| Du
cur, de la sagesse et de l'intelligence Nous savons dj qu'il y a deux
diffrents aspects de l'me humaine, l'un ngatif et l'autre positif. La sagesse
et l'garement leurs sont lis troitement. Le Coran nous montre que la consquence
de suivre ses dsirs et caprices conduit l'garement, alors que l'inverse conduit
la sagesse. Une personne qui devient l'esclave de ses envies et dsirs
et de cette faon, dlaisse le souvenir d'Allah, perd trs vite ses facults de
sagesse. Comme le dit le saint Coran, ce sont "des gens
qui ne raisonnent pas" (Al Hashr, 14). premire vue, cela peut paratre
incomprhensible. Certains gens admetent en effet, que toute personne dote de
sagesse ne subit aucun changement et que celle-ci reste constante et identique
quel que soit le temps ou les circonstances. Il existe, nanmoins, quelque confusion
ce sujet d aux diffrentes comprhensions des concepts d'intelligence et de
sagesse. Contrairement l'opinion commune, l'intelligence et la sagesse sont
tout fait diffrentes. Tout le monde peut tre intelligent alors que la sagesse
est un des attributs de ceux qui ont la foi. En sachant qu'en suivant le
mauvais aspect de son me, l'homme risque de s'garer, quels peuvent tre les
moyens d'acqurir la sagesse? La rponse est vidente: l'homme atteint la sagesse
lorsqu'il obit sa conscience qui lui inspire les moyens de se protger du mal
de sa propre me. La sagesse, comme nous le voyons dans le Coran, est un
tat spirituel ressenti au plus profond Nous lisons dans les versets: Que
ne voyagent-ils pas sur la terre afin d'avoir des curs pour comprendre, et des
oreilles pour entendre? Car ce ne sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais ce sont
les curs dans les poitrines qui s'aveuglent. (Al Hajj, 46) Nous
avons destin beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des curs,
mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles,
mais n'entendent pas. Ceux-l sont comme les bestiaux, mme plus gars encore.
Tels sont les insouciants. (Al A'raf, 179) Il leur plat
(aprs le dpart des combattants) de demeurer avec celles qui sont restes l'arrire.
Leurs curs ont t scells et ils ne comprennent rien. (At Tawbah, 87) Nous
avons mis des voiles sur leurs curs, de sorte qu'ils ne comprennent pas: et dans
leurs oreilles, une lourdeur. Et quand, dans le Coran, tu voques ton Seigneur
l'Unique, ils tournent le dos par rpulsion. (Al Isra, 46) Dans le Coran,
on voit que seuls les gens qui "possdent un cur" prtent attention et possdent
la foi. Il y a bien l un rappel pour quiconque a un cur,
prte l'oreille tout en tant tmoin. (Qaf, 37) De cette manire, la sagesse
dont parle le Coran est directement relie au cur et l'me. Un point
mrite ici notre attention: la sagesse n'est pas constante, elle varie. L'intelligence,
en tant que fonction du cerveau, par contre, ne change pas except en cas d'accident
ou de maladie mentale. La sagesse, au contraire, peut augmenter ou diminuer suivant
la force de l'me et la crainte d'Allah (taqwa). De cette manire, quelqu'un dispose
d'un critre par lequel il peut distinguer le vrai du faux. Ce phnomne, qui
est entirement mtaphysique, est communiqu l'homme de cette faon comme l'indique
le verset suivant: vous qui croyez! Si vous craignez Allah,
Il vous accordera la facult de discerner (entre le bien et le mal), vous effacera
vos mfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Dtenteur de l'norme grce. (Al
Anfal, 29) Celui qui ne craint pas Allah est compltement dpourvu de ce
critre permettant de discerner le vrai du faux. Une personne peut tre trs intelligente,
elle peut tre un clbre physicien, sociologue ou une personne "distingue" dans
la socit. Elle peut avoir de remarquables dcouvertes son crdit. Quoi qu'il
en soit, si elle ne possde pas de vritable conscience, elle sera galement dpourvue
d'esprit vritable et ainsi, de vritable sagesse. En tant que scientifique renomme,
elle peut avoir dcouvert les mystres du corps humain. Pourtant malgr cela,
elle ne possdera pas l'esprit et la comprhension suffisante pour envisager l'existence
du Crateur de ce corps. Plutt que d'exprimer son merveillement devant la cration
et de louer le Crateur, elle se limitera sa propre personne et s'auto-flicitera
pour sa dcouverte. Ce scientifique est srement un de ceux qui "a pris sa propre
passion comme divinit, et qu'Allah a laiss s'garer". Quoi qu'il en soit,
comme il est mentionn dans la sourate Ar Rad, les croyants sont
"ceux qui ont cru et dont les curs se tranquillisent l'vocation d'Allah. N'est-ce
point par l'vocation d'Allah que se tranquillisent les curs?" (Ar Rad, 28). L'tat
des incroyants est dcrit dans le verset suivant: Allah
a scell leurs curs et leurs oreilles; et un voile pais leur couvre la vue;
et pour eux il y aura un grand chtiment." (Al Baqarah, 7) ...
Ils taient, ce jour-l, plus prs de la mcrance que de la foi. Ils disaient
de leurs bouches ce qui n'tait pas dans leurs curs. Et Allah sait fort bien
ce qu'ils cachaient. (Al Imran, 167) Une personne intelligente peut tre
dpourvue d'entendement et de la facult de distinguer entre le vrai et le faux.
Elle peut avoir imagin une invention ingnieuse, elle peut tre un excellent
businessman, ou exceller en politique. Malgr toutes ces ralisations, elle peut
tre totalement dpourvue du discernement entre le vrai et le faux. Et aprs de
frquents rappels, elle restera aveugle et sourde au message du saint Coran. Ceci
est une manifestation flagrante de son manque d'entendement. "Leurs curs
sont scells et ils ne comprennent pas" est une expression importante dans le
Coran, soulignant l'importance du cur pour la comprhension. On voit galement,
beaucoup d'autres endroits, l'importance qui de la relation entre le cur et
la croyance. Cette relation revient en diffrents termes. Allah
intervient entre l'homme et son cur vous qui croyez!
Rpondez Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle ce qui vous donne la
(vraie) vie, et sachez qu'Allah s'interpose entre l'homme et son cur, et que
c'est vers Lui que vous serez rassembls. (Al Anfal, 24) L'affection
entre les curs Il a uni leurs curs (par la foi). Aurais-tu
dpens tout ce qui est sur terre, tu n'aurais pu unir leurs curs; mais c'est
Allah qui les a unis, car Il est Puissant et Sage. (Al Anfal, 63) Et
cramponnez-vous tous ensemble au cble d'Allah et ne soyez pas diviss; et rappelez-vous
le bienfait d'Allah sur vous: lorsque vous tiez ennemis, c'est Lui qui rconcilia
vos curs. Puis, par Son bienfait, vous tes devenus frres. Et alors que vous
tiez au bord d'un abme de Feu, c'est Lui qui vous en a sauvs. Ainsi Allah vous
montre Ses signes afin que vous soyez bien guids. (Al Imran, 103) La
permabilit des curs Et rappelez-vous, lorsque Nous avons
pris l'engagement de vous, et brandi sur vous la Tour (le mont Sina) en vous
disant: "Tenez ferme ce que Nous vous avons donn, et coutez!" Ils dirent:
"Nous avons cout et dsobi." Dans leur impit, leurs curs taient passionnment
pris du veau (objet de leur culte). Dis [leur]: "Quelles mauvaises prescriptions
ordonnes par votre foi, si vous tes croyants." (Al Baqarah, 93) La
pit des curs Voil [ce qui est prescrit]. Et quiconque
exalte les injonctions sacres d'Allah, s'inspire en effet de la pit des curs.
(Al Hajj, 32) Les curs doivent tre concilis Les
sadaqats ne sont destins que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent,
ceux dont les curs sont gagner ( l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux
qui sont lourdement endetts, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en
dtresse). C'est un dcret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage. (At Tawbah,
60) La satisfaction des curs ceux
qui ont cru, et dont les curs se tranquillisent l'vocation d'Allah. N'est-ce
point par l'vocation d'Allah que se tranquillisent les curs? (Ar Ra'd, 28) Ils
dirent: "Nous voulons en manger, rassurer nos curs, savoir que tu nous as rellement
dit la vrit et en tre parmi les tmoins. (Al Ma'idah, 113) Et
afin que ceux qui le savoir a t donn sachent que (le Coran) est en effet,
la vrit venant de ton Seigneur, qu'ils croient alors, et que leurs curs s'y
soumettent en toute humilit. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui
croient. (Al Hajj, 54) Et Allah ne le fit que (pour annoncer)
une bonne nouvelle, et pour que vos curs s'en rassurent. La victoire ne peut
venir que d'Allah, le Puissant, le Sage. (Al Imran, 126) Les
curs se raffermissent Et tout ce que Nous te racontons
des rcits des Messagers, c'est pour en raffermir ton cur. Et de ceux-ci t'est
venue la vrit ainsi qu'une exhortation et un rappel aux croyants. (Houd, 120) Le
vide dans le cur Et ne pense point qu'Allah soit inattentif
ce que font les injustes. Il leur accordera un dlai jusqu'au jour o leurs
regards se figeront. Ils courront [suppliant], levant la tte, les yeux hagards
et les curs vides. (Ibrahim, 42-43) La terreur inspire
dans les curs des incroyants Nous allons jeter l'effroi
dans les curs des mcrants. Car ils ont associ Allah (des idoles) sans aucune
preuve descendue de Sa part. Le Feu sera leur refuge. Quel mauvais sjour, que
celui des injustes! (Al Imran, 151) Les curs remplis de
dgot et d'horreur Et quand Allah est mentionn seul (sans
associs), les curs de ceux qui ne croient pas en l'Au-del se crispent et quand
on mentionne ceux qui sont en dehors de Lui, voil qu'ils se rjouissent. (Az
Zoumar, 45) L'inclination des curs Et
que pour les curs de ceux qui ne croient pas l'Au-del se penchent vers elles,
qu'ils les agrent, et qu'ils perptrent ce qu'ils perptrent. (Al An'am, 113) Les
causes de regret pour les curs les croyants! Ne soyez
pas comme ces mcrants qui dirent propos de leurs frres partis en voyage ou
pour combattre: "S'ils taient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n'auraient
pas t tus." Allah en fit un sujet de regret dans leurs curs. C'est Allah qui
donne la vie et la mort. Et Allah observe bien ce que vous faites. (Al Imran,
156) Profrer des choses qui ne sont pas dans les curs
Et qu'Il distingue les hypocrites. On avait dit ceux-ci:
"Venez combattre dans le sentier d'Allah, ou repoussez [l'ennemi]", ils dirent:
"Bien sr que nous vous suivrions si nous tions srs qu'il y aurait une guerre."
Ils taient, ce jour-l, plus prs de la mcrance que de la foi. Ils disaient
de leurs bouches ce qui n'tait pas dans leurs curs. Et Allah sait fort bien
ce qu'ils cachaient. (Al Imran, 167) Garder les secrets
au fond du cur les croyants, ne prenez pas de confidents
en dehors de vous-mmes: ils ne failliront pas vous bouleverser. Ils souhaiteraient
que vous soyez en difficult. La haine certes s'est manifeste dans leurs bouches,
mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus norme. Voil que Nous vous
exposons les signes. Si vous pouviez raisonner! (Al Imran, 118) Les
curs se dchirent La construction qu'ils ont difie sera
toujours une cause de doute dans leurs curs, jusqu' ce que leurs curs se dchirent.
Et Allah est Omniscient et Sage. (At Tawbah, 110) La dviation
des curs Seigneur! Ne fais pas dvier nos curs aprs
que Tu nous aies guids; et accordes-nous Ta misricorde. C'est Toi, certes, le
Grand Donateur! (Al Imran, 8) Allah a accueilli le repentir
du Prophte, celui des migrs et des auxiliaires qui l'ont suivi un moment
difficile, aprs que les curs d'un groupe d'entre eux taient sur le point de
dvier. Puis Il a accueilli leur repentir car Il est Compatissant et Misricordieux
leur gard. (At Tawbah, 117) Les curs semblables Et
ceux qui ne savent pas ont dit: "Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas [directement],
ou pourquoi un signe ne nous vient-il pas?" De mme, ceux d'avant eux disaient
une parole semblable. Leurs curs se ressemblent. Nous avons clairement expos
les signes pour des gens qui ont la foi ferme. (Al Baqarah, 118) Les
curs qui se refusent Comment donc! Quand ils triomphent
de vous, ils ne respectent votre gard, ni parent ni pacte conclu. Ils vous
satisfont de leurs bouches, tandis que leurs curs se refusent; et la plupart
d'entre eux sont des pervers. (At Tawbah, 8) La foi qui
ne pntre pas dans les curs Les bdouins ont dit: "Nous
avons la foi." Dis: "Vous n'avez pas encore la foi. Dites plutt 'nous nous sommes
simplement soumis', car la foi n'a pas encore pntr dans vos curs. Et si vous
obissez Allah et Son Messager, Il vous fera rien perdre de vos uvres. Allah
est Pardonneur et Misricordieux." (Al Houjourat, 14) Les
maladies du cur Il y a dans leurs curs une maladie (de
doute et d'hypocrisie), et Allah laisse crotre leur maladie. Ils auront un chtiment
douloureux, pour avoir menti. (Al Baqarah, 10) Tu verras,
d'ailleurs, que ceux qui ont la maladie au cur se prcipitent vers eux et disent:
"Nous craignons qu'un revers de fortune ne nous frappe." Mais peut-tre qu'Allah
fera venir la victoire ou un ordre manant de Lui. Alors ceux-l regretteront
leurs penses secrtes. (Al Ma'idah 52) Afin de faire, de
ce que jette le Diable, une tentation pour ceux qui ont une maladie au cur et
ceux qui ont le cur dur Les injustes sont certes dans un schisme profond. (Al
Hajj, 53) Les curs qui se durcissent Puis,
et en dpit de tout cela, vos curs se sont endurcis; ils sont devenus comme des
pierres ou mme plus durs encore; car il y a des pierres d'o jaillissent des
ruisseaux, d'autres se fendent pour qu'en surgisse l'eau, d'autres s'affaissent
par crainte d'Allah. Et Allah n'est certainement jamais inattentif ce que vous
faites. (Al Baqarah, 74) Pourquoi donc, lorsque Notre rigueur
leur vint, n'ont-ils pas implor (la misricorde)? Mais leurs curs s'taient
endurcis et le Diable enjolivait leurs yeux ce qu'ils faisaient. (Al An'am,
43) Est-ce que celui dont Allah ouvre la poitrine l'Islam et qui dtient ainsi
une lumire venant de son Seigneur Malheur donc ceux dont les curs sont endurcis
contre le rappel d'Allah. Ceux-l sont dans un garement vident. (Az Zoumar,
22) Un sceau sur les curs (Nous les
avons maudits) cause de la rupture de l'engagement, leur mcrance aux rvlations
d'Allah, leur meurtre injustifi des Prophtes, et leur parole: "Nos curs sont
(envelopps) et impermables." En ralit, c'est Allah qui a scell leurs curs
cause de leur mcrance, car ils ne croyaient que trs peu. (An Nissa, 155) Ne
mditent-ils pas sur le Coran? Ou y a-t-il des serrures sur leurs curs? (Mohammad,
24) N'est-il pas prouv ceux qui reoivent la terre en
hritage des peuples prcdents que, si Nous voulions, Nous les frapperions pour
leurs pchs et scellerions leurs curs, et ils n'entendraient plus rien. (Al
A'raf, 100) Allah a scell leurs curs et leurs oreilles;
et un voile pais leur couvre la vue; et pour eux il y aura un grand chtiment.
(Al Baqarah, 7) Ceux qui discutent les prodiges d'Allah
sans qu'aucune preuve ne leur soit venue, [leur action] est grandement hassable
auprs d'Allah et auprs de ceux qui croient. Ainsi Allah scelle-t-Il le cur
de tout orgueilleux tyran. (Gafir, 35) Messager! Que ne t'affligent point ceux
qui concourent en mcrance; parmi ceux qui ont dit: "Nous avons cru" avec leurs
bouches sans que leurs curs aient jamais cru et parmi les juifs qui aiment bien
couter le mensonge et couter d'autres gens qui ne sont jamais venus toi et
qui dforment le sens des mots une fois bien tabli. Ils disent: "Si vous avez
reu ceci, acceptez-le et si vous ne l'avez pas reu, soyez mfiants." Celui qu'Allah
veut prouver, tu n'as pour lui aucune protection contre Allah. Voil ceux dont
Allah n'a point voulu purifier les curs. eux, seront rservs, une ignominie
ici-bas et un norme chtiment dans l'Au-del. (Al Ma'idah, 41) Puis
Nous envoymes aprs lui des Messagers leurs peuples. Ils leur vinrent avec
les preuves. Mais (les gens) taient tels qu'ils ne pouvaient croire ce qu'auparavant
ils avaient trait de mensonge. Ainsi scellons-Nous les curs des transgresseurs.
(Younous, 74) Voil les cits dont Nous te racontons certaines
des nouvelles; [ ceux-l] en vrit, leurs Messagers leur avaient apport les
preuves, mais ils n'taient pas prts accepter ce qu'auparavant ils avaient
trait de mensonge. C'est ainsi qu'Allah scelle les curs des mcrants. (Al A'raf,
101) Il n'y a de voie (de reproche ), vraiment, que contre
ceux qui demandent tre dispenss, alors qu'ils sont riches. Il leur plat de
demeurer avec celles qui sont restes l'arrire. Et Allah a scell leurs curs
et ils ne savent pas. (At Tawbah, 93) Dis: "Voyez-vous?
Si Allah prenait votre oue et votre vue, et scellait vos curs, quelle divinit
autre qu'Allah vous les rendrait?" Regarde comment leur intention, Nous clarifions
les preuves! Pourtant ils s'en dtournent. (Al An'am, 46) Les versets ci-dessus
rvlent une importante ralit: la foi est lie la sensibilit du cur. La
personne dote d'un cur non endurci ou "scell" possdera une tendance naturelle
reconnatre Allah et Lui obir. Quand le message du Coran lui est communiqu,
la comprhension sise au fond de son cur lui fait saisir la vrit et elle croit
immdiatement. Par contre, les mcrants sont de nature diffrente. Leurs curs
sont morts et "scells". tant dpourvus de vritable sensibilit, ils ne peuvent
acqurir de sagesse. Dans de telles conditions, il leur est difficile de croire
(sauf par permission d'Allah). Dans diffrents versets du Coran, il est dit que
ceux qui sont enclins accepter la foi se mettent croire aussitt qu'ils entendent
le message (divin). Quant aux mcrants, ils n'ont aucun attrait pour la foi. En
effet, la Parole contre la plupart d'entre eux s'est ralise: ils ne croiront
donc pas. Nous mettrons des carcans leurs cous, et il y en aura jusqu'aux mentons:
et voil qu'ils iront ttes dresses et nous mettrons une barrire devant eux
et une barrire derrire eux; Nous les recouvrirons d'un voile: et voil qu'ils
ne pourront rien voir. Cela leur est gal que tu les avertisses pas: ils ne croiront
jamais. Tu avertis seulement celui qui suit le Rappel (le Coran) et craint le
Tout Misricordieux, malgr qu'il ne Le voit pas. Annonce-lui un pardon et une
rcompense gnreuse. (Ya Sin, 7-11) [Mais] certes les infidles
ne croient pas, cela leur est gal, que tu les avertisses ou non: ils ne croiront
jamais. Allah a scell leurs curs et leurs oreilles; et un voile pais leur couvre
la vue; et pour eux il y aura un grand chtiment. (Al Baqarah, 6-7) Tu
ne peux faire entendre les morts ni faire entendre l'appel aux sourds quand ils
s'enfuient en tournant le dos. Et tu ne peux non plus guider les aveugles hors
de leur garement. Tu ne feras entendre que ceux qui croient en Nos versets et
se soumettent. (An Naml, 80-81) En dehors des mcrants dont les curs sont
endurcis et ont perdu toute sagesse, il existe d'autres personnes, aux curs sensibles,
mais ignorantes de la religion. Quand elles sont informes son sujet, elles
reconnaissent instantanment la vrit et se mettent croire en Allah et Sa rvlation.
Ces deux catgories de personnes se distinguent les unes des autres par leur arrogance
et leur modestie respectives (dans les pages qui vont suivre, nous tudierons
ces deux aspects plus en dtail). Les juifs et leur arrogance sont mentionns
dans le saint Coran titre d'exemple. Par contre parmi les chrtiens, il se trouve
des gens qui sont modestes. ce sujet le Coran nous dit: Tu
trouveras certainement que les juifs et les associateurs sont les ennemis les
plus acharns des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposs aimer
les croyants sont ceux qui disent: "Nous sommes chrtiens." C'est qu'il y a parmi
eux des prtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil. Et quand
ils entendent ce qui a t descendu sur le Messager [Mohammad], tu vois leurs
yeux dborder de larmes, parce qu'ils ont reconnu la vrit. Ils disent: " notre
Seigneur! Nous croyons; inscris-nous donc parmi ceux qui tmoignent (de la vracit
du Coran)." (Al Ma'idah, 82-83) Quand le message du saint Coran est adress
aux gens naturellement inclins vers la religion ils disent simplement: "Seigneur!
Nous avons entendu l'appel de celui qui a appel ainsi la foi:'Croyez en votre
Seigneur' et ds lors nous avons cru." (Al Imran, 193). Quant aux mcrants, ils
s'opposent aux croyants et prouvent souvent de l'inimiti pour eux.
Les gens dous d'intelligence et les facteurs qui nuisent la sagesse Celui
qui sait que ce qui t'est rvl de la part de ton Seigneur est la vrit, est-il
semblable l'aveugle? Seuls les gens dous d'intelligence rflchissent (bien).
(Ar Ra'd, 19) Que signifie le terme "les gens dous d'intelligence"? La
rponse nous est fournie par le Coran lui-mme. Les vains dsirs et les passions
sont les facteurs principaux qui privent un cur de la comprhension. L'envie
en est un exemple. On ne saurait esprer de la sagesse de la part de celui dont
l'esprit est proccup par ce mauvais sentiment. Sous l'influence de la jalousie,
il se sent trop distrait. Il ne peut s'empcher de penser la personne de qui
il est jaloux, se laissant envahir par la colre et la rancur contre elle. Dans
cet tat, son esprit est inond de jalousie et il est dpourvu de la capacit
de penser correctement, ou de formuler des jugements de valeur. Toutes les
autres ambitions et passions sont galement un frein la sagesse. L'attrait des
biens et de la richesse a une grande influence sur l'homme. Une passion dlibre
pour les biens terrestres le rend esclave, qu'il le veuille ou non. Toutes ses
capacits mentales sont alors concentres sur les faons d'obtenir davantage de
biens et d'argent. La crainte du futur est la principale caractristique
de la mentalit de l'incroyant. Il mne une vie trouble, remplie du souci ou
de la crainte de tomber malade ou de perdre ses biens. Les mcrants passent des
heures imaginer leur futur, ce qui est certainement, un grand obstacle pour
une bonne rflexion. Les craintes et les soucis leur font ressentir des tensions
et bloquent une grande partie de leurs capacits mentales. De la mme faon, la
crainte de la mort influence l'homme. Son souvenir remplit le cur des non-croyants
de douleur et de chagrin. De toute faon la mort doit survenir, un moment ou
un autre. Malgr cela, elle reste pour eux, une source d'inquitude, tout au long
de leur vie. Pour les croyants, au contraire, la mort n'est pas une source de
tristesse. Telles sont les craintes et les passions qui entravent la capacit
de comprhension. L'homme, devenant esclave de ces passions, ne peut jamais concentrer
son attention sur les principaux sujets sur lesquels il devrait rflchir. Une
personne devrait orienter toutes ses penses vers son Crateur, qui l'a amene
de l'tat de non-existence une noble cration. Pourtant, un cur rempli d'ambitions
mondaines chappe au souvenir d'Allah. Seuls ceux qui sont "dous d'intelligence",
en d'autres mots, ceux qui se sont purifis des vaines ambitions, de la crainte
et des passions gostes, peuvent ressentir la prsence d'Allah et Lui obir. Les
gens dous d'intelligence sont ceux qui tirent des leons de la part d'Allah et
acceptent volontiers la vrit qui leur est transmise. Ils ne font jamais preuve
d'arrogance. Ils n'insistent pas dans leurs erreurs et changent aussitt de comportement
lorsqu'ils s'en rendent compte. Leur but lors d'un conflit est de dcouvrir la
vrit et non pas d'imposer leur opinion aux autres. C'est pourquoi Allah a dit
qu'ils taient "ceux qui prtent l'oreille la Parole,
puis suivent ce qu'elle contient de meilleur..." (Az Zoumar, 18). tant
dpourvus de sagesse et de clairvoyance, les non-croyants ne peuvent saisir les
grands signes qui les entourent. Les cieux, la terre et tout ce qui se trouve
entre, sont les signes d'Allah. Pourtant, un non-croyant ne peut jamais les reconnatre,
sa vue tant brouille par les ambitions et les plaisirs terrestres. Il dirige
son attention sur ses profits insignifiants et ses dsirs gostes. Son esprit
a certainement un faible aperu de l'existence d'Allah. Voil pourquoi Allah fait
appel aux "hommes dous d'intelligence" pour croire en Lui: Dis:
"Le mauvais et le bon ne sont pas semblables, mme si l'abondance du mal te sduit.
Craignez Allah, donc gens intelligents, afin que vous russissiez. (Al Maida,
100) En s'adressant aux non-croyants dans le saint Coran; dans une premire
tape, Allah et Ses Messagers (pse) les exhortent la sagesse. Nous
n'avons envoy avant toi que des hommes originaires des cits, qui Nous avons
fait des rvlations. [Ces gens-l] n'ont-ils pas parcouru la terre et considr
quelle fut la fin de ceux qui ont vcu avant eux? La demeure de l'Au-del est
assurment meilleure pour ceux qui craignent [Allah]. Ne raisonnerez-vous donc
pas? (Youssouf, 109) gens du Livre, pourquoi vous disputez-vous
au sujet d'Abraham, alors que la Thora et l'vangile ne sont descendus qu'aprs
lui? Ne raisonnez-vous donc pas? (Al Imran, 65) Nous avons
assurment fait descendre vers vous un livre o se trouve votre rappel. Ne comprenez-vous
donc pas? (Al Anbiya', 10) Dis: "Venez, je vais rciter
ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants
envers vos pre et mre. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvret. Nous
vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou
en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacre. Voil
ce qu'[Allah] vous a recommand de faire; peut-tre comprendrez-vous." (Al An'am,
151) Puis les suivirent des successeurs qui hritrent le
Livre, mais qui prfrrent ce qu'offre la vie d'ici-bas en disant: "Nous aurons
le pardon." Et si des choses semblables s'offrent eux, ils les acceptent. N'avait-on
pas pris d'eux l'engagement du Livre, qu'ils ne diraient sur Allah que la vrit?
Ils avaient pourtant tudi ce qui s'y trouve. Et l'ultime demeure est meilleure
pour ceux qui pratiquent la pit - ne comprendrez-vous donc pas? (Al Araf, 169) Dis:
"Si Allah avait voulu, je ne vous l'aurais pas rcit et Il ne vous l'aurait pas
non plus fait connatre. Je suis bien rest, avant cela, tout un ge parmi vous.
Ne raisonnez-vous donc pas?" (Younous, 16) La prsente vie
n'est que jeu et amusement. La demeure dans l'Au-del sera meilleure pour ceux
qui sont pieux. Eh bien, ne comprenez-vous pas? (Al An'am, 32) Les seules
personnes qui peuvent saisir et comprendre les preuves de la cration d'Allah
et Son existence sont les hommes dous d'intelligence: Et
sur la terre il y a des parcelles voisines les unes des autres, des jardins [plants]
de vignes, et des crales et des palmiers, en touffes ou espacs, arross de
la mme eau, cependant Nous rendons suprieurs les uns aux autres quant au got.
Voil bien des preuves pour des gens qui raisonnent. (Ar Ra'd, 4) Dis:
"Il est capable, Lui, de susciter contre vous, d'en haut, ou de dessous vos pieds,
un chtiment, ou de vous confondre dans le sectarisme. Et Il vous fait goter
l'ardeur [au combat] les uns aux autres." Regarde comment Nous exposons Nos versets.
Peut-tre comprendront-ils? (Al An'am, 65) Et c'est Lui
qui vous a crs partir d'une personne unique (Adam). Et il y a une demeure
et un lieu de dpt (pour vous). Nous avons expos les preuves pour ceux qui comprennent.
(Al An'am, 98) C'est ainsi qu'Allah vous expose Ses versets,
afin que vous compreniez. (An Nour, 61) Des fruits des palmiers
et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. Il
y a vraiment l un signe pour des gens qui raisonnent. (An Nahl, 67) Pour
vous, Il a assujetti la nuit et le jour; le soleil et la lune. Et Son ordre
sont assujetties les toiles. Voil bien des preuves pour des gens qui rsonnent.
(An Nahl, 12) Il vous a cit une parabole de vous-mmes:
avez-vous associ vos esclaves ce que Nous avons attribu en sorte que vous
soyez tous gaux [en droit de proprit] et que vous les craignez [autant] que
vous vous craignez mutuellement? C'est ainsi que Nous exposons Nos versets pour
des gens qui raisonnent. (Ar Roum, 28) [Mose] ajouta: "
Le Seigneur du Levant et du Couchant et de ce qui est entre les deux; si seulement
vous compreniez!" (As Shoua'ra', 28) Et parmi Ses signes,
Il vous montre l'clair avec crainte (de la foudre) et espoir (de la pluie), et
fait descendre du ciel une eau avec laquelle Il redonne la vie la terre aprs
sa mort. Il y a en cela des preuves pour des gens qui raisonnent. (Ar Roum, 24) Il
existe galement diffrents niveaux de sagesse. La faon avec laquelle quelqu'un
purifie son cur des dsirs de ce monde et de l'gosme dtermine le niveau de
sa sagesse. L'attachement ressenti pour cette vie et suivre ses vains dsirs sont
galement les principaux facteurs permettant de dterminer ce niveau. L'homme
obit soit Allah, soit ses vains dsirs. Lorsqu'il obit Allah, il est prserv
de l'tendue de ses dsirs et atteint (le niveau de) la sagesse. L'inverse est
galement vrai; vouer un culte (adorer) ses dsirs signifie la programmation
de tous ses propres comportements et penses en accord avec les dsirs illimits
de l'me. Si les dsirs de quelqu'un contrlent son esprit, son cur galement
sera affect. Le cur perd de cette faon, ses facults de "comprhension" et
de "savoir", devient dur, s'insensibilise et perd de sa lumire. Dans ce
processus, une personne ne peut jamais raliser qu'elle a perdu sa clairvoyance,
car elle a galement perdu le critre lui permettant de distinguer le vrai du
faux. Si celui qui a obtenu la sagesse est toujours conscient de ce changement
positif en lui-mme, le mme ne se vrifie pas pour son oppos. Ce cas ressemble
celui d'un homme qui s'vanouit ou tombe dans le coma. Dans les deux cas, il
ne saura jamais dans quel tat il se trouvait auparavant jusqu' ce qu'il recouvre
celui-ci. Dans le saint Coran, l'tat de ceux qui sont dpourvus de sagesse
est galement expliqu de cette faon: Les mcrants
ressemblent [du btail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix
confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point. (Al Baqarah, 171)
De la sagesse et du sentimentalisme L'un des plus
grands facteurs susceptibles de troubler la sagesse de quelqu'un est le sentimentalisme.
Celui-ci constitue un facteur tout fait ngatif et nuisible au bon fonctionnement
de la raison humaine. En fait, le sentimentalisme constitue un danger vident
pour la raison. Il exerce un contrle sur cette facult au point d'mettre des
jugements ngatifs la sensibilit. Une personne sentimentale, sous l'empire
des motions, peut facilement se laisser entraner des actions folles et imprudentes.
Le croyant, quant lui, garde toujours ses motions sous le contrle de sa raison. Le
concept d'amour, par exemple, peut avoir deux dimensions diffrentes; il peut
tre soit motionnel, soit rationnel. La personne sentimentale risque de ressentir
un profond attachement pour des gens ou des objets qui ne mritent pas vritablement
d'affection. Comme cela prvaut dans de certaines cultures - particulirement
en Occident - o l'on montre un profond engouement pour ceux qui ne respectent
pas l'amour des autres ou qui se moquent de l'amour sincre. l'oppos,
l'amour d'un croyant est toujours fond sur des bases solides. Dans son amour,
il dfinit l'existence des attributs de la foi comme le mentionne le saint Coran.
Il ne montre jamais d'affection pour quiconque ne mrite pas d'tre aim. Dans
de nombreux versets, Allah attire notre attention sur les dangers qui se trouvent
dans l'amour sentimental: vous qui avez cru! Ne prenez
pas pour allis Mon ennemi et le vtre, leur offrant l'amiti, alors qu'ils ont
ni ce qui vous est parvenu de la vrit. Ils expulsent le Messager et vous-mmes
parce que vous croyez en Allah, votre Seigneur. Si vous tes sortis pour lutter
dans Mon chemin et pour rechercher Mon agrment, leur tmoignerez-vous secrtement
de l'amiti, alors que Je connais parfaitement ce que vous cachez et ce que vous
divulguez? Et quiconque d'entre vous le fait, s'gare de la droiture du sentier.
S'ils vous dominent, ils seront des ennemis pour vous et tendront en mal leurs
mains et leurs langues vers vous; et ils aimeraient que vous deveniez mcrants.
Ni vos proches parents ni vos enfants ne vous seront d'aucune utilit le Jour
de la rsurrection, Il [Allah] dcidera entre vous, et Allah est Clairvoyant sur
ce que vous faites. Certes, vous avez un bel exemple [ suivre] en Abraham et
en ceux qui taient avec lui, quand ils dirent leur peuple: "Nous vous dsavouons,
vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et
nous, l'inimiti et la haine sont jamais dclares jusqu' ce que vous croyiez
en Allah seul" (Al Mumtahanah, 1-4) Les paroles d'Allah ci-dessus, nous
prviennent du danger de l'amour prouv pour les non-croyants. Une telle attitude
ne peut s'expliquer que par le sentimentalisme. De nombreux autres versets
du Coran, nous montrent, donnant de soigneuses considrations, les dangers de
l'amour pour les non-croyants. L'histoire du Prophte No (psl) sert d'exemple
ce sujet. No demanda le pardon d'Allah en faveur de son fils qui ne L'adorait
pas et pria pour qu'il soit sauv du dluge. Allah rpondit No que son fils
se trouvait parmi les infidles et qu'il ne mritait pas son amour: Et
elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et No appela
son fils, qui restait en un lieu cart (non loin de l'arche): " mon enfant,
monte avec nous et ne reste pas avec les mcrants." Il rpondit: "Je vais me
rfugier vers un mont qui me protgera de l'eau." Et No lui dit: "Il n'y a aujourd'hui
aucun protecteur contre l'ordre d'Allah. (Tous priront) sauf celui qui Il fait
misricorde." Et les vagues s'interposrent entre les deux, et le fils fut alors
du nombre des noys Et No invoqua son Seigneur et dit: " mon Seigneur, certes
mon fils est de ma famille et Ta promesse est vrit. Tu es le plus juste des
juges." Il dit: " No, il n'est pas de ta famille car il a commis un acte infme.
Ne Me demande pas ce dont tu n'as aucune connaissance. Je t'exhorte afin que tu
ne sois pas du nombre des ignorants." Alors No dit: "Seigneur, je cherche Ta
protection contre toute demande de ce dont je n'ai aucune connaissance. Et si
Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas misricorde, je serai au nombre des perdants."
(Houd, 42-47) C'est un signe de sagesse que d'aimer seulement ceux qui le
mritent. Par consquent, un croyant n'entretient jamais un profond sentiment
dans son cur pour quelqu'un qui s'gare (mais de la piti et de la compassion
et le dsir qu'il soit guid). Les pouses de No et Lot se trouvaient
galement dans le rang des mcrants qui mritaient d'tre svrement pnaliss
par Allah. Le peuple de Lot s'gara et, donc, fut compltement dtruit. Juste
avant la destruction, les anges vinrent trouver Lot, lui disant de quitter la
ville et de laisser son pouse l'arrire. Sans hsitation, Lot obit ce commandement: Alors
[les htes] dirent: " Lot, nous sommes vraiment les missaires de ton Seigneur.
Ils ne pourront jamais t'atteindre. Pars avec ta famille un moment de la nuit.
Et que nul d'entre vous ne se retourne en arrire. Exception faite de ta femme
qui sera atteinte par ce qui frappera les autres. Ce qui les menace s'accomplira
l'aube. L'aube n'est-elle pas proche?" (Houd, 81) Lot s'est totalement
soumis au commandement d'Allah. C'est exactement le type de comportement que l'on
peut attendre de la part d'un croyant. Allah dit dans un verset: Tu
n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient e Allah et au Jour dernier, qui
prennent pour amis ceux qui s'opposent Allah et Son Messager, fussent-ils
leurs pres, leurs fils, leurs frres ou les gens de leur tribu. Il a prescrit
la foi dans leurs curs et Il les a aids de Son secours. Il les fera entrer dans
les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, o ils demeureront ternellement.
Allah les agre et ils L'agrent... (Al Moujadalah, 22) Dans l'essence de
cette attitude, si purifie au niveau motionnel, rside, sans aucun doute, la
comprhension de l'amour tel que peut le percevoir un vritable croyant. Allah
nous informe au sujet des diffrents types d'amour qu'entretiennent les croyants
et les mcrants dans les versets suivants: Parmi les hommes,
il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des gaux Lui, en les aimant comme
on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah. Quand
les injustes verront le chtiment, ils sauront que la force toute entire est
Allah et qu'Allah est dur en chtiment! (Al Baqarah, 165) Comme Allah
nous le montre dans ce verset, les croyants prouvent un vritable amour pour
Lui. L'affection qu'ils ressentent pour les gens est simplement un reflet de leur
amour pour Allah. Ils aiment les autres croyants car ils sont les gens "qui adoptent
sincrement la structure morale que le Coran propose l'homme". Quant aux non-croyants,
ils vivent selon leurs caprices et dsirs. En ce sens, ils suivent les pas de
Satan. Voil pourquoi, il est impossible pour les croyants de se sentir proches
d'eux. Les mcrants, eux, ont tendance montrer de l'affection pour les gens
et les choses de faon individuelle. Ils supposent qu'ils ont une existence indpendante
d'Allah. Dans le Coran ce fait est considr comme "associer des partenaires
Allah" ou en d'autres mots, du paganisme. Dans le Coran, les comportements
de self-control des sentiments dont les vritables croyants font preuve ne sont
pas uniquement limits l'amour. Il existe de nombreux autres types rationnels
de comportements dont le Livre saint fait le rcit. Les exemples suivants sont
tous de cette sorte: la mre de Mose accepte de laisser son bb partir sur les
eaux du fleuve sans se rvolter ds qu'elle en reoit l'inspiration de la part
d'Allah (Al Qasas, 7); les croyants dominent leur colre et pardonnent autrui
(Al Imran, 134); ne dsesprent pas au sujet de ce qu'il leur arrive (Al Hadid,
23) et font largesses de ce qu'ils chrissent (Al Imran, 92). Cependant,
un point a besoin d'tre ici explicit plus profondment: le fait de ne pas tre
sentimental ne signifie en aucun faon tre insensible. Au contraire, les croyants
sont des gens au cur tendre. Les qualits du Prophte Abraham (psl) sont dcrites
ainsi dans le saint Coran: "Abraham tait certes plein de sollicitude et indulgent."
Ce que l'on critique ici au sujet du sentimentalisme est son aspect ngatif prvalent
dans la culture d'une socit ignorante. Dans une faon sentimentale de penser,
les motions obscurcissent totalement la facult de juger et risquent d'engendrer
des raisonnements corrompus contraires aux principes du saint Coran. Au sein d'une
telle culture, ce n'est pas l'esprit mais plutt le mauvais aspect de l'me qui
scrte ces motions. Au sein de la communaut ignorante, diffrents exemples
d'une telle attitude peuvent tre observs: le sentimentalisme dont font preuve
les jeunes filles en est un typique. tant domine par ses motions, une jeune
fille aime l'aspect extrieur (l'image) d'un homme davantage que son caractre
et sa conduite morale. Ceci est d, sans aucun doute, la mentalit endoctrine
en elle par l'intermdiaire de la socit. Des
sources de sagesse Allah parle dans le saint Coran de ceux qui
Il accorde la sagesse. D'aprs Sa parole, on voit que la principale source de
sagesse rside dans Sa crainte: vous qui croyez! Si vous
craignez Allah, Il vous accordera la facult de discerner (entre le bien et le
mal), vous effacera vos mfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Dtenteur
de l'norme grce. (Al Anfal, 29) La pierre de touche de la crainte d'Allah
consiste tout d'abord en la reconnaissance des attributs d'Allah et du Jour du
jugement. Allah n'accorde l'homme le sens de discerner entre la vrit et l'erreur
que si celui-ci Le craint. Cet tat de comprhension est en fait, le rsultat
naturel d'un adoucissement du cur d la crainte d'Allah: Allah
a fait descendre le plus beau des rcits, un Livre dont [certains versets] se
ressemblent et se rptent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent
( l'entendre); puis leurs peaux et leurs curs s'apaisent au rappel d'Allah.
Voil le [livre] guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque
Allah gare n'a point de guide. (Az Zoumar, 23) L'homme devrait toujours
s'efforcer d'augmenter la crainte de son Seigneur. Dans cette optique, il devrait
prier, mditer sur Sa force, Sa puissance et Son chtiment, et essayer d'avoir
une meilleure comprhension de Lui (de Ses qualits). Craignez
Allah, donc autant que vous pouvez, coutez, obissez et faites largesses. Ce
sera un bien pour vous. Et quiconque a t protg contre sa propre avidit ceux-l
sont ceux qui russissent. (At Taghaboun, 16) Le fait de pouvoir distinguer
entre l'erreur et la vrit est l'indication de la sagesse de quelqu'un. Une telle
personne sera certainement dote de la capacit d'entendement. Ce don de comprhension
est appel (perspicacit) ou "vision" dans le saint Coran. Etymologiquement, en
arabe, l'origine du mot basirah (perspicacit) est "voir". Pourtant il y a une
grande diffrence entre ce terme et l'action normale de voir. Une personne dpourvue
de perspicacit est dcrite comme quelqu'un dont le cur et l'esprit sont recouverts
(d'un voile) sinon il pourrait comprendre le saint Coran. Nous
avons mis des voiles sur leurs curs, de sorte qu'ils ne comprennent pas: et dans
leurs oreilles, une lourdeur. Et quand, dans le Coran, tu voques ton Seigneur
l'Unique, ils tournent le dos par rpulsion. (Al Isra', 46) Le terme "comprendre"
dans le verset ci-dessus possde une grande signification. Dans de nombreux autres
versets, le manque d'entendement de la plupart des gens est galement mentionn.
Ce qui revient dire qu'au pur sens physique, les mcrants peroivent (en d'autres
mots, entendent) ce que leurs disent les croyants, mais ne saisissent pourtant
pas la valeur et le contenu du message. Leur tat ressemble celui de l'brit,
de la perte de conscience et demeure un phnomne mtaphysique. Allah nous en
parle comme "d'un voile qui recouvre leurs curs": Quel
pire injuste que celui qui on a rappel les versets de son Seigneur et qui en
dtourna le dos en oubliant ce que ses deux mains ont commis? Nous avons plac
des voiles sur leurs curs, de sorte qu'ils ne comprennent pas (le Coran), et
mis une lourdeur dans leurs oreilles. Mme si tu les appelles vers la bonne voie,
jamais ils ne pourront donc se guider. (Al Kahf, 57) Les mcrants, de temps
autre, confessent leur profonde incapacit saisir la religion qui leur est
communique. Cela est vident dans ce verset o le peuple de Madian ose dire
Shouab: "Nous ne comprenons pas grand chose ce que tu
dis; et vraiment nous te considrons comme un faible parmi nous. Si ce n'est ton
clan, nous t'aurions certainement lapid. Et rien ne nous empche de t'atteindre."
(Houd, 91) Nul homme dpourvu d'entendement ne peut tre guid dans
la voie droite, except par la volont d'Allah. Allah dclare dans le verset suivant: Et
il en est parmi eux qui te prtent l'oreille. Est-ce toi qui fait entendre les
sourds, mme s'ils sont incapables de comprendre. Et il en est parmi eux qui te
regardent. Est-ce toi qui peux guider les aveugles, mme s'ils ne voient pas?
(Younous, 42-43) En consquence, ceux qui acceptent la foi sont gratifis
de sagesse et de perspicacit. Ils se doivent "d'appeler Allah avec clairvoyance". Dis:
"Voici ma voie, j'appelle les gens Allah, avec clairvoyance, moi et ceux qui
me suivent. Gloire Allah! Et je ne suis point du nombre des associateurs." (Youssouf,
108) Certes, il vous est parvenu des preuves videntes,
de la part de votre Seigneur. Donc, quiconque voit clair, c'est en sa faveur;
et quiconque reste aveugle, c'est son dtriment, car je ne suis nullement charg
de votre sauvegarde. (Al An'am, 104) tant dpourvus de perspicacit et
de sagesse, les mcrants prtextent leur propre intrt pour fuir tout effort
dans le sentier d'Allah. Malheureusement, par une telle attitude, ils se prparent
tre jets pour l'ternit dans le Feu: Ceux qui ont t
laisss l'arrire se sont rjouis de pouvoir rester chez eux l'arrire du
Messager d'Allah, ils ont rpugn lutter par leurs biens et leurs personnes
dans le sentier d'Allah, et ont dit: "Ne partez pas au combat pendant cette chaleur!"
Dis: "Le feu de l'Enfer est plus intense en chaleur." S'ils comprenaient! (At
Tawbah, 81) Et lorsqu'une sourate est rvle: "Croyez
en Allah et luttez en compagnie de Son Messager", les gens qui ont tous les moyens
(de combattre) parmi eux te demandent de les dispenser (du combat) et disent:
"Laissez-nous avec ceux qui restent." Il leur plat, (aprs le dpart des combattants)
de demeurer avec celles qui sont restes l'arrire. Leurs curs ont t scells
et ils ne comprennent rien. (At Tawbah, 86-87) De
l'insouciance et de l'attention Dans le saint Coran, Allah donne
une description de ceux qui ne croient pas et sont dpourvus de clairvoyance.
Allah explique que leur trait le plus caractristique est leur tat d'insouciance: Nous
avons destin beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des curs,
mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles,
mais n'entendent pas. Ceux-l sont comme les bestiaux, mme plus gars encore.
Tels sont les insouciants. (Al A'raf, 179) Voil ceux dont
Allah a scell les curs, l'oue, et les yeux. Ce sont eux les insouciants. (An
Nahl, 108) Une personne insouciante des injonctions d'Allah, plutt que
de reconnatre ce qui ne va pas dans son comportement, fera tous ses efforts pour
passer outre ses mfaits ou les dissimuler. Cette attitude rsolue et cette
insistance suivre ses vains dsirs, et donc ne pas s'en soucier, alors qu'ils
risquent de l'loigner de ce qu'Allah lui a ordonn, constituent, en fait, une
vaine tentative de manifester sa "soi-disant" innocence. Se donner des excuses
en revient se disculper soi-mme, comme il est galement vident dans le verset
suivant: Mais l'homme sera un tmoin perspicace contre
lui-mme, quand mme il prsenterait ses excuses. (Al Qiyamah, 14-15) Ces
excuses ne sont que des tentatives futiles pour dissimuler les dcisions prises
ou les actions influences par les envies et dsirs. Le saint Coran fait spcialement
rfrence ces prtextes: Quand ils entrevoient quelque
commerce ou quelque divertissement, ils s'y dispersent et te laissent debout.
Dis: "Ce qui est auprs d'Allah est bien meilleur que le divertissement et le
commerce, et Allah est le Meilleur des pourvoyeurs." (Al Joumoua', 11) Plutt
que d'avancer des prtextes, essayer d'lucider ses propres mfaits librerait
un homme de l'tat d'insouciance dans lequel il se trouve. Sinon, la persistance
dans une telle attitude risque de l'garer. Dans le saint Coran, Allah mentionne
l'tat d'insouciance des gens et le regret qu'ils auront dans l'Au-del: [L'chance]
du rglement de leur compte approche pour les hommes, alors que dans leur insouciance
ils s'en dtournent. (Al Anbiya', 1) C'est alors que la
vraie promesse s'approchera, tandis que les regards de ceux qui ont mcru se figent:
"Malheur nous! Nous y avons t inattentifs. Bien plus, nous tions des injustes."
(Al Anbiya', 97) Fais preuve de patience [en restant] avec
ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, dsirant Sa face. Et que tes yeux
ne se dtachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre.
Et n'obis pas celui dont Nous avons rendu le cur inattentif Notre rappel,
qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. (Al Kahf, 28)
l'oppos de l'humeur indiffrente des mcrants, les croyants font preuve d'un
tat de vigilance absolu, de conscience et d'attention concernant le monde extrieur
et les vnements se droulant autour d'eux. Notre attention devrait tre
essentiellement concentre sur le fait qu'Allah cerne chaque chose, qu'Il est
au courant de tout, et qu'Il appellera l'homme rendre des comptes dans l'Au-del.
Un croyant qui parvient diriger son attention sur chaque vnement de la vie
devient extrmement conscient et soucieux de tout incident. Parce qu'Allah cerne
toute chose, et parce que tout incident survient par Son ordre, chaque fait, porte
avec lui un message cach et une signification. En prodiguant toute son attention,
un homme peut saisir la signification et la sagesse contenues dans ces vnements
et comprendre leur aspect cach. Au contraire, les non-croyants sont inattentifs
au vritable sens du monde qui les entoure. tant insouciants du fait que chaque
chose sur terre possde une finalit, ils font preuve d'indiffrence au sujet
des vnements qui surviennent autour d'eux et restent insensibles aux messages
(spirituels) du monde extrieur. Leur considration est principalement motive
par leur intrt personnel et c'est pourquoi ils ne s'intressent qu' certains
aspects particuliers des vnements. Avec un tel tat d'esprit, il leur est difficile
d'avoir une conscience correcte de la vrit et, la plupart du temps, ils tirent
des conclusions errones. L'attention a diffrentes facettes. Tirer des
leons des vnements, frquenter des gens dous d'intelligence et vigilants,
percevoir les signes vidents qui entourent l'homme, accomplir une certaine action
en prenant en considration tous les dsavantages, sont parmi les signes d'une
attitude rflchie. Dans le saint Coran, quelques exemples particuliers sont donns
au sujet des comportements perspicaces des croyants. Par exemple, Mose (psl)
reconnut la prsence de feu avant quiconque. De cette faon, lorsqu'il arriva
l'endroit o se trouvait le feu, il se trouva sur un territoire choisi par Allah
pour communiquer avec lui. (Ta-Ha, 10-16) La lassitude, l'indiffrence ou
l'insouciance sont ainsi les caractristiques typiques de l'tat d'esprit des
non-croyants. Les croyants quant eux, sont extrmement prcautionneux, attentifs
et vigilants et encouragent galement les autres dans ce sens avec enthousiasme.
Agir suivant la conjecture et les circonstances Dans
l'tat d'insouciance, la logique et le raisonnement sont rarement utiliss. Ceci
est certainement un curieux tat d'esprit qui peut tre compar l'tat de somnolence.
La personne insouciante risque facilement de se laisser aller des actes draisonnables.
La vie d'une telle personne devient vite une succession d'actions illogiques,
dont elle aura subir les graves consquences. Par contre, l'un des principes
fondamental de la logique rside dans le fait de ne pas placer sa confiance en
une chose qui n'est pas base sur un raisonnement cens. Aucun homme dot d'intelligence
ne fonde sa vie sur un systme de nature douteuse. Par exemple, personne ne prend
un mdicament au hasard en pensant que "cela puisse le soulager de son mal". Toute
action devrait tre ainsi base sur des faits raisonnables. Cependant, les
non-croyants, ou ceux qui associent quelqu'un avec Allah, entretiennent ce genre
d'attitude peu claire. Ceci principalement parce que leur vie est base sur
certaines prsomptions. Par exemple, la plupart d'entre eux s'imaginent qu'ils
n'auront pas de compte rendre au Jour du jugement. Ou mme si c'est le cas,
qu'ils seront considrs comme innocents. Leur point de vue au sujet de ce monde
n'a pas de fondement authentique. La sourate Al Kahf, raconte l'histoire
de deux hommes, dont l'un est un incroyant qui base sa vie sur des conjectures
errones et des suppositions tandis que l'autre est croyant: Donne
leur l'exemple de deux hommes: l'un d'eux Nous avons assign deux jardins de
vignes que nous avons entours de palmiers et Nous avons mis entre les deux jardins
des champs cultivs. Les deux jardins produisaient leur rcolte sans jamais manquer.
Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau. Et il avait des fruits et dit
alors son compagnon avec qui il conversait: "Je possde plus de biens que toi,
et je suis plus puissant que toi grce mon clan." Il entra dans son jardin coupable
envers lui-mme [par sa mcrance]; il dit: "Je ne pense pas que ceci puisse jamais
prir, et je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramne vers mon Seigneur,
je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin." (Al Kahf, 32-36) Les
dclarations des versets ci-dessus sont saisissantes. Le non-croyant ose dire:
"Je ne pense pas que cela puisse jamais prir, et je ne pense pas que l'Heure
viendra. Et si on me ramne vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu
de retour que ce jardin." C'est videmment une folle prsomption. Il ne possdait
aucune preuve pour vrifier cette dernire. Pourtant, il (le propritaire du jardin)
persiste profrer ses mmes opinions insenses. Finalement, sa fin contredit
son attitude: son jardin fut compltement dvast. L'histoire continue de cette
faon: Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui:
"Serais-tu mcrant envers Celui qui t'a cr de terre, puis de sperme et enfin
t'as faonn en homme? Quant moi, c'est Allah qui est mon Seigneur; et je n'associe
personne mon Seigneur. En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu: "Telle est
la volont (et la grce) d'Allah! Il n'y a de puissance que par Allah." Si tu
me vois moins pourvu que toi en bien et en enfants, il se peut que mon Seigneur,
bientt, me donne quelque chose de meilleur que ton jardin, qu'Il envoie sur [ce
dernier], du ciel, quelque calamit, et que son sol devienne glissant, ou que
son eau se tarisse de sorte que tu ne puisses plus la retrouver." Et sa rcolte
fut dtruite et il se mit alors se tordre les deux mains cause de ce qu'il
y avait dpens, cependant que ses treilles taient compltement ravages. Et
il disait: "Que je souhaite n'avoir associ personne mon Seigneur!" Il n'eut
aucun groupe de gens pour le secourir contre (la punition) d'Allah. Et il ne put
se secourir lui-mme. En l'occurrence, la souveraine protection appartient Allah,
le Vrai. Il accorde la meilleure rcompense et le meilleur rsultat. (Al Kahf,
37-44) Comme on voit dans cet exemple, les mcrants suivent davantage leurs
vains dsirs que la vritable sagesse. La seule information vritablement authentique
provient de la rvlation d'Allah. Donc, ceux qui dsirent fonder leur vie sur
la certitude devraient tablir leurs critres de jugements d'aprs le saint Coran.
Tout autre jugement moral, que ce soit une idologie, une philosophie, un systme
de pense, ne peut conduire l'homme la vrit. Cela uniquement parce que, tant
qu'il ne s'agit pas d'une rvlation, toute faon de penser de l'tre humain risque
d'tre pure prsomption. Le saint Coran nous met en garde contre cela:
alors qu'ils n'en ont aucune science: ils ne suivent que la conjecture, alors
que la conjecture ne sert rien contre la vrit. (An Najm, 28) Le Coran
dcrit le cas de ceux qui ne font que suivre la conjecture et qui de cette faon,
dtournent leurs visages du sentier d'Allah: Maudits soient
les menteurs qui sont plongs dans l'insouciance. Ils demandent: " quand le Jour
de la rtribution?" Le jour o ils seront prouvs au Feu: "Gotez votre preuve
[punition]; voici ce que vous cherchiez hter." (Ad Dariyat, 10-14) Les
gens qui adorent d'autres dieux en dehors d'Allah ne sont, en ralit, qu'une
proie pour la conjecture. Dans le saint Coran, ce fait est rapport de cette manire:
Ce ne sont que des noms que vous avez invents, vous et
vos anctres. Allah n'a fait descendre aucune preuve leur sujet. Ils ne suivent
que la conjecture et les passions de [leurs] mes, alors que la guide leur est
venue de leur Seigneur. (An Najm, 23) C'est Allah qu'appartient,
ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Que suivent donc ceux qui
invoquent, en dehors d'Allah, [des divinits] qu'ils Lui associent? Ils ne suivent
que la conjecture et ne font que mentir. (Younous, 66) Et
si tu obis la majorit de ceux qui sont sur la terre, ils t'gareront du sentier
d'Allah: ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.
(Al An'am, 116) Et la plupart d'entre eux ne suivent que
la conjecture. Mais la conjecture ne sert rien contre la vrit. Allah sait
parfaitement ce qu'ils font. (Younous, 36) Ceux qui agissent suivant la
conjecture prtendent qu'ils trouveront des excuses pour se protger eux-mmes
contre le chtiment d'Allah. Ce qui est, en fait, pure prsomption de leur part
ne pouvant adhrer avec la ralit. Leurs excuses ne seront donc pas acceptes
par Allah. Ceux qui ont associ diront: "Si Allah
avait voulu, nous ne Lui aurions pas donn des associs, nos anctres non plus
et nous n'aurions rien dclar interdit." Ainsi leurs prdcesseurs traitaient
de menteurs (les Messagers) jusqu' ce qu'ils eurent got Notre rigueur. Dis:
"Avez-vous quelque science nous produire? Vous ne suivez que la conjecture et
ne faites que mentir." (Al An'am, 148) |