritier des jardins ternels dans l'au-del.
Par ailleurs, mener sa vie selon d'autres buts que l'agrment d'Allah
quivaut "Lui attribuer des associs". Ces buts sont multiples comme
indiqu dans le Coran : la richesse, une carrire, une proprit, des
femmes et des enfants. Tous ces dsirs poussent l'homme agir au prix
de perdre l'agrment d'Allah. C'est le plus grand pch que l'on puisse
commettre. Pendant des sicles, les prophtes ont invit les gens renoncer
Lui attribuer des associs. La seule intention de ces gens en attribuant
des associs Allah est d'obtenir des profits mondains. Le matrialisme
dialectique se trompe en affirmant que l'humanit, travers les sicles,
a volu du polythisme au monothisme. Les temps les plus rcents ne
sont pas plus monothistes que les priodes les plus anciennes de l'histoire.
En ce sens, le Coran affirme que les socits de l'ignorance peuvent exister
tout moment et n'importe quel endroit et qu'elles attribuent toutes
des associs Allah. Par consquent, aujourd'hui, une grande partie de
la population mondiale pratique le polythisme sous une forme ou une autre.
Dans ce monde polythiste, seules les socits de vrais croyants pratiquent
"la religion qui consiste adorer Allah seulement".
Voil ce que dit un croyant : " gens ! Si vous tes
en doute sur ma religion, moi, je n'adore point ceux que vous adorez en
dehors d'Allah ; mais j'adore Allah qui vous fera mourir. Et il m'a t
command d'tre du nombre des croyants. " (Yunus, 104)
Alors, comment doit-il adorer Allah ? Que doit-il faire dans la voie
d'Allah ? Doit-il vivre toute sa vie dans un couvent de derviches afin
de passer par de rudes preuves en restant loin de tous les plaisirs mondains
et mme des besoins essentiels pour rester vivant ? Doit-il adopter un
mode de vie contemplatif, sans relief, tel un ermite ? Non... Il doit
mener sa vie en conformit avec le modle dcrit dans le Coran et non
pas en fonction de ce que les gens ignorants dfinissent comme "religieux".
Puisqu'il sait qu'Allah le voit, ce que d'autres pensent de lui ne le
gne pas. Puisqu'il sait qu'il n'est pas oblig de montrer sa pit
d'autres, il ne prendra pas la peine de respecter les exigences non-coraniques
de la dfinition que font les ignorants du "religieux".
Il vit pour Allah seulement et travaille exclusivement pour Lui. Il emploie
toutes les possibilits, y compris sa force physique, pour la cause d'Allah.
Ce n'est pas une voie qui est pleine de difficults ou qui prive une personne
de tous les plaisirs de la vie, la diffrence de ce que croient la plupart
des gens qui ne connaissent pas l'Islam. Au contraire, un tre qui adore
Allah est celui qui est le plus indpendant, paisible, heureux et gai.
Car il se dbarrasse de tous les faux dieux qui l'enchanent. Les questions
suivantes ne l'inquitent plus : " Que pensent les gens de moi ? ", "
Que ferai-je, si cette personne ne m'aime pas ? ", " Qu'est-ce qui se
passera si je suis renvoy du travail ? ". Il se dbarrasse du joug des
dieux incapables, impuissants, cruels, draisonnables, et, la place,
il se consacre Dieu seul, le Puissant, le Sage, l'Omniscient et le Clment.
Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est
distingu de l'garement. Donc, quiconque mcroit au Rebelle tandis qu'il
croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et
Allah est Audient et Omniscient. (Al-Baqarah, 256)
Le Coran aborde cette tche particulire du Prophte qui est de "librer
les gens de leurs chanes et de leurs jougs" :
Ceux qui suivent le Messager, le Prophte illettr qu'ils
trouvent crit (mentionn) chez eux dans la Thora et l'vangile. Il leur
ordonne le convenable, leur dfend le blmable, leur rend licites les
bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur te le fardeau et
les jougs qui taient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront,
lui porteront secours et suivront la lumire descendue avec lui ; ceux-l
seront les gagnants. (Al-Araf, 157)
Allah dfinit les croyants comme ceci :
Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obissants
et obissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants
et craignantes, donneurs et donneuses d'aumnes, jenants et jenantes,
gardiens de leur chastet et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et
invocatrices : Allah a prpar pour eux un pardon et une norme rcompense.
(Al-Ahzab, 35)
Le musulman a un lien intime et ferme avec Allah. Allah est son seul
ami, son unique soutien et son seul Dieu. La relation intime du prophte
Abraham avec Allah est nonce dans le Coran :
Il dit : " Que dites-vous de ce que vous adoriez...
? Vous et vos vieux anctres ? Ils sont tous pour moi des ennemis sauf
le Seigneur de l'univers, qui m'a cr, et c'est Lui qui me guide ; et
c'est Lui qui me nourrit et me donne boire ; et quand je suis malade,
c'est Lui qui me gurit, et qui me fera mourir, puis me redonnera la vie,
et c'est de Lui que je convoite le pardon de mes fautes le Jour de la
Rtribution. Seigneur, accorde-moi sagesse (et savoir) et fais-moi rejoindre
les gens de bien ; fais que j'aie une mention honorable sur les langues
de la postrit ; et fais de moi l'un des hritiers du Jardin des dlices
; et pardonne mon pre : car il a t du nombre des gars ; et ne me
couvre pas d'ignominie, le jour o l'on sera ressuscit, le jour o ni
les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilit... (As-Shu'ar',
75-88)
Le Coran exemplifie par une comparaison image la diffrence qui existe
entre la quitude d'une personne qui sert seulement Allah et la tourmente
d'une autre personne qui Lui attribue des associs et sert donc plusieurs
dieux :
Allah a cit comme parabole un homme appartenant des
associs se querellant son sujet et un [autre] homme appartenant un
seul homme : sont-ils gaux en exemple ? Louanges Allah ! Mais la plupart
d'entre eux ne savent pas. (Az-Zumar, 29)
L'une des caractristiques les plus importantes d'un croyant est d'viter
l'arrogance et l'orgueil. Un vrai croyant ne se difie jamais. Il connat
ses dfauts et prie Allah de lui pardonner. Il sait qu'il doit chercher
refuge auprs d'Allah dans tous ses actes et chaque moment de sa vie.
Puisqu'il est au courant de ses faiblesses, il n'a pas une opinion trop
leve de lui-mme. Par consquent, il se perfectionne avec l'aide d'Allah.
Il s'efforce d'atteindre le modle du croyant dcrit dans le Coran. Son
humilit est perceptible dans tout ce qu'il fait.
Les serviteurs du Tout Misricordieux sont ceux qui marchent
humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s'adressent eux, disent
: " Paix ". (Al-Furqane, 63)
L'un des plus grands problmes d'un mcrant est qu'il est vaniteux et
se difie. Le Coran souligne la situation de ces gens qui nient la vrit
en raison de leur vanit bien que leur me la confirme :
Ils les nirent injustement et orgueilleusement, tandis
qu'en eux-mmes ils y croyaient avec certitude. Regarde donc ce qu'il
est advenu des corrupteurs.(An-Naml, 14)
Le but principal d'un croyant en ce monde est de lutter pour sa religion.
Il luttera contre tous les obstacles qu'il rencontre dans la voie d'Allah.
L'avidit et les dsirs avilissants de son me (nafs) sont ses plus grands
obstacles. Durant toute sa vie, il s'opposera lui-mme. Sa propre personne
offrira toujours des solutions allant contre l'agrment d'Allah. Elle
essaiera aussi de l'induire en erreur et de l'loigner de la voie d'Allah
au moyen d'innombrables ruses telles que la crainte, le dsespoir et l'indolence.
Cependant, un croyant surmontera tout cela grce son ardeur, son affection,
son courage, sa dtermination et sa patience. Il ne se dtournera jamais
de sa voie parce qu'elle est celle d'Allah qui est son gardien, son protecteur
et son dfenseur uniques.
Il ne lutte pas seulement pour lui-mme. Il est le calife d'Allah sur
cette terre qui est sous sa responsabilit. Par consquent, il livrera
un combat l'aide de sa sagesse contre les transgresseurs : ceux qui
oppressent les gens, les tyrannisent et essaient de les dtourner de la
voie d'Allah. En termes coraniques, il apportera le salut et la justice
d'Allah "ces hommes, femmes et enfants qui, tant faibles, sont maltraits
et opprims". Les gens obtiendront la justice d'Allah sur terre par les
efforts de ces califes.
Seules les socits gres par les personnes qui vivent selon les principes
moraux et les commandements du Coran peuvent aspirer la vraie justice.
Le musulman traite les gens avec justice et les mne la vrit pour
l'agrment d'Allah. Les mcrants qui dsirent rgner esprent obtenir
des bnfices mondains comme l'argent, la rputation et le succs professionnel.
La vraie justice ne pourra jamais tre tablie sous leur gouvernement.
Mais les croyants assument la mission d'"tablir la justice" partout dans
le monde et cela ne peut se faire qu'en diffusant les enseignements du
Coran parmi les gens.
Parmi ceux que Nous avons crs, il y a une communaut
qui guide (les autres) selon la vrit et par celle-ci exerce la justice.
(Al-Araf, 181)
Le Coran souligne galement l'opposition entre les croyants et les fauteurs
de trouble sur terre.
Traiterons-Nous ceux qui croient et accomplissent les
bonnes oeuvres comme ceux qui commettent du dsordre sur terre ? ou traiterons-Nous
les pieux comme les pervers ? (Sad, 28)
Les croyants luttent pour sauver le monde du tumulte. Le Coran explique
cette forte caractristique des croyants dans le verset ci-dessous :
Et ils n'eurent que cette parole : " Seigneur, pardonne-nous
nos pchs ainsi que nos excs dans nos comportements, affermis nos pas
et donne-nous la victoire sur les gens mcrants ". Allah, donc, leur
donna la rcompense d'ici-bas, ainsi que la belle rcompense de l'au-del.
Et Allah aime les gens bienfaisants. (Al-Imran, 147-149)
Un autre verset de la mme sourate montre combien les vrais croyants
sont intrpides :
Certes ceux auxquels l'on disait : " Les gens se sont
rassembls contre vous ; craignez-les " - cela accrut leur foi - et ils
dirent : " Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant ". (Al-Imran,
173)
Un croyant assume la mission d'inviter les gens la religion d'Allah.
"Ordonner le convenable et interdire le blmable" est son devoir principal.
Les croyants et les croyantes sont allis les uns des
autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blmable, accomplissent
la Salt, acquittent la Zakat et obissent Allah et Son messager.
Voil ceux auxquels Allah fera misricorde, car Allah est Puissant et
Sage. (At-Tawbah, 71)
Une autre caractristique du croyant qui le rend diffrent du faux dvot,
est qu'il ne s'attend aucun profit quand il communique le message du
Coran aux gens. Son but n'est pas de gagner de l'argent, la richesse et
le succs professionnel mais l'agrment d'Allah. Il recherche sa rcompense
seulement dans la voie d'Allah.
Si vous vous dtournez, alors je ne vous ai pas demand
de salaire... Mon salaire n'incombe qu' Allah. Et il m'a t command
d'tre du nombre des soumis. (Yunus, 72)
Voil ceux qu'Allah a guids : suis donc leur direction.
Dis : " Je ne vous demande pas pour cela de salaire ". Ce n'est qu'un
rappel l'intention de tout l'univers. (Al-An'm, 90)
Le croyant a donc une moralit suprieure. Il a une personnalit agrable,
tolrante et clmente. Puisqu'il n'est pas homme s'emporter pour les
choses les plus simples, son attitude dmontre sa maturit et il se comporte
selon sa raison et non pas en fonction de ses sentiments. Il est dvou,
bienveillant et aimable.
Et qui endurent dans la recherche de l'agrment d'Allah,
accomplissent la Salat et dpensent (dans le bien), en secret et en public,
de ce que Nous leur avons attribu, et repoussent le mal par le bien.
A ceux-l, la bonne demeure finale. (Ar-Raad, 22)
... qui dpensent dans l'aisance et dans l'adversit,
qui dominent leur rage et pardonnent autrui - car Allah aime les bienfaisants
- (Al-Imran, 134)
Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce
qui est convenable et loigne-toi des ignorants. (Al-Araf, 199)
La sanction d'une mauvaise action est une mauvaise action
[une peine] identique. Mais quiconque pardonne et rforme, son salaire
incombe Allah. Il n'aime point les injustes ! (Achoura, 40)
Ils sont ceux qui ne donnent pas de faux tmoignages,
et qui, lorsqu'ils passent auprs d'une frivolit, s'en cartent noblement.
(Al-Furqane, 72)
Ils offrent la nourriture, malgr son amour, au pauvre,
l'orphelin et au prisonnier. (Al-Insan, 8)
Naturellement le croyant fait des erreurs ; aprs tout il est un tre
humain. Mais ds qu'il ralise ses erreurs, il les corrige et prie Allah
de lui pardonner ses fautes. Aucune de ses fautes ne le dsespre, parce
qu'il est sr de l'aide d'Allah et cherche le refuge dans Sa misricorde
ternelle.
Et pour ceux qui, s'ils ont commis quelque turpitude
ou caus quelque prjudice leurs propres mes (en dsobissant Allah),
se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leur pchs - et qui est-ce
qui pardonne les pchs sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment
dans le mal qu'ils ont fait. (Al-Imran, 135)
Ses seuls amis sont Allah et les serviteurs d'Allah, les croyants. Il
considre les gens seulement selon leur foi (imn). Son attitude envers
les gens ne sera pas motive par le facteur racial, la carrire, les liens
de famille, et les avantages qu'ils lui fournissent. Le seul critre qui
les rend dignes d'tre aims de lui est leur vertu. Son ami le plus intime
ne l'est plus, s'il s'avre tre un ennemi d'Allah. D'autre part, n'importe
quel croyant qui se consacre Allah est un frre intime pour lui, mme
s'ils n'ont rien d'autre en commun dans le sens de la parent de famille,
du statut social ou de la fortune. Il aime pour l'agrment d'Allah et
il dteste pour l'agrment d'Allah.
Il est homme d'intelligence. Il fait confiance Allah. Puisqu'il place
sa confiance en Lui, il est dbarrass des craintes, de l'inquitude et
des douleurs des affaires mondaines. Il pense librement et conoit facilement
les aspects complexes des vnements. Sa raison est renforce par la sagesse
et la connaissance.
Il est un calife sur terre, qui porte l'esprit d'Allah. Il se rend compte
qu'il restera dans le monde seulement pour une courte priode. Dans ce
bref laps de temps, il sera prouv et instruit. Ensuite il sera prt
pour sa demeure finale dans l'au-del. Sa vie dans ce monde est pleine
de gloire et d'honneur comme serviteur d'Allah. Personne ne peut le dtourner
de sa voie. On pourrait le tuer ; cependant c'est sa plus grande rcompense
car tre tu dans la voie d'Allah n'est nullement une fin pour lui mais
un grand honneur.
SE REMETTRE EN QUESTION
vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque me
voie bien ce qu'elle a avanc pour demain. Et craignez Allah, car Allah
est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Et ne soyez pas comme
ceux qui ont oubli Allah ; [Allah] leur a fait alors oublier leurs propres
personnes ; ceux-l sont les pervers. (Al-Hasr, 18-19)
Les croyants qui ont satisfait Allah et sont accepts au Paradis par
Lui, possdent les caractristiques mentionnes ci-dessus. Et nous ? Nous
sommes-nous jamais demand si nous leur ressemblions ?
Le modle du croyant dcrit dans le Coran nous montre ceci : dire " Alhamdulillah,
je suis musulman " et pratiquer de temps en temps quelques rituels simples
n'est pas suffisant devant Allah. Un vrai croyant s'efforce et persvre
dans la voie d'Allah. Le Coran explique la position de ceux "qui adorent
Allah marginalement" :
Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement.
S'il leur arrive un bien, ils s'en tranquillisent, et s'il leur arrive
une preuve, ils dtournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l'ici-bas
et de l'au-del. Telle est la perte vidente ! (Al-Hajj, 11)
Un autre verset explique les actes dignes dans la voie d'Allah :
La bont pieuse ne consiste pas tourner vos visages
vers le Levant ou le Couchant. Mais la bont pieuse est de croire en Allah,
au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophtes, de donner de son
bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux ncessiteux,
aux voyageurs indigents et ceux qui demandent l'aide et pour dlier
les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent
leurs engagements lorsqu'ils se sont engags, ceux qui sont endurants
dans la misre, la maladie et quand les combats font rage, les voil les
vridiques et les voil les vrais pieux ! (Al-Baqarah, 177)
Evidemment, ce serait se bercer d'illusions que de se dire : " Mon cur
est pur, je n'ai aucune mauvaise habitude et je ne fais de mal personne,
assurment Allah m'aime ". Allah demande que les gens Le servent, pas
seulement qu'ils aient un cur pur et qu'ils ne fassent de mal personne.
Si une personne n'obit pas aux commandements d'Allah et n'accomplit pas
ses obligations religieuses, mme si elle a un cur pur, elle ne satisfera
pas Allah. En outre, un cur sans foi ne peut tre pur. Seule la vraie
foi libre une personne des turpitudes comme la jalousie, la passion pour
le monde, l'gosme, la qute d'avantages, etc. On devrait garder l'esprit
que ces erreurs ne peuvent tre corriges qu'en tant persvrants dans
nos devoirs envers Allah.
LE MODELE D'UNE PERSONNE VIVANT DANS UNE SOCIETE
ELOIGNEE DE LA RELIGION
Et ils dirent : " Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas
: nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait prir ". Ils
n'ont de cela aucune connaissance : ils ne font qu'mettre des conjectures.
(Al-Jathya, 24)
Or, il y a des gens qui discutent au sujet d'Allah sans
aucune science, ni guide, ni Livre pour les clairer (Al-Hajj, 8)
Malgr toutes ces qualits des croyants, un certain type de musulmans
peut encore tre indiffrent la religion. Afin d'en comprendre la raison,
nous devons tudier les prjugs et impressions des gens en gnral sur
l'Islam et les musulmans. Ce musulman qui nous intresse n'est pas un
athe mais il ne pratique pas sa religion comme il se doit. Ce musulman
est le type mme des soi-disant musulmans qui mnent leur vie selon quelques
principes mais qui ne font pas partie de la vraie religion. Le terme "irrligieux"
est donc ici appropri pour dcrire ces socits, gens et/ou principes
qui ne nient pas la religion mais qui n'ont rien voir avec elle non
plus. En consquence, le musulman de notre propos fait partie de la socit
irrligieuse qui est loigne des vritables valeurs religieuses. En fait,
ce modle irrligieux de conduite nous est familier car il est un produit
de la socit dans laquelle nous vivons.
Comme nous l'avons mentionn au dbut, l'une des caractristiques les
plus importantes d'un individu adoptant ce modle irrligieux est qu'il
se comporte selon les imprgnations qui lui sont imposes par la socit.
Toutes ses attitudes sont dtermines en suivant la masse. C'est galement
ainsi que son point de vue au sujet de la religion s'enracine.
Donc, toutes les penses de notre musulman-cible, au sujet de la religion,
sont conditionnes par son environnement. Il n'a pas beaucoup d'avis sur
le Coran. Peut-tre ne l'a-t-il mme pas lu une seule fois dans sa vie.
Par consquent, son unique source d'information sur l'Islam et les musulmans
provient des pratiques sans fondement de ses grands-parents ainsi que
des histoires et des rumeurs au sujet de l'Islam. Il pense que toutes
les activits entreprises au nom de l'Islam font partie du vrai Islam.
Durant sa scolarit, il ne peut rsister aux ides volutionnistes de
son professeur de biologie ou l'athisme de son professeur de philosophie.
On lui impose des ides qu'il accepte et trouve justes. Il pense avoir
trouv la vrit et dcouvert quelques orientations importantes dans la
vie.
Comme mentionn auparavant, certains mdias font passer des personnes
perverties pour des dvots et des ides perverties comme islamiques. Ils
prsentent galement les croyants comme des personnes agressives, fanatiques,
primitives, passives et isoles. A travers cette propagande systmatique
et discriminatoire des mdias, notre musulman pense qu'il a acquis assez
de connaissance au sujet de l'Islam. Il est si instruit qu'il n'hsite
pas proposer des ides impromptues et faire des jugements au sujet
de l'Islam ses amis. Quand il rencontre des personnes qui adhrent
la mme idologie et qui l'approuvent, il devient beaucoup plus sr de
lui-mme et de ses ides.
Les pratiques religieuses incorrectes, corrompues et draisonnables dont
il s'imprgne et qui ne refltent pas le vrai Islam, ne le poussent pas
rechercher la vrit. Il ne prend pas la peine de savoir s'il y a une
vraie religion. Il ne s'en proccupe pas car il a des choses plus importantes
faire, comme aller l'cole ou au travail ou encore s'occuper de sa
famille. Il ne veut pas assumer sa responsabilit de connatre la ralit.
Les mdias matrialistes lui font rprimer son me qui, elle, l'invite
penser Allah et la religion. S'il y a un systme d'Allah qui oblige
les gens pratiquer la religion, comment traitera-t-il alors ses affaires
mondaines ? Il pense tort que l'Islam ajoutera de nouveaux ennuis aux
siens. Son esprit est si nbuleux qu'il ne peut mme pas penser que son
vasion de la ralit ne le librera pas de ses responsabilits.
La situation psychologique de ce musulman et de ses pairs est dcrite
dans l'un des versets du Coran :
Ils empchent [les gens] de s'approcher de lui
et s'en cartent eux-mmes. Ils ne feront prir qu'eux-mmes sans s'en
rendre compte. (Al-An'm, 26)
L'attitude irrligieuse de la socit est son plus grand alibi. Le mode
de vie irrligieux adopt par les membres "de la haute socit", les politiciens,
les auteurs et d'autres personnes clbres et importantes, qui sont en
gnral connus pour tre des intellectuels clairs, l'affecte profondment.
Aprs tout, "la haute socit" ne doit-elle pas avoir les normes les plus
appropries de la vie ? Il ne lui reste plus, dans ce cas, qu' se conformer
la socit dans laquelle il vit.
En se tenant loin de la religion, il pense qu'il est une personne moderne.
Il pourrait se culpabiliser d'tre une personne irrligieuse. Mais il
se soulage en pensant qu'il y a beaucoup d'autres gens qui partagent cette
culpabilit avec lui. Il croit tort que "commettre une offense en groupe
rduit la responsabilit individuelle".
Mais quand il mourra, il sera tout seul. Personne ne sera avec lui lorsqu'il
devra rendre des comptes. Ces personnes et ces membres clbres et clairs
de la haute socit ne pourront pas l'aider. Des versets du Coran indiquent
ceci :
Et tous comparatront devant Allah. Puis, les faibles
diront ceux qui s'enflaient d'orgueil : " Nous tions bien vos suiveurs.
Pouvez-vous nous tre de quelque utilit contre le chtiment d'Allah ?
" - Alors, les autres diront : " Si Allah nous avait guids nous vous
aurions certainement guids. Il est indiffrent pour nous de nous plaindre
ou d'endurer ; nous n'avons pas d'chappatoire". (Ibrahim, 21)
Et vous voici venus Nous, seuls, tout comme Nous vous
avions crs la premire fois, abandonnant derrire vos dos tout ce que
Nous vous avions accord. Nous ne vous voyons point accompagns des intercesseurs
que vous prtendiez tre des associs. Il y a certainement eu rupture
entre vous : ils vous ont abandonns, ceux que vous prtendiez (tre vos
intercesseurs). (Al-An'm, 94)
Puisqu'il comprend mal la signification du concept d'"tre lu", il prend
pour modle des personnes gares. La socit de l'ignorance exige des
qualifications telles que la richesse et la renomme pour donner un
individu le statut d'lu. Ces critres sont sans pertinence en islam.
Les valeurs menant l'minence en islam et qui font d'un individu un
lu, et de ce fait un croyant, sont sa pit et son intimit avec Allah.
Et rappelle-toi Abraham, Isaac et Jacob ? Nos serviteurs
puissants et clairvoyants. Nous avons fait d'eux l'objet d'une distinction
particulire : le rappel de l'au-del. Ils sont auprs de Nous, certes,
parmi les meilleurs lus. (Sad, 45-47)
La socit exige beaucoup de qualifications et de sacrifices personnels.
Tout d'abord, le musulman de notre dmonstration doit obtenir un "statut"
et un "prestige" dans la socit selon ces critres irrligieux. Autrement,
"que penseront les gens de lui" ? Graduellement, il apprend des manires
plus efficaces "d 'pater les autres" pour faire "bonne" impression. Pour
lui, la seule chose qui importe est "l'impression qu'ont les autres de
lui". Il est trop proccup par ce que pensent les autres de lui. Par
ailleurs, il ne s'inquite pas de rechercher l'agrment d'Allah. Il prtend
rechercher le plaisir d'Allah, mais quand l'on considre ses actions,
l'on se rend compte que la seule chose dont il se soucie est de faire
plaisir aux gens.
La socit forme galement les gens dans la nature de leur rapport avec
le sexe oppos. L'un des slogans prfrs de la socit actuelle est de
"dfendre les droits des femmes et montrer du respect aux femmes". Mais
il n'en est rien car les femmes sont traites comme des objets.
La notion de "sortir avec quelqu'un" est impose comme la seule solution
certains problmes sociaux de la jeunesse. Cette pratique est encourage
et s'exprime par de nombreux termes dans nos socits modernes : "flirt",
"petit ami", "petite amie". L'on se soucie peu de savoir si cette attitude
convient aux normes religieuses. Les jeunes filles ont la "sainte" mission
de satisfaire les besoins des hommes. Les mdias ne cessent de dprcier,
par une propagande systmatique, cache ou ouverte, des valeurs comme
l'honneur et la chastet. Ce matraquage malsain finit par s'enraciner
dans le subconscient des gens. Les filles ges de 13-14 ans peuvent tre
considres comme "lesbiennes" si elles ne flirtent pas avec des garons.
Si un jeune homme rsiste la tentation des maisons closes, il peut galement
tre considr comme impuissant ou homosexuel. Ceux qui essaient de conserver
leur chastet peuvent tre mis au ban de la socit. Ainsi s'exerce une
pression sociale sur ceux qui n'agissent pas selon les rgles sociales
irrligieuses. L'opinion publique les invitera changer leurs murs et
des mesures disciplinaires seront prises contre ces personnes.
Sous l'effet de toute cette imprgnation, les jeunes personnes commencent
voir le rapport sexuel hors mariage comme permis. La socit forge aussi
nos points de vue au sujet des homosexuels. La propagande systmatique
pousse l'homme ordinaire croire la lgitimit de l'homosexualit :
"l'homosexualit est un choix personnel qui devrait tre considr comme
tout fait normal". Accepter une telle perversion comme normale fait
de nous un individu "moderne et intelligent". Un individu dit "moderne"
doit abandonner ses valeurs "dmodes" et se perfectionner dans le vice.
Plus l'on justifie "l'immoralit" sous ses diverses formes, plus l'on
est "moderne et intelligent". Peut-on rsister ces ides qui ont force
de loi dans nos socits ? Oui. Un vrai croyant le fait !
Considrons d'autres caractristiques de ce systme. Il prconise le
"mariage", qui est originellement une institution qui tablit l'amour
et le respect entre conjoints sans l'attente du moindre bnfice des deux
parties, comme un instrument d'exploitation mutuelle. Dans ce systme,
le rle d'une pouse est d'lever des enfants, de laver le linge et la
vaisselle, de cuisiner et de fournir la satisfaction sexuelle du mari.
Aprs avoir "trouv un mari", l'un des buts les plus importants d'une
jeune fille, elle essaie de s'"attacher" son mari en mettant au monde
un enfant ds que possible. Ceci afin de "garantir" son futur. Quant au
mari, il doit travailler et gagner de l'argent pour satisfaire les besoins
de sa "chre" pouse en retour de ses "services". C'est un contrat pour
la vie d'changes mutuels bas sur des intrts personnels et des rgles
sociales. Ce genre de mariage n'est pas trs diffrent d'un accord pass
pour services divers pendant quelques heures. La seule diffrence est
la dure de la validit de l'accord. Ce mariage compte durer plus longtemps
et peut-tre pendant toute la vie. En rgle gnrale, les deux conjoints
ne veulent pas accepter cette vrit. Quand ils voient qu'il n'y a aucun
amour et aucun respect dans leur rapport et qu'ils jouent seulement leurs
rles, ils admettent la dure preuve de leur mariage comme une "ralit
de la vie". Quand l'une des parties refuse d'accomplir les fonctions exiges
par cet accord mutuel, le mariage se brise.
On trouve aussi la notion de "mariage de raison". C'est une union conclue
sur la base de certaines conditions consenties par les deux parties sans
implication d'amour et d'intimit sincres. L'amour est quelque chose
de provisoire de toute faon et il disparatra tt ou tard. Ainsi, il
n'y a aucun besoin d'tre amoureux de la personne que vous pousez. Comme
on le comprend facilement, dans ce genre de mariage le point de partage
commun n'est pas l'amour mais l'argent, les avantages mutuels et la sexualit
qui, aprs une priode, est considre comme un acte ennuyeux puisque
les conjoints s'habituent l'un l'autre. Mme si l'amour existe, il a
une signification corrompue. Il est bas sur des critres matrialistes.
Les jeunes filles tombent facilement amoureuses des "types" qui ont "des
voitures de sport rouges". Qu'ils soient irrligieux n'importe pas vraiment.
Puisque le mariage n'implique aucune moralit, comme dcrite dans la religion,
il est tabli sur une base corrompue.
Il est vident que dans ces mariages, les valeurs comme la loyaut et
la fidlit n'ont aucune importance. Le nombre croissant de couples qui
se trompent est le rsultat prvisible de ces conceptions errones et
rpandues du mariage. Ils commencent se tromper l'un l'autre aprs un
certain temps et un bon nombre d'entre eux entretiennent leurs rapports
interdits en secret. D'autres personnes "modernes" commettent l'adultre
au su du conjoint et sont fires de leur "honntet". On idalise et favorise
"la philosophie moderne du mariage", qui est entirement diffrente de
celle dcrite par l'Islam. Cette perspective moderne mne invitablement
l'ide de "l'amour libre" pratiqu par un grand nombre de gens.
En fait, ce mode de vie irrligieux, plus connu sous le nom de modernisme,
n'est pas une philosophie indpendante. Il est reli un systme de pense
qui favorise la destruction des valeurs religieuses et tablit un ordre
social oppos la religion. Il essaie d'empcher les gens de pratiquer
leurs obligations religieuses. Les rgles de ce systme de pense s'appliquent
non seulement au mariage mais galement bien d'autres aspects de la
vie. Le systme tente de dtruire certaines valeurs comme la chastet
et la fidlit. Il corrompt aussi d'autres valeurs en les adaptant ses
pratiques sociales, dnaturant ainsi leur sens originel et induisant les
gens en erreur. L'honntet, le courage, la bravoure dans la voie d'Allah
sont parmi ces qualits qui sont fortement loues dans le Coran. Lutter
contre l'injustice, sacrifier sa vie dans la voie d'Allah, ne rien craindre
hormis d'Allah sont certaines des caractristiques importantes des croyants.
Mais dans ce systme, s'essayer aux perversions les plus extrmes devient
du courage, se livrer ouvertement des activits immorales est pris pour
de l'honntet et dfendre rsolument des valeurs irrligieuses est considr
comme de la dtermination.
La situation des jeunes nous montre la corruption de sens qu'ils font
subir aux valeurs. Ainsi le "courage" et la "bravoure" sont associs,
chez eux, des dfauts de l'tre humain comme l'insolence, l'irrespect,
la tyrannie, l'atteinte aux droits de l'homme, l'opportunisme, l'abus
de confiance, l'agressivit, l'arrogance et la prtention. Etre un "rebelle
et un dur" ou un "macho" sont des modles de conduite auxquels les jeunes
aspirent. L'indiscrtion et la loquacit sont considres comme des signes
de "franchise".
Allah nous informe au sujet de la fourberie de ces gens mentionns ci-dessus
:
Et n'obis aucun grand jureur, mprisable, grand diffamateur,
grand colporteur de mdisance, grand empcheur du bien, transgresseur,
grand pcheur, au cur dur, et en plus de cela btard. Mme s'il est dot
de richesses et (de nombreux) enfants. Quand Nos versets lui sont rcits,
il dit : " Des contes d'anciens ". (Al-Qalam, 10-15)
Quant aux femmes, elles font de l'amour libre et de la dfense du lesbianisme
un signe de "courage". Ainsi, avouer son infidlit son mari se transforme
en "honntet". Les perversions les plus varies suscitent le "respect"
qu'imposent nos socits modernes.
En consquence de toutes ces logiques corrompues, l'ide d'"aimer quelqu'un"
prend une tout autre signification. Le degr d'amour est proportionnel
combien on peut blouir son ami(e) et aux avantages matriels qu'on
peut en tirer. L'amour est bas sur certaines images intentionnellement
cres. Beaucoup de jeunes filles "tombent" pour "un rebelle romantique"
seulement en raison de son image. Vivant pour des clichs, elles trouvent
sympathiques les gens vraiment ordinaires et pauvres en qualits. De plus,
elles sont prtes critiquer les croyants dvous et respectables qui
ont beaucoup de prcieuses qualits. Ainsi, un croyant a peu de valeur
alors qu'un rebelle inutile et sans aucune qualit attire beaucoup plus
l'attention.
La socit forme les valeurs, le jugement, les penses et les sentiments
d'un individu tel point qu'il ne pense pas au but de la vie, son existence,
la religion et Allah. Comme le systme lui impose des responsabilits
innombrables, il n'a, de toute faon, pas le temps de rflchir sur de
telles questions. Avant tout, il doit tre le capitaine qui sauve son
bateau et gagner un statut dans la socit. A cette fin, il devra manipuler
et abuser les gens.
La vie est une lutte. Le grand poisson avale le plus petit. L'limination
du faible est une "loi de la nature". Il doit jouer le jeu avec ses propres
rgles. a lui est gal que les autres aient la mme mentalit, pourvu
qu'ils ne l'utilisent pas contre lui.
Mais quand les vnements prennent une tournure inattendue et qu'il choue
dans ses tentatives d'acqurir un "statut" dans la socit, la mentalit
qu'il a favorise jusqu'ici s'avre tre une menace pour lui. Il se retrouve
alors dans les rangs de ceux qu'il mprisait. Ses prtendus amis, qui
en fait ne s'inquitent pas pour lui, disparaissent maintenant un un
et le laissent tout seul. Une fois qu'il perd son travail, sa richesse,
sa sant et son statut ou tout autre chose qui attire l'amour et la considration
des gens, tous ses amis se dtournent de lui. Il ralise maintenant que
son seul refuge est en Allah, le seul qui il peut accorder sa confiance
et demander de l'aide.
C'est Lui qui vous fait aller sur terre et sur mer, quand
vous tes en bateau. [Ces bateaux] les emportrent, grce un bon vent.
Ils s'en rjouirent jusqu'au moment o, assaillis par un vent imptueux,
assaillis de tous cts par les vagues, se jugeant envelopps [par la
mort], ils prirent Allah, Lui vouant le culte [et disant] : " Certes,
si Tu nous sauves de ceci, nous serons parmi les reconnaissants ! " (Jonas,
22)
Mais ds qu'Allah rpond ses prires et que sa situation redevient
enviable, il se dtourne d'Allah nouveau. Il oublie l'homme qu'il tait
et qui avait demand dsesprment l'aide du Crateur en promettant d'tre
un vrai soumis si ses prires taient exauces.
Lorsqu'Il les a sauvs, les voil qui, sur terre, transgressent
injustement. gens ! Votre transgression ne retombera que sur vous-mmes.
C'est une jouissance temporaire de la vie prsente. Ensuite, c'est vers
Nous que sera votre retour, et Nous vous rappellerons alors ce que vous
faisiez. (Jonas, 23)
Il recommence valuer les choses dans une perspective matrialiste
et corrompue. Il considre ce qu'il a vcu seulement comme une exprience
de la vie et pense qu'il a t sauv de cette situation indsirable par
ses propres efforts. Les choses ne devraient-elles pas tre considres
sous l'angle pragmatique plutt qu'en termes de religion ou de mtaphysique
? Tout est fini de toute faon. Maintenant il est temps de retourner au
jeu. Cette fois il fera attention de jouer avec ses propres rgles. Aprs
tout, il est maintenant plus expriment.
Et si Nous faisons goter l'homme une grce de Notre
part, et qu'ensuite Nous la lui arrachons, le voil dsespr et ingrat.
Et si Nous lui faisons goter le bonheur, aprs qu'un malheur l'a touch,
il dira : " Les maux se sont loigns de moi ", et le voil qui exulte,
plein de gloriole. (Hud, 9-10)
Sa mentalit perverse est maintenant plus ferme et tablie. Mais il sera
prouv et il fera face d'autres ennuis semblables tout au long de sa
vie. Tout cela sera une nouvelle chance pour qu'il se tourne vers Allah.
Il serait souhaitable pour lui de tirer des leons du pass et de retrouver
le droit chemin avec l'aide d'Allah. Cependant, s'il rsiste et s'gare,
ces nouvelles chances seront des moyens d'augmenter sa perversion.
Si sa vie se termine avant qu'il ne se rende compte de l'avertissement
dans ces preuves, ce sera trop tard pour lui. Car il lui aura t donn
assez de chances et il aura dj prouv quel genre de personne il est
pendant sa vie. Il a perdu toutes ses chances et rcolt le pire.
Si tu les voyais, quand ils seront placs devant le Feu.
Ils diront alors : " Hlas ! Si nous pouvions tre renvoys (sur la terre),
nous ne traiterions plus de mensonges les versets de notre Seigneur et
nous serions du nombre des croyants ". Mais non ! Voil que leur apparatra
ce qu'auparavant ils cachaient. Or, s'ils taient rendus [ la vie terrestre],
ils reviendraient srement ce qui leur tait interdit. Ce sont vraiment
des menteurs. (Al-An'm, 27-28)
Comme avec les croyants pervers, d'autres versets du Coran exhortent
les mcrants se tourner vers Allah durant leur vie en ce monde.
Et quiconque Allah gare n'a aucun protecteur aprs Lui. Cependant, tu
verras les injustes dire, en voyant le chtiment : "Y a-t-il un moyen
de retourner [sur terre] ? " Et tu les verras exposs devant l'Enfer,
confondus dans l'avilissement, et regardant d'un il furtif, tandis que
ceux qui ont cru diront : " Les perdants sont certes ceux qui au Jour
de la Rsurrection font leur propre perte et celle de leurs familles ".
Les injustes subiront certes un chtiment permanent. Il n'auront pas de
protecteur en dehors d'Allah pour les secourir et quiconque Allah gare
n'a plus aucune voie.
Rpondez l'appel de votre Seigneur avant que ne vienne
un jour dont Allah ne reportera jamais le terme. Ce jour-l, nul refuge
pour vous et vous ne pourrez point nier (vos pchs). (Achoura, 44-47)
TRANSITION A LA MORALITE CORANIQUE
Sauf celui qui a commis une injustice puis a remplac le mal par le bien...
alors Je suis Pardonneur et Misricordieux. (An-Naml, 11)
Et c'est ainsi que Nous t'avons rvl un esprit [le
Coran] provenant de Notre ordre. Tu n'avais aucune connaissance du Livre
ni de la foi ; mais Nous en avons fait une lumire par laquelle Nous guidons
qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vrit tu guides vers un
chemin droit. (Achoura, 44-47)
Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Allah les
fait entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, car Allah
fait certes ce qu'Il veut. (Al-Hajj, 14)
Chaque personne aura une chance de se dbarrasser de l'imprgnation de
la socit et de prendre la voie d'Allah dans sa vie. Personne ne partira
de ce monde avant d'avoir t invit la religion d'Allah par un avertisseur.
Chacun est responsable de ses actes et sera invit choisir librement
l'Islam.
Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour
lui-mme ; et quiconque s'gare, ne s'gare qu' son propre dtriment.
Et nul ne portera le fardeau d'autrui. Et Nous n'avons jamais puni [un
peuple] avant de [lui] avoir envoy un Messager. (Al-Isra, 15)
Ceux qui reoivent cette invitation donnent diffrentes rponses en retour.
Le Coran explique leur raction en dtail. La raction idale vient des
vrais croyants :
La seule parole des croyants, quand on les appelle vers
Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : " Nous
avons entendu et nous avons obi ". Et voil ceux qui russissent. (An-Nur,
51)
Nanmoins, tous ne rpondent pas aussi positivement l'appel d'Allah.
Le Coran mentionne galement ceux qui nient avec orgueil et prennent mme
les musulmans comme ennemis, quand ils sont invits ce qu'Allah a rvl.
Malheur tout grand imposteur pcheur ! Il entend les
versets d'Allah qu'on lui rcite puis persiste dans son orgueil, comme
s'il ne les avait jamais entendus. Annonce-lui donc un chtiment douloureux.
S'il a connaissance de quelques-uns de Nos versets, il les tourne en drision.
Ceux-l auront un chtiment avilissant. (Al-Jathiya, 7-9)
Cependant, la raction d'autres personnes est plus ambigu. Chez certains,
leur me leur permet de distinguer le juste du faux, mais une autre voix
l'intrieur continue leur imposer de ne pas se dtourner de la socit
irrligieuse. Ils lgitiment leur garement en utilisant divers mcanismes
de dfense pour chapper la ralit. Puisqu'ils ne peuvent pas dire
: " Les croyants me rvlent la vrit, mais je ne l'accepte pas et ne
pratique pas ce qu'ils m'indiquent de faire en raison de ma faiblesse
et de mon orgueil ", ils essayent de rechercher des dfauts dans la religion
et aux croyants pour se donner bonne conscience.
Quand une telle personne rencontre un vrai croyant qui est sincre envers
Allah, elle le considre avec des soupons et des prjugs. Quand elle
voit que ce croyant ne correspond pas au modle traditionnel, elle l'accuse
d'tre une personne qui "interprte la religion selon ses propres dsirs
et l'utilise son avantage". Il est intressant de noter que cette accusation
a t adresse mme aux prophtes :
Alors les notables de son peuple qui avaient mcru dirent
: " Celui-ci n'est qu'un tre humain comme vous voulant se distinguer
votre dtriment. Si Allah avait voulu, ce sont des Anges qu'Il aurait
fait descendre. Jamais nous n'avons entendu cela chez nos anctres les
plus reculs. " (Al-Mu'minne, 24)
Ils dirent : " Salih, tu tais auparavant un espoir
pour nous. Nous interdirais-tu d'adorer ce qu'adoraient nos anctres ?
Cependant, nous voil bien dans un doute troublant au sujet de ce vers
quoi tu nous invites. " (Hud, 62)
Du coup, le musulman gar dcide, en pleine conscience, d'tre le dfenseur
de la comprhension corrompue de la socit de l'ignorance. Il rfute
la faon dont vivent les croyants qui ont abandonn la religion corrompue
des anctres et qui adhrent au Coran. Il demande aux vrais musulmans
: " Chacun agit selon ses dsirs et vous tes les seuls agir correctement.
Est-ce ce que vous prtendez ? ", " Etes-vous les seuls avoir compris
la vraie religion ? ", " Prtendez-vous tre plus sages que la plupart
des croyants sur terre et avoir trouv le droit chemin ? ". Cependant,
le Coran dit qu'il est faux de croire qu'une chose est vraie parce qu'elle
emporte l'adhsion du plus grand nombre. Bien au contraire, le Coran nous
avertit que la plupart des gens ne seront pas sur le droit chemin :
Alif, Lam, Mim, Ra. Voici les versets du Livre ; et ce
qui t'a t rvl par ton Seigneur est la vrit ; mais la plupart des
gens ne croient pas. (Ar-Raad, 1)
Tandis que certains prophtes avaient de nombreux disciples (comme les
prophtes Mose, Salomon et Mohammed), d'autres ont eu un nombre restreint
de suiveurs et certains mme n'en ont eu aucun, comme mentionn dans le
Coran. Cependant, la variation dmographique des croyants travers l'histoire
n'a jamais influ sur la validit intrinsque de la vrit. Ainsi, tous
les prophtes ont communiqu leur message aux gens. Ils ont accompli leur
devoir et ont t rcompenss en obtenant les plus hauts jardins dans
l'au-del, quel que soit le nombre de croyants qui les ont suivis.
Le Coran explicite la position des gens qui interrogent les croyants
partir de leur logique corrompue :
N'as-tu pas vu ceux qui ont pris pour allis des gens
contre qui Allah S'est courrouc ? Ils ne sont ni des vtres, ni des leurs
; et ils jurent mensongrement, alors qu'ils savent. (Al-Mujadalah, 14)
Ils sont indcis (entre les croyants et les mcrants)
n'appartenant ni aux uns ni aux autres. Or, quiconque Allah gare, jamais
tu ne trouveras de chemin pour lui. (An-Nisa, 143)
Ce genre de personne essaie de trouver des insuffisances dans la vraie
religion base sur le Coran. Bien qu'elle ne sache pas beaucoup au sujet
du Coran, elle cherche contester et produire des exemples pour dfendre
sa logique corrompue. Ces exemples sont dsigns comme des "comparaisons"
par le Coran. En fait ce sont des prtentions sans fondement qui sont
proposes comme moyen d'vasion.
Vois quoi ils te comparent ! Ils se sont gars. Ils
ne pourront trouver aucun chemin. (Al-Furqane, 9)
Les comparaisons les plus connues n'excdent pas quatre ou cinq. " Pourquoi
la religion interdit-elle de manger la chair du porc? " est l'une de ces
questions les plus frquemment poses. La personne qui pose cette question
sait-elle que le porc se nourrit de son propre excrment, cause une maladie
parasitaire et qu'il est donc nocif la sant humaine ? Ces seuls faits
auraient d suffire la dgoter. Mais son vritable but est de bouleverser
les esprits et non d'obtenir une rponse satisfaisante. La fin de telles
personnes est dcrite dans le Coran :
Tandis que ceux qui s'efforcent chapper (au chtiment
mentionn dans) Nos versets, ceux-l sont les gens de l'Enfer. (Al-Hajj,
51)
Qui obstruent le sentier d'Allah (aux gens), cherchent
rendre tortueux et ne croient pas en l'au-del. (Hud, 19)
Mme si l'on prouve la futilit de ces comparaisons, d'autres sont produites
immdiatement. Car le vritable but n'est pas de s'informer mais de rechercher
des insuffisances. Un cur sincre devrait tre convaincu du bien-fond
des rponses aux comparaisons. En fait, cette personne ne veut pas changer
ses plans ni sa faon de vivre. Par consquent, elle se bouche les oreilles
pour ne pas entendre la ralit :
Et chaque fois que je les ai appels pour que Tu leur
pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont envelopps
de leurs vtements, se sont entts et se sont montrs extrmement orgueilleux.
(Nuh, 7)
Ceux qui refusent les conseils sont compars des onagres :
Qu'ont-ils se dtourner du Rappel ? Ils sont comme
des onagres pouvants, s'enfuyant devant un lion. (Al-Muddattir, 49-51)
Nous sommes encore informs par le Coran que ces personnes qui s'loignent
de l'Islam par des ractions aussi primaires et de telles excuses sont
dcrites comme injustes.
Et qui est plus injuste que celui qui invente un mensonge
contre Allah, alors qu'il est appel l'Islam ? Et Allah ne guide pas
les gens injustes. (As-Saff, 7)
Si cet individu gar est astucieux, il prend cette mise en garde comme
un dfi et essaie de prouver sa "vigilance" et son "astuce". Personne
ne peut le "duper" aprs tout. Il aborde les musulmans d'une faon paranode
et hostile. Puisqu'il pense que chaque individu est motiv uniquement
par son intrt propre, tout comme lui, il ne peut comprendre les efforts
sincres et dvous des musulmans dans la voie d'Allah. Il essaie d'expliquer
l'unit et la solidarit des croyants du point de vue des ignorants. "
Il doit y avoir quelque chose derrire tout cela ", se dit-il.
En fait, ses manires fourbes, hostiles et entaches de prjugs envers
les musulmans ne sont pas des dfauts qui lui sont particuliers. A travers
toute l'histoire, toutes les socits ignorantes ont utilis la mme tactique
et agi de la mme manire. Malgr la succession des poques, cette mentalit,
ces mthodes et ces comparaisons sont demeures inchanges.
Ils ont plutt tenu les mmes propos que les anciens.
(Al-Mu'minne, 81)
Ces imposteurs nient la rvlation ou essaient de corrompre sa signification
pour qu'elle serve leurs propres intrts. Ils mettent en avant d'autres
critres que ceux du Coran.
Qu'avez-vous ? Comment jugez-vous ? Ou bien avez-vous
un Livre dans lequel vous apprenez qu'en vrit vous obtiendrez tout ce
que vous dsirez ? Ou bien est-ce que vous avez obtenu de Nous des serments
valables jusqu'au Jour de la Rsurrection, Nous engageant vous donner
ce que vous dcidez ? (Al-Qalam, 36-39)
Quand le ngateur est parmi les membres de la socit de l'ignorance,
il se rappelle peine qu'il est musulman. Il ne se demande jamais si
ses actions, ses attitudes, son rapport avec autrui et sa faon de vivre
conviennent aux critres coraniques. Cependant, quand il rencontre un
musulman sincre, il se rappelle subitement qu'il est un musulman "trs"
religieux. Il commence noncer des clichs pour prouver combien il est
religieux. Des dclarations comme " Je suis musulman, alhamdulillah ",
" Je ne manque jamais les prires ", " Je ne bois jamais d'alcool pendant
le mois de Ramadan " sont en fait des indications de l'tat psychologique
dplorable de cette personne qui essaie de dissimuler sa vraie personnalit.
D'autres personnes "astucieuses" vont bien plus loin et agissent comme
des croyants d'une trs grande pit. Elles se comparent ceux qui vivent
la religion d'une faon corrompue et dclarent : " Mon cur est pur et
je suis plus religieux que la plupart de ces personnes qui semblent religieuses
". Elles disent : " Allah sait qui est sur le droit chemin ". Elles refusent
les critiques sur leur mode de vie irrligieux tout en se livrant ouvertement
des activits illgales telles que l'"usure" et l'"adultre". S'il est
certain qu'Allah sait qui est sur le droit chemin et qui ne l'est pas,
il n'en demeure pas moins que, selon le Coran, un vrai croyant a les caractristiques
des croyants comme dfinies dans le Coran. Car les critres du Coran sont
trs clairs : une personne qui se prtend suprieure, sans avoir une connaissance
du Coran, se dshonore.
L'une des plus grandes erreurs de telles personnes est qu'elles supposent
tort qu'elles peuvent tromper les autres. Cependant, les vrais croyants
peuvent facilement identifier de telles personnes l'aide de la comprhension
et de la capacit dont Allah les a dots ainsi qu' partir de la connaissance
fournie par le Coran. En outre, Allah qui "connat fort bien le contenu
des curs" (Al-Imran, 119), les voit et les connat mieux qu'eux-mmes.
De telles personnes croient qu'elles peuvent tromper Allah exactement
comment elles trompent autrui. Le jour du jugement, aucune excuse ne sera
accepte de ces gens devant Allah.
LE MONDE ET L'AU-DELA
On a enjoliv aux gens l'amour des choses qu'ils
dsirent : femmes, enfants, trsors thsauriss d'or et d'argent, chevaux
marqus, btail et champs ; tout cela est l'objet de jouissance pour la
vie prsente, alors que c'est prs d'Allah qu'il y a bon retour. Dis :
" Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela ? Pour
les pieux, il y a, auprs de leur Seigneur, des jardins sous lesquels
coulent les ruisseaux, pour y demeurer ternellement, et aussi des pouses
purifies, et l'agrment d'Allah. " Et Allah est Clairvoyant sur [Ses]
serviteurs. (Al-Imran, 14-15)
Toutes les tentatives de rechercher des incohrences dans la religion
proviennent essentiellement d'un manque de comprhension de la ralit
de l'au-del.
Comme il est dit dans le Coran, Allah a cr le monde comme une demeure
provisoire pour nous. Cette vie n'existe que pour prouver les croyants,
les purifier, les rendre dignes du Paradis et servir de preuve contre
les mcrants.
Cependant, les membres de la socit de l'ignorance ngligent cette ralit
et s'attachent uniquement au monde comme s'il n'avait pas de terme. Cette
attitude est la base mme de la socit de l'ignorance dcrite tout
au long de cet ouvrage. Ainsi, des propos comme " la vie est courte, il
faut donc en profiter ", " nous venons en ce monde une seule fois, alors
apprciez-le ", sont des rflexions rellement simplistes qui poussent
les gens vivre leur vie sans se soucier de leurs devoirs religieux et
de l'au-del. L'on doit apprcier la vie tant que l'on est vivant. L'on
peut essayer n'importe quoi par amusement et pour son avantage ; dans
la socit de l'ignorance tirer bnfice de quelque chose ne pose aucun
problme. Dans cette perspective, tout est lgitime.
La socit de l'ignorance est dans un garement profond. Il est vident
que la mort est une fin invitable et qu'elle viendra chacun sur terre
tt ou tard. Cependant, les gens ignorants ngligent ce fait et le tiennent
hors de l'ordre du jour autant que possible. Ils vitent constamment de
penser cela et empchent les gens d'en parler. Bien que la plupart des
gens ne nient pas l'existence d'Allah, ils mnent leur vie comme s'ils
ne devaient jamais mourir. Ils rpondent par l'affirmative la question
de la vie aprs la mort car c'est une chose ncessaire pour tre musulman.
Cependant leurs actions prouvent exactement le contraire. Cela est d
leur manque de foi en l'au-del.
Ces gens-l aiment [la vie] phmre (la vie sur terre)
et laissent derrire eux un jour bien lourd [le jour du Jugement]. (Al-Insan,
27)
Et certes tu les trouveras les plus attachs la vie
[d'ici-bas], pire en cela que les Associateurs. Tel d'entre eux aimerait
vivre mille ans. Mais une pareille longvit ne le sauvera pas du chtiment
! Et Allah voit bien leurs actions. (Al-Baqarah, 96)
Ils sont dans le doute, n'est-ce pas, au sujet de la
rencontre de leur Seigneur ? C'est Lui certes qui embrasse toute chose
(par Sa science et Sa puissance). (Fussilat, 54)
Puisqu'ils pensent que la mort sera la fin de tout, leur dsir d'immortalit
emprunte d'autres voies. La plupart des gens de l'ignorance veulent laisser
une oeuvre quelconque pour assurer la prennit de leur nom aprs la mort.
Ainsi, ils esprent vivre jamais dans les esprits. Ils ne se rendent
pas compte qu'ils nourrissent des ides draisonnables. Au lieu de faire
de bonnes actions pour leur vie aprs la mort, ils veulent laisser leur
"nom" dans le monde et tre "inoubliables", effort strile et futile.
Et quand Hud, leur frre (contribule), leur dit
: " Ne craindrez-vous pas [Allah] ? Je suis pour vous un messager digne
de confiance. Craignez Allah donc et obissez-moi. Et je ne vous demande
pas de salaire pour cela ; mon salaire n'incombe qu'au Seigneur de l'univers.
Btissez-vous par frivolit sur chaque colline un monument ? Et difiez-vous
des chteaux comme si vous deviez demeurer ternellement ? " (As-Shu'ar',
124-129)
Malheur tout calomniateur diffamateur qui amasse
une fortune et la compte, pensant que sa fortune l'immortalisera. (Al-Humazah,
2-3)
La croyance dans l'au-del en tant que consolation pour adoucir la souffrance
de la vie terrestre est une distorsion de la foi qui affecte mme les
plus religieux. Ceux-ci croient, tort, que les jardins dans l'au-del
leur sont ainsi garantis. Cette conception de l'au-del est douteuse et
le Coran parle de ces gens qui sont certains d'tre les lus des jardins.
Ainsi la sourate Al-Kahf aborde cet aspect de la socit de l'ignorance
par le biais d'une parabole :
Donne-leur l'exemple de deux hommes : l'un d'eux Nous avons assign
deux jardins de vignes que Nous avons entours de palmiers et Nous avons
mis entre les deux jardins des champs cultivs. Les deux jardins produisaient
leur rcolte sans jamais manquer. Et Nous avons fait jaillir entre eux
un ruisseau. Et il avait des fruits et dit alors son compagnon avec
qui il conversait : " Je possde plus de bien que toi, et je suis plus
puissant que toi grce mon clan ".
Il entra dans son jardin coupable envers lui-mme [par
sa mcrance] ; il dit : " Je ne pense pas que ceci puisse jamais prir,
et je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramne vers mon Seigneur,
je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. " Son compagnon
lui dit, tout en conversant avec lui : " Serais-tu mcrant envers Celui
qui t'a cr de terre, puis de sperme et enfin t'a faonn en homme ?
Quant moi, c'est Allah qui est mon Seigneur; et je n'associe personne
mon Seigneur. En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu : " Telle est
la volont (et la grce) d'Allah ! Il n'y a de puissance que par Allah
". Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants, il se peut
que mon Seigneur, bientt, me donne quelque chose de meilleur que ton
jardin, qu'Il envoie sur [ce dernier], du ciel, quelque calamit, et que
son sol devienne glissant, ou que son eau tarisse de sorte que tu ne puisses
plus la retrouver ". Et sa rcolte fut dtruite et il se mit alors se
tordre les deux mains cause de ce qu'il y avait dpens, cependant que
ses treilles taient compltement ravages. Et il disait : " Que je souhaite
n'avoir associ personne mon Seigneur ! " Il n'eut aucun groupe de gens
pour le secourir contre (la punition) d'Allah. Et il ne put se secourir
lui-mme. En l'occurrence, la souveraine protection appartient Allah,
le Vrai. Il accorde la meilleure rcompense et le meilleur rsultat. (Al-Kahf,
32-44)
Dans une autre sourate du Coran, nous voyons un autre exemple d'une personne
avec une telle mentalit.
Et si nous lui faisons goter une misricorde de Notre
part, aprs qu'une dtresse l'a touch, il dit certainement : " Cela m'est
d ! Et je ne pense pas que l'Heure se lvera [un jour]. Et si je suis
ramen vers mon Seigneur, je trouverai, prs de Lui, la plus belle part
". Nous informerons ceux qui ont mcru de ce qu'ils ont fait et Nous leur
ferons srement goter un dur chtiment. (Fussilat, 50)
Il est en fait difficile de comprendre la raison pour laquelle les gens
de la socit de l'ignorance s'obstinent dans leur ccit. Si quelqu'un
croit en Allah, il doit invitablement conclure l'existence de l'au-del.
Allah cre l'homme, le laisse vivre le temps d'une vie, lui donne des
bndictions innombrables et lui tmoigne une grande compassion et de
la piti. Pourquoi donc devrait-il vouloir l'anantir un certain ge
?
Rappelons-nous une illustration donne par un grand disciple islamique
ce sujet : une mre peut-elle tuer son enfant aprs l'avoir lev pendant
des annes ? En fait, une mre s'inquite de son enfant et elle prouve
de la compassion pour lui. Elle ne peut mme pas s'imaginer lui faire
le moindre mal et encore moins dsirer qu'il meure. Ces nobles sentiments
lui ont t donns par Allah, la source ultime de compassion et de tout
autre concept du bien. Comment alors peut-on croire qu'Allah annihile
les humains qu'Il cre et qui Il accorde toutes sortes de bndictions,
surtout quand ces personnes Lui sont reconnaissantes et choisissent d'tre
ses serviteurs.
Nous aurions peut-tre une raison de penser que la mort est une fin,
si les bons vivaient sans fin sur la terre tandis que les mauvais mouraient.
Cependant "toute me doit goter la mort" (Al-Anbiya, 35). Allah met fin
la vie d'un individu aprs lui avoir permis de vivre pendant une certaine
priode. Comme il est dit dans ce verset : Ne vous avons-Nous pas donn
une vie assez longue pour que celui qui rflchit rflchisse ? L'avertisseur,
cependant, vous tait venu. (Fatr, 37). Cette priode est suffisante
pour chacun de nous pour faire un choix.
Cette priode doit permettre aux gens de se rendre compte que leur me
est immortelle. Allah nous a incits dsirer diverses choses et Il nous
a donn tout ce que nous voulons et tout ce dont nous avons besoin. Allah
nous a crs de telle manire que nous sentons la faim et Il nous a accord
beaucoup de nourriture sur terre. Il nous a donn la sensation de la soif
et Il a mis des sources d'eau la disposition des hommes quand Il a cr
la terre. Aussi, pourquoi Allah ne nous laisserait-t-Il pas vivre pour
toujours alors qu'Il nous a donn le dsir de vivre pour toujours ? Allah
a cr l'homme comme son calife sur la terre et a mis toute la cration
son service : le soleil, les toiles et la terre. Au vu de cette cration
parfaite d'Allah, il serait draisonnable de penser qu'Allah permette
aux hommes de vivre sur la terre pendant une priode pour ensuite interrompre
leur vie pour toujours. En somme, quand nous mourons, nous ne nous perdons
pas dans le "nant", mais commenons notre vraie vie.
C'est l'vidence mme de penser que la vie sur terre est provisoire et
n'est qu'un avant-got de la vraie vie. Toutes les beauts de ce monde
sont temporaires et comportent d'innombrables imperfections. Le plus bel
homme ne conserve sa belle apparence que pendant une ou deux dcennies.
A mesure qu'il avance en ge, son aspect physique change, sa peau devient
ride, son corps se dforme et il commence souffrir de maladies associes
au vieillissement. Il n'est pas ncessaire de vieillir pour constater
les imperfections de la vie de ce monde. La mcanique du corps n'est pas
dpourvue de faiblesses. S'il ne prend pas une douche pendant quelques
jours, il commence sentir mauvais. Qu'importe sa beaut, il doit aller
aux toilettes comme chaque tre humain chaque jour de sa vie.
Du fait que les gens sont habitus toutes ces imperfections, ils ne
se rendent gnralement pas compte que celles-ci ont leur raison d'tre.
La cration d'Allah est parfaite comme en tmoigne tout l'univers ; le
cosmos, la terre, la nature et toutes les cratures vivantes sont des
structures qui vont du plus complexe au plus lmentaire. Il y a dans
tout cela des signes d'une matrise et d'une conception parfaites. Ainsi,
si Allah l'avait voulu, les gens n'auraient aucune faiblesse. Mais toutes
ces insuffisances sont l pour rappeler aux gens le fait qu'ils ont besoin
d'Allah. Elles sont galement l pour rappeler que la vie en ce monde
n'est seulement qu'un reflet de la vraie vie de l'au-del exempt de toute
insuffisance.
Sachez que la vie prsente n'est que jeu, amusement,
vaine parure, une course l'orgueil entre vous et une rivalit dans l'acquisition
des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille une pluie :
la vgtation qui en vient merveille les cultivateurs, puis elle se fane
et tu la vois donc jaunie ; ensuite elle devient des dbris. Et dans l'au-del,
il y a un dur chtiment, et aussi pardon et agrment d'Allah. Et la vie
prsente n'est que jouissance trompeuse. (Al-Hadid, 20)
Qu'est-ce que la vraie vie ? Tout le monde sait qu'il y aura deux lieux
diffrents dans l'au-del : le paradis pour les croyants et l'enfer pour
les mcrants. Cependant, la socit de l'ignorance n'a pu s'empcher
de fabuler au sujet du paradis et de l'enfer. Par consquent, nous devons
encore nous rfrer au Coran pour comprendre la vraie nature de l'au-del.
LE PARADIS : LA VRAIE DEMEURE DES CROYANTS
Htez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu'un
Paradis aussi large que le ciel et la terre, prpar pour ceux qui ont
cru en Allah et en Ses Messagers. Telle est la grce d'Allah qu'Il donne
qui Il veut. Et Allah est le Dtenteur de l'norme grce. (Al-Hadid,
21)
Il y aura l pour eux tout ce qu'ils voudront. Et auprs
de Nous il y a davantage encore. (Qaf, 35)
La demeure ternelle des croyants est le paradis. Allah les rcompensera
en les installant dans les jardins o ils demeureront pour toujours. Le
paradis est un lieu o les croyants trouveront tout ce qu'ils dsirent
et mme plus car les beauts du paradis dpassent l'imagination humaine.
Aussi, la perception humaine du paradis est-elle sensiblement diffrente
de ce que dcrit le Coran. Dans la perspective traditionnelle, le paradis
est une version amliore de l'Est, plus particulirement de la culture
arabe. Selon ce point de vue, le paradis est un lieu ignorant la technologie
et abritant un peuple primitif, et o les gens jouissent, pour la plupart,
de ses beauts naturelles que sont les arbres, les rivires, etc. Quant
aux habitations du paradis, on les imagine, par exemple, semblables aux
chalets de la culture du Moyen-Orient du XVIIe sicle, l'image des difices
ottomans. Les gens se figurent gnralement les habitants du paradis vtus
d'amples pantalons, de robes de coupe religieuse et de turbans, dans une
version en quelque sorte futuriste des habits existants. Les "houris",
dont l'extrme beaut est atteste dans le Coran, n'chappent pas au dterminisme
culturel. En effet, d'emble par analogie, l'on placerait ces belles cratures
au cur de harems traditionnels ottomans. Aussi, chaque individu se fera-t-il
une ide de ces trs belles "houris", selon son environnement culturel.
Toutes ces reprsentations sont des perceptions fausses de ceux qui aiment
penser que le monde oriental est la cration d'Allah tandis que le monde
occidental est dissoci de l'Orient et de la cration. Cette marginalisation
de l'Occident vient de la dcadence de ses murs. Mais l'on oublie que
le monde occidental possde la technologie, le luxe et le sens de l'esthtique.
En raison de ses aspects ngatifs l'on pense qu'Allah n'a aucune part
dans l'Occident. Mais Allah est propritaire de tout. Suivant cette logique
errone, Allah existerait La Mecque et non pas Los Angeles. Mme la
plupart des musulmans qui vivent dans le monde occidental sont convaincus
que le paradis sera l'image de l'Orient.
Cependant, la ralit est tout autre : ... Allah a embrass toute chose
de [Son] savoir. (At-Talaq, 12) et Il est ... le Seigneur des Levants
et des Couchants (Al-Maarij, 40). Ainsi, le paradis ne peut manquer d'aucune
des beauts de ce monde, qu'elles appartiennent l'Est ou l'Ouest.
Autrement, le paradis ne serait pas un paradis. Les maisons dans le paradis
seront incomparablement meilleures que les plus beaux palais de ce monde.
Les vtements du paradis, dont la beaut est voque, surpasseront en
qualit et en esthtique ceux des maisons de couture franaises ou italiennes.
Les femmes du paradis ne ressembleront pas ncessairement aux danseuses
orientales ; elles seront beaucoup plus belles et sduisantes que les
mannequins et cover-girls, puisque le Coran et la littrature islamique
dcrivent leur incommensurable beaut.
Tous les concepts islamiques ne sont pas ncessairement orientaux. Quand
quelqu'un lit le Coran sans y prter attention, il peut avoir l'impression
que la technologie n'existe pas dans les jardins du paradis. Ceci est
d au fait que le Coran a t rvl il y a 1400 ans, et que le paradis
y est dcrit de manire tre compris par tous les gens toutes les
poques. Le Coran est universel et s'applique tous les sicles. De ce
fait, le Coran ne s'attarde videmment pas dans ses descriptions sur l'aspect
technologique du paradis. Car la technologie, de par sa nature volutive,
place les gens d'une poque donne dans l'ignorance de ce qui a prcd
et de ce qui est venir sur le plan technique. En revanche, nous savons
que nous serons gratifis de tout ce que nous dsirons : il y aura l
[pour eux] tout ce que les mes dsirent et ce qui rjouit les yeux ;
et vous y demeurerez ternellement. (Azzukhruf, 71). Dans un autre verset,
l'on nous certifie que nous serons exaucs au-del de nos esprances :
... Il y aura l pour eux tout ce qu'ils voudront. Et auprs de Nous
il y a davantage encore. (Qaf, 35). Ainsi, tout, y compris la technologie,
sera la disposition des habitants du paradis ; il leur suffira de dsirer.
La sourate Ar-Rahman dcrit ainsi le paradis :
Et pour celui qui aura craint de comparatre devant son
Seigneur, il y aura deux jardins.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Aux branches touffues.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils y trouveront deux sources courantes.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils contiennent deux espces de chaque fruit.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils seront accouds sur des tapis doubls de brocart,
et les fruits des deux jardins seront leur porte (pour tre cueillis).
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils y trouveront [les houris] aux regards chastes, qu'avant
eux aucun homme ou djinn n'aura dflores.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Elles seront [aussi belles] que le rubis et le corail.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Y a-t-il d'autre rcompense pour le bien, que le bien
?
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
En de de ces deux jardins il y aura deux autres jardins.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils sont d'un vert sombre.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Dans lesquels il y aura deux sources jaillissantes.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils contiennent des fruits, des palmiers, et des grenadiers.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
L, il y aura des vertueuses et des belles.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Des houris clotres dans les tentes.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Qu'avant eux aucun homme ou djinn n'a dflores.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Ils seront accouds sur des coussins verts et des tapis
pais et jolis.
Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous
?
Bni soit le Nom de ton Seigneur, Plein de Majest et
de Munificence ! (Ar-Rahman, 46-78)
Dans d'autres versets, le paradis est voqu en ces termes
:
Et quand tu regarderas l-bas, tu verras un dlice et
un vaste royaume. (Al-Insan,20)
Ils y seront accouds sur des divans, n'y voyant ni soleil
ni froid glacial. (Al-nsan,13)
O ils n'entendent aucune futilit. (Al-Gashiyah, 11)
Et ils auront auprs d'eux des belles aux grands yeux,
au regard chaste, semblables au blanc bien prserv de l'uf. (Saffat,
48-49)
Et ils diront : " Louange Allah qui a cart de nous
l'affliction. Notre Seigneur est certes Pardonneur et Reconnaissant. C'est
Lui qui nous a installs, par Sa grce, dans la Demeure de la stabilit,
o nulle fatigue, nulle lassitude ne nous touchent. " (Fatr, 34-35)
Mais ceux qui auront craint leur Seigneur auront [pour
demeure] des tages [au Paradis] au-dessus desquels d'autres tages sont
construits et sous lesquels coulent les rivires. Promesse d'Allah ! Allah
ne manque pas Sa promesse. (Az-Zumar, 20)
Voici l'accueil qu'Allah rserve ses serviteurs :
toi, me apaise, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agre ; entre
donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis. (Al-Fajr, 27-30)
L'ENFER QUI ATTEND LES MECREANTS
Laisse-Moi avec celui que J'ai cr seul,
et qui J'ai donn des biens tendus,
et des enfants qui lui tiennent toujours compagnie,
pour qui aussi J'ai aplani toutes difficults.
Cependant, il convoite [de Moi] que Je lui donne davantage.
Pas du tout ! Car il reniait nos versets (le Coran) avec
enttement.
Je vais le contraindre gravir une pente.
Il a rflchi. Et il a dcid.
Qu'il prisse ! Comme il a dcid !
Encore une fois, qu'il prisse, comme il a dcid !
Ensuite, il a regard.
Et il s'est renfrogn et a durci son visage.
Ensuite il a tourn le dos et s'est enfl d'orgueil.
Puis il a dit : " Ceci (le Coran) n'est que magie apprise
ce n'est l que la parole d'un humain ".
Je vais le brler dans le Feu intense (Saqar).
Et qui te dira ce qu'est Saqar ?
Il ne laisse rien et n'pargne rien.
Il brle la peau et la noircit. (Al-Muddattr, 11-29)
Il y a autant de laideurs et de tourments dans l'enfer que de beauts
et de bndictions dans le paradis. Ceux qui auront ni Allah comme leur
crateur seront punis avec svrit et pour toujours en enfer. Le Coran
parle de ceux qui mritent l'enfer en ces termes :
Et quiconque fait scission d'avec le Messager, aprs
que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui
des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est dtourn, et le
brlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! (An-Nisa, 115)
Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu et amusement,
et qui sont sduits par la vie sur terre. Et rappelle par ceci (le Coran)
pour qu'une me ne s'expose pas sa perte selon ce qu'elle aura acquis,
elle n'aura en dehors d'Allah, ni alli ni intercesseur. Et quelle que
soit la compensation qu'elle offrirait, elle ne sera pas accepte d'elle.
Ceux-l se sont abandonns leur perdition cause de ce qu'ils ont acquis.
Leur breuvage sera l'eau bouillante et ils auront un chtiment douloureux,
pour avoir mcru. (Al-An'm, 70)
... ceux qui thsaurisent l'or et l'argent et ne les
dpensent pas dans le sentier d'Allah, annonce un chtiment douloureux,
le jour o (ces trsors) seront ports l'incandescence dans le feu de
l'Enfer et qu'ils en seront cautriss, front, flancs et dos : voici ce
que vous avez thsauris pour vous-mmes. Gotez de ce que vous thsaurisiez.
(At-Tawbah, 34-35)
Et quand on lui dit : " Redoute Allah ", l'orgueil criminel
s'empare de lui. L'Enfer lui suffira, et quel mauvais lit, certes ! (Al-Baqarah,
206)
Les mcrants ont une caractristique commune qui leur vaudra l'enfer
: ils refusent la religion quand on les y invite.
Et on soufflera dans la Trompe, et voil que ceux qui seront dans les
cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroys, sauf ceux qu'Allah
voudra [pargner]. Puis on y soufflera de nouveau, et les voil debout
regarder.
Et la terre resplendira de la lumire de son Seigneur ; le Livre sera
dpos, et on fera venir les prophtes et les tmoins ; on dcidera parmi
eux en toute quit et ils ne seront point lss ; et chaque me sera
pleinement rtribue pour ce qu'elle aura oeuvr. Il [Allah] connat mieux
ce qu'ils font. Et ceux qui avaient mcru seront conduits par groupes
l'Enfer. Puis, quand ils y parviendront, ses portes s'ouvriront et ses
gardiens leur diront : " Des messagers [choisis] parmi vous ne vous sont-ils
pas venus, vous rcitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant
de la rencontre de votre jour que voici ? " Ils diront : Si, mais le dcret
du chtiment s'est avr juste contre les mcrants.
" Entrez, [leur] dira-t-on, par les portes de l'Enfer,
pour y demeurer ternellement ". Qu'il est mauvais le lieu de sjour des
orgueilleux ! (Az-Zumar, 68-72)
Selon le Coran, les occupants de l'enfer ne prennent pas le chtiment
futur d'Allah au srieux quand ils sont de ce monde. Ils pensent que s'il
existe un enfer o ils devront tre envoys, ils n'y feront de toute faon
qu'un court sjour, le temps d'expier leurs pchs terrestres. Finalement,
ils esprent tre librs et entrer au paradis. Cette faon de penser
est courante parmi les membres de la socit de l'ignorance. Cependant,
le Coran nous informe que la punition de l'enfer sera ternelle et qu'il
n'y aura aucun espoir pour les mcrants d'accder au paradis.
Et ils ont dit : " Le Feu ne nous touchera que pour quelques
jours compts ! " Dis : " Auriez-vous pris un engagement avec Allah -
car Allah ne manque jamais Son engagement - ; non, mais vous dites sur
Allah ce que vous ne savez pas ". (Al-Baqarah, 80)
N'as-tu pas vu comment agissent ceux qui ont reu une part du Livre,
et qui sont maintenant invits au Livre d'Allah pour trancher leurs diffrends
; comment un groupe des leurs tourne le dos et s'esquive ?
C'est parce qu'ils disent : " Le Feu ne nous touchera que pour un nombre
de jours dtermins. Et leurs mensonges les trompent en religion.
Eh bien comment seront-ils, quand Nous les aurons rassembls,
en un jour sur quoi il n'y a point de doute, et que chaque me sera pleinement
rtribue selon ce qu'elle aura acquis ? Et ils ne seront point lss.
(Al-Imran, 23-25)
Certains versets du Coran expliquent l'horreur de l'enfer :
bien qu'ils se voient l'un l'autre. Le criminel aimerait
pouvoir se racheter du chtiment de ce jour, en livrant ses enfants, sa
compagne, son frre, mme son clan qui lui donnait asile, et tout ce qui
est sur la terre, tout, qui pourrait le sauver. Mais rien [ne le sauvera].
[L'Enfer] est un brasier arrachant brutalement la peau du crne. Il appellera
celui qui tournait le dos et s'en allait, amassait et thsaurisait. (Al-Ma'arij,
11-18)
Ils y pousseront des gmissements, et n'y entendront
rien. (Al-Anbiya, 100)
L'Enfer est sa destination et il sera abreuv d'une eau
purulente qu'il tentera d'avaler petites gorges. Mais c'est peine
s'il peut l'avaler. La mort lui viendra de toutes parts, mais il ne mourra
pas ; et il aura un chtiment terrible. (Ibrahm, 16-17)
Et ce jour-l, tu verras les coupables, enchans les
uns aux autres, leurs tuniques seront de goudron et le feu couvrira leurs
visages. (Ibrahm, 49-50)
Certes l'arbre de Zakkoum sera la nourriture du grand
pcheur. Comme du mtal en fusion ; il bouillonnera dans les ventres comme
le bouillonnement de l'eau surchauffe.
Qu'on le saisisse et qu'on l'emporte en plein dans la
fournaise ; qu'on verse ensuite sur sa tte de l'eau bouillante comme
chtiment.
Gote ! Toi [qui prtendait tre] le puissant, le noble.
( Ad-Dukhan, 43-49)
Toutes ces descriptions du paradis et de l'enfer sont des faits irrfutables.
Allah, qui a cr le monde et la vie en ce monde, a rvl le Coran et
nous a fait savoir qu'Il crera galement la vie aprs la mort.
La question suivante sera pose aux gens de l'enfer :
Des messagers [choisis] parmi vous ne vous sont-ils pas venus, vous
rcitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre
de votre jour que voici ? (Az-Zumar, 71)
Et pour ceux qui ont refus l'invitation la religion, il y aura une
sanction douloureuse :
Mais il n'a ni cru, ni fait la Salat ; par contre, il
a dmenti et tourn le dos, puis il s'en est all vers sa famille, marchant
avec orgueil. " Malheur toi, malheur ! " Et encore malheur toi, malheur
! (Al-Qyamah, 31-35)
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