| LE DARWINISME SOCIAL
L'ingalit raciale, la discrimination ethnique, la concurrence dloyale, l'oppression des pauvres, l'exploitation des faibles et l'ide que force passe droit sont des maux par lesquels les socits sont passes au cours de l'histoire. Il y a des milliers d'annes par exemple, l'poque du Prophte Mose (psl), Pharaon s'estimait suprieur tous en raison de sa richesse et de sa puissante arme. Il rejeta les Prophtes Mose et Aaron (paix sur eux) et tenta mme de les tuer, en dpit de leur discours vrai. Pharaon avait galement des politiques discriminatoires, divisant son peuple en classes, certaines dcrites comme "infrieures". Il recourut la torture envers les Isralites sous son rgne et tenta mme d'exterminer leur race en tuant leurs hommes. Dieu dcrit d'ailleurs les perversions de Pharaon :
Pharaon tait hautain sur terre; il rpartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux : il gorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il tait vraiment parmi les fauteurs de dsordre. (Sourate al-Qasas, 4)
Ne suis-je pas meilleur que ce misrable qui sait peine s'exprimer ? (Sourate az-Zukhruf, 52)
Ainsi chercha-t-il tourdir son peuple et ainsi lui obirent-ils...(Sourate az-Zukhruf, 54)
Et les gens qui taient opprims, Nous les avons fait hriter les contres orientales et occidentales de la terre que Nous avons bnies. (Sourate al-Araf, 137)
L'Egypte antique n'tait nullement la seule socit extrmiste o le pouvoir rgnait, o les hommes taient diviss en classes, o les classes dites "infrieures" taient opprimes et soumises des traitements inhumains. De nombreux exemples de tels rgimes existent aujourd'hui encore.
Au 19me sicle, ces pratiques malfaisantes atteignirent une toute nouvelle dimension. Les mesures et politiques cruelles commencrent soudainement tre dfendues par ce mensonge : on prtendait alors qu'il s'agissait de "pratiques scientifiques bases sur les faits de la nature". Qu'est-ce qui permit de justifier toutes ces formes de cruaut ?
La thorie de l'volution de Charles Darwin fut prsente dans son livre L'origine des espces. Publi en 1859, il contenait un certain nombre de conjectures propos de l'origine de la vie qui conduisirent une vision du monde des plus distordues, sans apporter la moindre preuve scientifique, et une philosophie corrompue niant l'existence de Dieu et rigeant le "hasard" en force cratrice (Dieu est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.) L'assimilation de l'homme un animal et de la vie une sphre de lutte et de comptition acharne fut accepte comme une vrit scientifique.
Darwin ne dveloppa pas lui-mme cette thorie qui fut avance en raison de la comprhension limite de la science au 19me sicle. Quelques cinquante annes plus tt, en 1798, Thomas Malthus proposa un nombre d'ides, qui n'avaient rien voir avec la ralit, dans son livre Essay on the Principle of Population (Essai sur le principe de population). Cette tude, dont on dmontra plus tard l'absence de base scientifique, prtendait que la population augmentait plus vite que les ressources alimentaires et par consquent la croissance de la population ncessitait un contrle. Malthus suggrait que les guerres et les pidmies agissaient en "freins naturels" sur la population, ce qui tait bnfique selon lui. Il fut le premier faire rfrence "la lutte pour l'existence". D'aprs sa thse, insensible aux valeurs humaines, le pauvre ne devait pas tre protg, mais laiss dans les pires conditions. Il fallait galement l'empcher de se multiplier et rserver les ressources alimentaires aux classes suprieures. (Pour plus de dtails, voir le chapitre 2, "L'histoire de la cruaut, de Malthus Darwin). Cette sauvagerie susciterait trs certainement l'opposition de quiconque est dot d'une conscience et de bon sens. Alors que les valeurs morales religieuses invitent tendre une main secourable au pauvre et au ncessiteux, Malthus et son successeur Darwin disaient que ces individus devaient tre impitoyablement abandonns la mort.
Le sociologue et philosophe britannique Herbert Spencer prsida la liste de ceux qui immdiatement adoptrent et dvelopprent ces ides inhumaines. Le concept de "survie du plus apte", rsum de l'ide de base du darwinisme, appartient en ralit Spencer. Il avana galement que les "faibles" devaient tre limins lorsqu'il crivit : "S'ils sont capables de vivre, ils vivront et il est bien qu'ils vivent. S'ils ne sont pas capables de vivre, ils mourront et cela vaut mieux qu'ils meurent."1 Selon le point de vue de Spencer, les pauvres, les non-duqus, les malades, les handicaps et les perdants devraient tous mourir. Il chercha mme empcher l'tat de promulguer des lois protgeant les pauvres.
Spencer tait dpourvu de compassion l'gard des hommes dans des situations suscitant la compassion et la protection. Comme Malthus, il chercha des moyens de se dbarrasser d'eux. Dans Darwinism in American Thought (Le darwinisme dans la pense amricaine), l'historien amricain Richard Hofstadter fait le commentaire suivant :
Spencer dplorait non seulement les lois en faveur des pauvres, mais aussi l'ducation finance par l'tat, la supervision sanitaire autre que la suppression des nuisances, la rgulation des conditions d'habitation et mme la protection de l'tat envers les ignorants contre les mdecins charlatans.2
Darwin, largement influenc par les visions du monde impitoyables de Malthus et de Spencer, prsenta dans L'origine des espces le mythe selon lequel les espces auraient volu travers la slection naturelle. Darwin n'tait pas un scientifique et son intrt pour la biologie n'tait que celui d'un amateur. Sous les microscopes trs primitifs de l'poque de Darwin, les cellules apparaissaient comme des tches floues. Les lois de l'hrdit n'avaient pas encore t dcouvertes. La thorie de Darwin labore avec des connaissances scientifiques trs limites et dans des conditions scientifiques inadquates stipulait que la nature "slectionnait" toujours les plus aptes pourvus des meilleurs avantages et que c'est ainsi que la vie s'tait dveloppe. Selon cette thse btie sur des bases totalement errones, la vie tait le produit du hasard. Darwin rejetait ainsi le fait que la vie fut cre par Dieu (Dieu est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.)). Aprs L'origine des espces, Darwin adapta sa thorie aux tres humains dans La filiation de l'homme. Dans ce livre, il prsentait comment les races dites arrires allaient tre limines dans un futur proche, et comment les races soi-disant plus avances allaient se dvelopper et russir. La transposition de la thorie de l'volution sur le terrain social dans ce livre et dans d'autres crits de Darwin faonna le darwinisme social.
La déclaration erronée de Darwin selon laquelle le faible doit être opprimé, sa théorie non-scientifique venant à l’appui, est l’un des principaux facteurs responsables de la propagation de l’inégalité et de l’injustice. |
Ses disciples dtermins firent avancer l'ide. Les dfenseurs et les pratiquants les plus ardents du darwinisme social taient Herbert Spencer et le cousin de Darwin, Francis Galton en Grande-Bretagne, certains acadmiciens comme William Graham Sumner en Amrique, des darwinistes comme Ernst Haeckel, et plus tard des racistes fascistes comme Adolf Hitler en Allemagne.
Le darwinisme social devint rapidement un moyen de se dfendre pour les racistes, les imprialistes, les partisans de la concurrence dloyale sous la bannire du capitalisme, et les administrateurs incapables d'assurer la protection des pauvres et des ncessiteux. Les disciples du darwinisme social cherchrent reprsenter sous les traits d'une loi naturelle l'oppression des faibles, des pauvres et des races dites "infrieures", ainsi que l'limination des handicaps par les bien-portants, les petites entreprises par les grandes entreprises, suggrant qu'il s'agissait de l'unique voie de progrs pour l'humanit. Ils tentrent de justifier toutes les injustices perptres travers l'histoire par un raisonnement scientifique. Le manque de compassion et de conscience du darwinisme social tait dcrit comme une loi de la nature et la route principale vers la prtendue volution.
Des capitalistes amricains ont particulirement expliqu le climat de concurrence exacerbe qu'ils avaient tabli en citant Darwin. En ralit, il ne s'agissait rien de moins qu'une immense tromperie. Ceux qui essayaient de donner une base scientifique la concurrence impitoyable ne faisaient que mentir. Andrew Carnegie, l'un des plus grands capitalistes entrans dans ce mensonge dit lors d'un discours prononc en 1889 :
Le prix que la socit paie pour la rgle de concurrence, comme le prix qu'elle paie pour un confort et un luxe peu chers, est galement important ; mais les avantages de cette rgle sont galement plus grands que ses cots - car c'est cette rgle que nous devons notre extraordinaire dveloppement matriel, qui apporte des conditions amliores dans son sillage... Alors que cette rgle peut tre parfois dure pour l'individu, elle vaut mieux pour la race, parce qu'elle assure la survie des plus aptes dans tous les secteurs. Nous acceptons et recevons, par consquent, comme des conditions avec lesquelles nous devons nous accommoder, la grande ingalit de l'environnement, la concentration des entreprises, industrielles et commerciales, entre les mains d'un petit nombre et la rgle de la concurrence entre eux, comme tant non seulement bnfiques, mais essentielles au progrs futur de la race.3
D'aprs le darwinisme social, l'unique objectif d'une race est le dveloppement physique, conomique et politique. Le bonheur, le bien-tre, la paix et la scurit des individus ne semblent pas importer. Aucune compassion n'est manifeste envers ceux qui souffrent et appellent au secours, ceux qui sont incapables de se pourvoir de nourriture, de mdicaments ou d'un abri pour leurs enfants, leurs familles et leurs parents gs, ou envers les pauvres et les impuissants. Selon ce concept tordu, celui qui est pauvre mais moralement irrprochable est insignifiant et sa mort profitera la socit. En revanche, le riche corrompu moralement est essentiel au "progrs de la race" et quelles que soient les conditions, cet individu est considr comme trs prcieux. Cette logique propulse les dfenseurs du darwinisme social vers un effondrement moral et spirituel. En 1879, William Graham Sumner, un autre darwiniste social, exprima cette tendance perverse :
... Nous ne pouvons sortir de cette alternative : libert, ingalit, survie du plus apte; non-libert, galit, survie des inaptes. La premire option fait avancer la socit et favorise ses meilleurs membres ; la seconde fait reculer la socit et favorise ses pires membres.4
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Les nazis commencèrent par stériliser les enfants souffrant de maladies mentales ou héréditaires, et les envoyèrent ensuite dans les chambres à gaz. Les enfants auxquels il ne manquait qu’un seul doigt étaient devenus la cible du meurtre au nom de l’eugénisme. |
Les adhrents les plus sauvages au darwinisme social taient racistes, les plus dangereux tant, bien sr, les idologues nazis et leur leader, Adolf Hitler. Le cot le plus lourd du darwinisme social revient aux nazis qui exprimentrent l'eugnisme, ide mise en avant par le cousin de Darwin, Francis Galton, stipulant que les communauts peuvent amliorer la qualit de leurs individus en liminant les mauvais gnes. Ils commirent galement des gnocides faisant des dclarations darwinistes un cran susceptible de justifier leurs actions. Sur les conseils de scientifiques darwinistes, ils exterminrent les juifs, les gitans et les Europens de l'est qu'ils considraient comme des races infrieures. Ils massacrrent les malades mentaux, les handicaps et les personnes ges dans les chambres gaz. Au 20me sicle, des millions d'tres humains furent tus avec des mthodes des plus cruelles au nom du darwinisme social devant les yeux du monde entier.
Le mouvement eugnique men par Francis Galton est un autre produit dsastreux du darwinisme social. Ses partisans soutenaient que la slection humaine tait ncessaire l'acclration de la slection naturelle, pensant ainsi acclrer le dveloppement humain. Ils infligrent la strilisation obligatoire sur des hommes dits "inutiles" dans de nombreux pays, depuis les Etats-Unis jusqu'en Sude. Etant perus comme infrieurs aux hommes, des centaines de milliers d'individus furent oprs contre leur volont, sans la connaissance ni la permission de leurs familles. L'application la plus cruelle de l'eugnisme eut lieu en Allemagne o les nazis strilisrent les handicaps, les malades mentaux et ceux souffrant de maladies hrditaires. Insatisfaits, ils commencrent massacrer ces tres humains en masse. Des centaines de milliers d'hommes furent assassins simplement parce qu'ils taient vieux ou qu'il leur manquait des doigts ou membres.
Une telle sauvagerie n'a absolument pas sa place dans la moralit religieuse. Dieu a enjoint aux hommes de protger et de nourrir les ncessiteux. Pourvoir aux besoins des pauvres, traiter les handicaps avec affection et compassion, respecter leurs droits, et assurer la coopration et la solidarit au sein de la socit font partie de l'thique religieuse. Ceux qui ignorent les valeurs morales commandes par Dieu dirigent leurs personnes et leurs socits vers la catastrophe.
L'une de ces catastrophes laquelle le darwinisme social servit de justification est le colonialisme. Un certain nombre d'administrateurs d'tats coloniaux essayrent d'expliquer l'exploitation impitoyable des populations autochtones avec les thses darwinistes sans la moindre validit scientifique ni cohrence logique. Ils affirmaient que "les races soi-disant infrieures" avaient besoin d'tre maintenues sous le contrle de "races soi-disant suprieures" parce que c'tait une loi de la nature ; aussi rigrent-ils leurs politiques sur cette prtendue rgle scientifique.
En recourant la logique tordue du darwinisme social, les combattants des deux guerres mondiales du 20me sicle cherchrent montrer que la guerre tait invitable. Ils dcrivirent alors le meurtre des innocents et des pauvres, la destruction de leurs maisons, de leurs commerces, de leurs btails, l'viction de millions d'hommes de leurs maisons et de leurs terres, le massacre indiffrent de bbs et d'enfants comme des moyens d'assurer le progrs humain.
En conclusion, le darwinisme social fut la force motrice qui cota la vie des millions de personnes aux 19me et 20me sicles. Il permit des maux persistants depuis des sicles d'acqurir une justification dite scientifique. Dans son livre The Mismeasure of Man (La mal-mesure de l'homme), le palontologue volutionniste Stephen Jay Gould rappela ce point en commentant L'origine des espces de Darwin :
Les arguments ultrieurs en faveur de l'esclavage, du colonialisme, des diffrences raciales, des structures de classes et du rle des sexes avanceront principalement sous la bannire de la science.5
Darwin, lui-mme, tait un darwiniste social

Le livre de Darwin The Descent of Man (La filiation de l’homme) |
Quels que soient les efforts des volutionnistes actuels employs pour sparer le nom de Darwin des souffrances auxquelles le darwinisme social donna naissance, Darwin utilisait des expressions darwinistes sociales sans ambiguts, particulirement dans La filiation de l'homme. En 1869, dans une lettre Hugo Thiel, il affirmait qu'il ne voyait aucune objection ce que sa thorie ft applique la socit :
Vous devez rellement croire que je suis vivement intress par l'application aux questions morales et sociales des points de vue analogues ceux que j'ai utiliss propos de la modification des espces.6

Le livre de Benjamin Wiker Moral Darwinism (Le darwinisme moral) |
Benjamin Wiker est confrencier en thologie et en science Franciscan University et l'auteur de Moral Darwinism : How We Became Hedonists (Darwinisme moral : comment nous sommes devenus hdonistes). Dans une interview, il affirma que Darwin tait le premier darwiniste social :
Pour ou contre, il est assez clair la lecture de son La filiation de l'homme que Darwin fut le premier darwiniste social et le pre du mouvement eugnique moderne. Le darwinisme social et l'eugnisme sont directement drivs de son principe de la slection naturelle.
Je pense que la vraie raison du refus de certains relier le darwinisme des choses telles que l'eugnisme tient au fait qu'ils ne veulent pas ternir la thorie avec ces implications morales. Mais les implications sont l, pas seulement dans le texte, mais dans les preuves des effets moraux et sociaux du darwinisme depuis son apparition il y a un sicle et demi.7
Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, nombre des expressions et dclarations de Darwin rvlent clairement tre la source du darwinisme social. Les volutionnistes modernes hsitent accepter ce fait en raison des consquences terrifiantes du darwinisme social au 20me sicle. Pourtant, la concurrence, le racisme et la discrimination - des lments fondamentaux du darwinisme social - constituent galement la base mme de la thorie de l'volution. Que les volutionnistes l'acceptent ou non, ce sont bien l les consquences de l'application du darwinisme. Toute thorie qui considre l'tre humain comme le produit du hasard et comme une forme lgrement plus avance d'animal ; toute thorie qui dicte que certaines races sont moins dveloppes que d'autres et par consquent plus proches des animaux ; toute thorie qui affirme que l'humanit peut progresser en opprimant les faibles, mnera invitablement des consquences tragiques.

La perception de la guerre comme étant nécessaire au progrès des races et des nations est le résultat de la philosophie darwiniste qui fit de tels ravages. Les rues françaises en ruines pendant la deuxième guerre mondiale, l’une des plus sanglantes de l’histoire, en sont la preuve. |
Le rejet apparent du darwinisme social de la part des volutionnistes n'est pas une solution. Notre espoir est que ceux qui furent tromps par la thorie finissent par accepter que la thorie de l'volution est en banqueroute scientifique.
L'erreur dans l'application des lois de la nature aux tres humains

Les microscopes rudimentaires de l’époque de Darwin donnaient l’impression que la cellule était une simple structure de protoplasme non différencié. |
A l'poque o Darwin proposa sa thorie, la science en tait encore ses balbutiements plusieurs niveaux. Le microscope lectron n'ayant pas encore t invent, les infimes dtails des organismes vivants taient invisibles. La cellule ressemblait encore une simple tche, et personne ne savait qu'avec ses nombreuses organelles diffrentes sa structure tait aussi complexe que celle d'une ville. La gntique n'existait pas ; les lois de l'hrdit n'taient pas encore dcouvertes. De nombreux biologistes et scientifiques, y compris Darwin, taient suffisamment ignorants pour croire l'hrdit des caractres acquis. Ils croyaient par exemple que si un marchal-ferrant dveloppait de puissants muscles en raison de son travail, ses fils disposeraient galement des mmes muscles puissants. C'est dans un tel climat primitif que Darwin dveloppa sa thorie. Ni Darwin ni aucun de ses partisans n'ont t capables de soumettre des preuves de la thorie de l'volution issues de la palontologie, de la biologie ou de l'anatomie. Nanmoins les observations et les expriences effectues les annes suivantes et particulirement les rcentes dcouvertes du 20me sicle, rvlrent que la thorie tait clairement fausse. Mais en dpit de la faiblesse scientifique de la thorie, le fait qu'elle apporte une base la pense matrialiste et athe, contribua son adoption immdiate par une partie du monde scientifique.

En revanche, les microscopes modernes ont dévoilé à quel point la structure de la cellule est complexe et parfaite. |
Certains cercles commencrent appliquer la thorie de l'volution la sphre sociale, de par son contenu en messages idologiques. Elle est l'origine des dsastres du 20me sicle tels que les gnocides, les massacres collectifs, les guerres civiles et les guerres mondiales ayant ruin des nations. Les valeurs morales religieuses et les vertus furent abandonnes au profit de la loi de la jungle o le plus faible est opprim puis limin. Cette thorie, dnue de valeur scientifique, influena un sicle entier.
L'une des erreurs majeures des partisans du darwinisme social fut de tenter d'appliquer cette thorie au terrain politico-sociale. Une autre de leurs erreurs tait de supposer que les lois s'appliquant aux animaux s'appliquaient aussi aux tres humains, qui Dieu a accord une conscience, une raison et une capacit de jugements. Contrairement ce que prtendent les darwinistes sociaux, les lois de la jungle ne s'appliquent pas aux tres humains, chacun tant responsable d'utiliser au mieux ses capacits au cours de sa vie. Dieu cra l'homme avec une dure de vie limite. Tous les hommes finiront par mourir et seront ressuscits pour rendre des comptes sur leurs comportements pendant leur vie sur terre.
Dans la nature, les tres vivants peuvent mourir ou s'teindre quand ils ne peuvent pas s'adapter aux conditions dominantes. Le lapin fourrure fonce dans une fort couverte de neige est une proie facile pour le renard qui le distingue facilement. Pourtant, contrairement ce que veulent nous faire croire les darwinistes, les lapins foncs morts n'engendrent pas une nouvelle espce de lapins de couleur plus claire. Par ailleurs, les animaux sont trs diffrents des tres humains dans la mesure o ces derniers n'ont pas l'obligation de s'adapter aux conditions naturelles pour pouvoir vivre. Nous avons la capacit de changer notre environnement selon nos besoins ou nos souhaits. Nous pouvons adapter nos habitations, le systme de chauffage et de climatisation aux conditions climatiques sous lesquelles nous vivons. La slection naturelle n'existe pas dans les socits humaines, car la raison et les capacits humaines empchent une telle limination.

Si les indigents d’une société sont maltraités et abandonnés à eux-mêmes, cela conduit à des tensions et à de la colère, à moins que la patience et le pardon dominent, encouragés par les valeurs morales religieuses. |
De telles erreurs conduisirent les darwinistes sociaux envisager les socits sous un angle inhumain. Un exemple significatif de ce point de vue irrationnel et inconscient est l'ide que les socits pouvaient progresser en abandonnant les faibles, les indigents, les infirmes et les handicaps leurs eux-mmes. Un tel reniement goste mne vers le dclin et non le progrs. Ceux que le darwinisme voudrait nous faire ngliger sont des tres humains conscients, capables de rflchir et de raisonner. Entre les mains de l'injustice et de la cruaut, moins qu'ils ne fassent preuve des valeurs de patience, de clmence et de comprhension imparties par la religion, ils peuvent ressentir une profonde colre et haine l'gard de leurs bourreaux. Afin d'apaiser cette colre, comme de nombreux exemples l'illustrent, ils peuvent recourir la violence, aggravant ainsi le conflit et le chaos. L'investissement matriel et spirituel ncessaire la rsolution de ces conflits fait dcliner toutes les sphres telles que l'art, la technologie, l'conomie, la science, au lieu de les faire progresser.

Les pratiques darwinistes sociales n’infligèrent à l’humanité que haine, colère, conflits, meurtres et guerres. |
Par ailleurs, le massacre des malades ou des handicaps au nom de l'eugnisme est non seulement terriblement brutal, mais ne contribue en rien au progrs social. L'acceptation ouverte du meurtre causera des pertes normes qui finiront par ruiner la socit. Aujourd'hui, environ 6% de la population mondiale, soit environ un demi-milliard d'individus, est handicap. Cela signifiera que tout le monde perdrait un membre de sa famille ou du cercle de ses connaissances et aurait approuv leur mort. Des blessures spirituelles s'ouvriraient alors, dtruisant le bien-tre psychologique des hommes. Dans une socit o la mre ne peut faire confiance ses enfants, ni les enfants ne peuvent faire confiance leur mre, ni les frres ne peuvent compter l'un sur l'autre, une socit o quiconque peut tre autoris tuer tout moment, la dgnrescence et la dpression s'installent. En tous les cas, une socit qui tue des hommes pour leurs seuls handicaps subit une faillite morale dvastatrice. Il se peut mme qu'elle ait dj perdu toute valeur spirituelle, voire toute humanit. Revendiquer le progrs travers le meurtre indique indniablement de graves problmes mentaux et psychologiques.
La plus grande souffrance sera subie par ceux condamns l'"limination". Elle laissera, par ailleurs, des blessures indlbiles dans la conscience des autres.
Comme le montreront les pages qui suivent, le darwinisme social cherchait appliquer aux socits la thorie de l'volution, base elle-mme sur le raisonnement scientifique relativement limit de Darwin, alors que sa vision du monde est en conflit total avec la nature humaine. En pratique, il rabaisse l'humanit et la conduit vers la dpression et le chaos, faisant ressurgir la haine issue des conflits, de la guerre et du meurtre.
Le darwinisme social atteignit son sommet entre la moiti du 19me sicle et la premire moiti du 20me sicle, mais ses effets destructeurs sont visibles aujourd'hui encore. Avec des termes tels que "psychologie volutionnaire" et "dterminisme gntique", on tente encore d'valuer les socits selon les erreurs du darwinisme. Afin de prvenir de nouvelles catastrophes au 21me sicle, les dangers du darwinisme social doivent tre rvls sous tous leurs aspects et il faut informer le monde de l'absence de preuve scientifique de cette thorie.

Si l’on ne veut pas revivre les souffrances du siècle passé et si l’on veut faire du 21ème siècle un siècle de paix, alors il faut prendre conscience des mensonges et des dangers du darwinisme. |
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