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PARTIE I: "LES SIGNES DANS LES ETRES VIVANTS"
CHASSEURS-NES
Dans le sixime verset de la sourate Hud, Allah prcise qu'Il accorde
leur subsistance tous les tres vivants:
Il n'y a point de crature sur terre dont la subsistance n'incombe
Allah Qui connat son gte et l o elle mourra; tout cela est consign
dans un Livre Explicite. (Surat Hud: 6)
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1. Les nageoires sont fermes.
2. Afin d'attirer l'attention des autres poissons, le poisson ouvre
ses nageoires et le faux poisson apparat.
3. La proie, leurre par le faux poisson, s'approche et tombe dans
le pige du chasseur qu'elle n'a pas |
Nous pouvons aisment nous apercevoir de cette ralit ds que nous regardons
autour de nous consciencieusement et en faisant preuve de sagesse. Notre
nourriture et notre boisson sont des choses "cres"; l'eau que nous buvons,
le pain, les fruits et les lgumes que nous mangeons sont tous le rsultat
d'une cration spciale. Considrez seulement un fruit, une orange par
exemple Ce fruit a t form l'origine sur la branche d'un arbre qui
est, en fait, un morceau de bois. L'arbre absorbe des minraux et de l'eau
du sol et il les combine grce l'nergie solaire. Le rsultat produit
est extrmement utile pour le corps humain, possdant de plus un got
et une odeur trs agrables. Par ailleurs, l'enveloppe de ce fruit est
trs esthtique et trs saine.
Comment un arbre peut-il engendrer une telle production? Pourquoi son
fruit est-il si utile pour l'organisme humain? Pourquoi les diffrents
fruits contiennent-ils tous des vitamines essentielles en relation avec
les saisons au cours desquelles ils poussent? Pourquoi ont-ils un got
si sucr et non amer? Pourquoi sont-ils si bien odorants au lieu de puer?
Un arbre est pourtant une simple pice de bois et il est hors de question
pour lui de produire un fruit par lui-mme, encore moins de le doter de
caractristiques si essentielles pour l'alimentation de l'tre humain.
Tout comme Allah pourvoit aux besoins des tres humains, ainsi en est-il
de mme pour les animaux. Dans les pages qui vont suivre, nous passerons
en revue les techniques de chasse employes par certains tres vivants
pour accder leurs moyens de subsistance.
Il ne nous sera pas du tout difficile de comprendre la puissance et l'omnipotence
d'Allah si nous examinons scrupuleusement, l'intrieur des limites de
la sagesse et de la logique, les systmes dont ont t dots les animaux
pour obtenir leur nourriture. Chaque animal que nous voquerons dans ce
chapitre est l'un des grands exemples qu'Allah a dissmins sur terre.
Par exemple, la "technique de chasse" du poisson que vous voyez sur la
page suivante est tonnante; en effet, ce poisson ne poursuit pas sa proie
et il ne se cache pas non plus en vue de fondre sur elle le moment venu.
A premire vue, ce poisson ne diffre en rien des autres. Toutefois, ds
qu'il soulve ses nageoires, un leurre en forme de petit poisson apparat.
Et lorsqu'un autre poisson s'approche de ce "semblant de poisson", ne
se rendant pas compte de qui est le vritable propritaire des nageoires
ainsi dployes, il devient une proie facile pour le chasseur.
Est-ce que ce poisson spcial s'est dot de lui-mme de nageoires ayant
une forme aussi providentielle pour lui? Ou bien, des concidences se
sont-elles accumules pour donner ce poisson ses caractristiques actuelles?
Il est naturellement impossible de prtendre qu'un poisson puisse concevoir
un tel plan et le mener son terme. Sans nul doute, les traits que possdent
les tres vivants nous placent-ils face--face avec une unique ralit:
l'existence de Celui qui est l'origine du schma directeur rgissant
le monde des phnomnes, empreint d'une sagesse suprieure, savoir l'existence
d'Allah
L'araigne sautante
Il est un fait bien connu que les araignes tissent une toile et attendent
que des insectes se trouvent pigs entre les fils de cette toile. L'araigne
sautante, contrairement la majorit des araignes, prfre poursuivre
sa proie. Elle accomplit un saut vif pour atteindre celle-ci. Elle est
capable de capturer une mouche volant en l'air un mtre de l'endroit
o elle-mme se trouve, en bondissant sur elle.
L'araigne sautante accomplit ce saut grce ses huit pattes qui fonctionnent
selon le principe d'une pression hydraulique, et elle s'abat sur sa proie
d'une faon foudroyante, plantant en elle ses mchoires puissantes. Ce
saut est gnralement accompli dans un environnement de plantes; l'araigne
sautante doit calculer l'angle le plus appropri pour la russite de son
saut, en prenant de plus en considration la vitesse et la direction de
sa proie. Le plus intressant est peut-tre la manire dont l'araigne
sautante sauve sa propre vie aprs avoir attrap sa proie. Cet insecte
pourrait ventuellement mourir car, en se lanant dans l'air pour attraper
sa proie, elle pourrait fort bien s'craser sur le sol vue la hauteur
du saut (elle s'lance gnralement du haut d'un arbre).
L'araigne sautante, cependant, ne connat pas une telle fin. Le fil qu'elle
a scrt juste avant de bondir, et qu'elle a accroch la branche sur
laquelle elle se trouve, la prserve
de s'craser sur le sol et la maintient suspendue en l'air. Ce fil est
d'ailleurs si solide qu'il peut la fois maintenir l'araigne et sa proie.
Une autre caractristique intressante de cette araigne est que le poison
inject dans sa proie liqufie les tissus de cette dernire. La nourriture
de l'araigne n'est donc rien d'autre que ces tissus liqufis.
Trs certainement, les spcificits de cette araigne ne sont pas le
produit de pures concidences! Il est par ailleurs ncessaire que cette
araigne ait pu simultanment tisser son fil protecteur et acqurir la
capacit de bondir; car si elle ne pouvait pas sauter, elle mourrait de
faim. Et si elle ne secrtait pas de fil, ou bien si le fil secrt n'tait
pas assez solide, elle s'craserait sur le sol. L'araigne sautante doit
donc tre dote d'une structure corporelle rpondant ces deux impratifs.
Et en plus de cela, l'araigne sautante n'est pas seulement un tre qui
secrte des fils et qui saute, mais il s'agit d'un organisme vivant complexe
devant possder intactes toutes ses caractristiques personnelles pour
pouvoir survivre. Aucune de ces caractristiques n'a pu apparatre aprs
les autres. Leur simultanit est une condition sine qua non. Par exemple,
que diriez-vous d'une telle araigne possdant un systme digestif incomplet?
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SON ANGLE
DE VISION EST DE 360
Un autre trait caractristique trs intressant de l'araigne
sautante est son champ de vision exceptionnel. En effet, de
nombreux organismes vivants, y compris l'tre humain, ne possdent
que deux yeux et un champ de vision limit, et sont incapables
de voir derrire eux. L'araigne sautante, par contre, possde
quatre paires d'yeux situes au sommet de sa tte, lui permettant
de voir tout ce qui se passe autour d'elle. Deux de ces yeux
prsentent une excroissance les faisant merger du milieu de
la tte, ce qui leur procure l'allure de deux prouvettes. Ces
deux grands yeux (appels yeux A.M.) peuvent se mouvoir de droite
gauche et de haut en bas, sans quitter leur orbite. Les quatre
yeux latraux ne peuvent pas percevoir une image de faon complte,
toutefois ils peuvent dtecter tout mouvement se produisant
alentour. Ainsi, la dtection d'une proie est-elle rendue aise. |
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La capacit des yeux de l'araigne
sautante voir indpendamment les uns des autres aide
l'araigne percevoir les objets plus rapidement. Dans
les photos ci-dessous, l'il sombre regarde l'objectif
tandis que l'il clair regarde ailleurs. C'est un fait
rellement stupfiant que l'araigne possde huit yeux
et un champ de vision de 360 alors que tant de cratures
ont seulement deux yeux. L'araigne n'a certainement
pas "pens" par elle-mme qu'il en serait mieux ainsi
et n'a pas ainsi fabriqu ces yeux additionnels; ces
yeux ne sont pas non plus apparus par pure concidence;
l'araigne a au contraire t cre avec tous ses traits
spcifiques. |
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Un dessin montrant le champ de vision
de l'araigne
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LE PISTOLET A EAU DU POISSON
Ce poisson rejette l'eau qu'il a emmagasine
dans sa bouche sur les insectes poss sur des branches surplombant
la surface de l'eau. Les insectes tombent, cause de la pression
exerce par ce jet, et ils deviennent des proies faciles pour
le poisson. Il convient de noter que le poisson n'lve pas
du tout sa tte hors de l'eau lors de l'attaque, et qu'il
value avec prcision l'emplacement de sa proie. Or il est
un fait bien connu que, lorsqu'on regarde depuis l'intrieur
de l'eau, les objets apparaissent des endroits o ils ne
sont pas en ralit, et ce cause de la rfraction de la
lumire. Par consquent, pour tre capable de "toucher" une
proie hors de l'eau, alors qu'on se trouve sous l'eau, ncessite
justement de connatre l'angle de rfraction de la lumire
et d'ajuster le "tir" en consquence. Pourtant, ce poisson
surmonte de faon inne cette difficult et ne rate jamais
sa cible. |
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Les techniques de camouflage
Si l'on vous demandait ce que vous voyez sur la photo ci-dessus, vous
diriez certainement: "Il y a des fourmis au dessus et en dessous de la
feuille".
Pourtant, c'est une tarentule qui se trouve sous la feuille, tapie l
en vue de bondir sur des fourmis vivantes. Cette espce de tarentule est
si semblable aux fourmis que mme les fourmis pensent qu'elle est des
leurs.
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Ci-dessus se trouvent deux fourmis et une tarentule. Le seul
moyen de les diffrencier est de compter le nombre de pattes de
chacune.
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La seule diffrence entre la fourmi et cette araigne rside dans le
nombre de pattes. L'araigne possde huit pattes tandis que la fourmi
n'en a que six.
Afin de dissimuler cet "handicap", qui pourrait rapidement la faire reconnatre,
la tarentule tend ses deux pattes de devant et les soulve; ainsi, ses
deux pattes ressemblent exactement aux antennes des fourmis.
Cependant, son camouflage ne se limite pas cela. L'araigne en question
a galement besoin de ressembler aux fourmis de par l'allure de ses yeux.
Ses propres yeux ne sont pas aussi gros et en forme d'une tache noire
comme le sont ceux des fourmis, mais une caractristique qu'elle possde
par naissance va alors l'aider rsoudre ce problme: cette tarentule
porte de chaque ct de sa tte un gros point noir, ce qui procure une
bonne ressemblance avec les yeux de la fourmi. (voir sur le clich du
haut de page l'un de ces points noirs, visible sur la tte de l'araigne.
Le serpent sonnettes (crotale)
Les dtecteurs de chaleur situs dans les fossettes faciales de la partie
infrieure de la tte du crotale captent les missions infrarouges provenant
du corps de sa proie. Cette dtection est si sensible qu'un cart de chaleur
d'1/300me peut tre peru. Le serpent, grce sa langue fourchue
qui est son organe sensoriel ddi l'odorat, est capable de sentir en
pleine obscurit la prsence d'un cureuil roux immobile, assis 50 cm
de lui. Apprciant sans faute la position de sa proie, le serpent va d'abord
s'approcher d'elle sans bruit, jusqu' se trouver suffisamment prs pour
attaquer, puis il tend et arc-boute son cou et fond sur sa proie de faon
fulgurante. Entre-temps, il a dj ouvert sa gueule munie de longues dents,
selon un grand angle pouvant aller jusqu' 180. Tout ceci s'effectue
une allure quivalente l'acclration d'une voiture qui passerait
de 0 km/h 90 km/h en une demi-seconde. La longueur des "dents venimeuses"
du crotale, qui constituent son arme principale pour paralyser sa proie,
est d'environ 4 cm. L'intrieur de ses dents est creux et reli par des
canaux aux glandes venimeuses. Ds que le serpent mord, ces glandes musculaires
se contractent et, avec force, injectent du poison d'abord dans les canaux
dentaires et ensuite sous la peau de sa proie. Ce venin entrane soit
la paralysie du systme nerveux central soit la mort par coagulation du
sang. Seulement 0,028 g de certains venins de serpent seraient suffisants
pour tuer 125.000 rats. L'action du poison est si rapide que la proie
n'a pas le temps de causer le moindre prjudice au serpent. Ds lors,
le crotale aura tout loisir d'avaler sa proie ttanise, grce sa large
bouche hautement flexible.
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COMMENT SE DEPLACE-T-IL SUR LE SABLE?
Ce serpent du dsert est capable de se dplacer rapidement
sur le sable. En contractant progressivement les muscles
de sa poitrine, il fait se dplacer son corps en formant
un "S". Au dbut du mouvement, il tortille son corps, lve
sa tte et la maintient suspendue en l'air. Tandis que la
contraction, qui est l'origine du mouvement, progresse
vers la queue, la tte est projete en avant et s'en va
toucher le sol. Entre-temps, le mouvement de contraction
a atteint la queue. Celle-ci se soulve et se trouve propulse
au niveau de la tte. Le serpent se dplace ainsi en laissant
derrire lui des traces parallles prsentant une inclinaison
moyenne de 45 par rapport l'horizontale.
Tout au long de ce mouvement, seules deux parties du serpent
touchent le sable. Grce ce type de mouvement, le corps
du serpent est protg contre les brlures, du fait de la
minimisation des contacts avec le sable extrmement brlant
du dsert.
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Bien que chacun connaisse le caractre venimeux de la plupart des serpents,
presque personne ne rflchit sur l'origine de cette caractristique.
Et pourtant, la capacit que dtient un animal d'en tuer d'autres par
empoisonnement est quelque chose de vraiment tonnant et d'extraordinaire.
Ceux qui nient l'existence d'Allah sont certainement incapables d'expliquer
comment les serpents se sont trouvs dots d'un "savoir-faire" aussi stupfiant.
Le systme venimeux dans la bouche du serpent est en effet complexe et
trs labor. Pour qu'il puisse fonctionner, le crotale se doit d'tre
muni de dents spciales, creuses et "venimeuses", et de glandes contenant
le poison et relies ces dents. Il faut de plus un venin trs puissant,
susceptible de paralyser toute proie, et ce poison doit tre disponible
ds que le serpent mord sa proie. Ce systme aux multicomposants se trouverait
rduit l'inefficacit si l'un de ses lments faisait dfaut. Le crotale
deviendrait alors lui-mme la proie des animaux qu'il aurait choisis de
chasser. L'extraordinaire aptitude de ce serpent capter les fluctuations
d'odeurs et les variations de temprature dmontre la finesse et la puissance
du plan crateur auquel nous avons ici affaire.
Nous assistons l un vritable miracle, tout fait inhabituel. Il
est toutefois hors de question que la nature ait pu crer un miracle "surnaturel".
La "nature" n'est d'ailleurs qu'un terme employ pour dsigner l'ensemble
ordonn et harmonieux qui nous environne de toutes parts. Les lois de
la nature dsignent simplement les lois fixes par Allah, qui rgissent
les relations entre Ses cratures. Eclaircir les concepts rvle la vrit,
tandis que brouiller ces mmes concepts est une caractristique bien connue
des incroyants. Ces derniers n'agissent ainsi que pour dissimuler les
faits et pour rejeter la cration limpide comme le cristal.
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LE POISSON-LION
Aprs avoir pris au pige des poissons plus petits l'intrieur
de cavits rocheuses, ce poisson tonnamment color empche
ceux-ci de s'enfuir en utilisant ses nageoires comme les
mailles d'un filet. Les poissons tentant de fuir doivent
alors faire face aux pines empoisonnes du poisson-lion.
Le puissant venin du poisson-lion a un effet instantan,
occasionnant la mort de ses victimes.
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| Grce leur apparence leur permettant
sans problme de se camoufler, certains animaux possdent un
grand avantage pour la chasse. Par exemple, il est impossible
de remarquer le serpent ci-dessus lorsqu'il est cach sous le
sable, ce qui rend aise la capture de ses proies qui s'avancent
droit vers lui sans s'en rendre compte. |
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Un chasseur pas comme les autres: la plante de Vnus
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1-Il apporte des appts pour
le poisson.
La mthode de chasse de cet oiseau, qui se nourrit de poissons,
est galement trs tonnante. Tout d'abord, l'oiseau trouve
un appt pour le poisson; il apporte cette nourriture jusqu'au
rivage, la dpose sur l'eau et attend. Lorsque de petits poissons
se rassemblent autour de cette nourriture, ne se doutant pas
de ce qui se trame, l'oiseau, par un mouvement brusque, saisit
un poisson.
2-Il dpose l'appt sur l'eau et fait le guet.
3-Les poissons s'attroupent autour de l'appt.
4-5-Et il attrape un poisson. |
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En plus des prdateurs mentionns jusqu' prsent, il faut citer galement
certaines plantes qui "chassent en utilisant des mthodes tout fait
tonnantes. L'une d'elles est la plante de "Vnus", qui se nourrit d'insectes
qui se sont poss sur elle, et qu'elle a attraps.
Le systme de chasse de cette plante fonctionne de la faon suivante:
une mouche en qute de nourriture parmi les plantes rencontre tout coup
une plante trs attirante: la plante de Vnus. Ce qui rend cette dernire,
qui ressemble une paire de mains tenant un bol, si attractive, ce sont
d'une part sa charmante couleur rouge et d'autre part, et surtout, la
senteur suave scrte par les glandes entourant ses ptales. La mouche
est comme hypnotise par cette odeur irrsistible et elle se pose sur
la plante sans hsiter. Alors qu'elle progresse vers la source de nourriture
tant convoite, elle ne peut viter de toucher les poils de la plante,
apparemment inoffensifs. Aprs un court instant, la plante referme soudain
ses ptales avec un bruit sec. La mouche se trouve ainsi fortement compresse
entre les deux ptales. La plante de Vnus se met ensuite secrter un
liquide "dissolvant la chair", qui va transformer la mouche en une substance
glatineuse, et la plante va "finir le travail" en absorbant cette substance.
La rapidit de la capture de la mouche est impressionnante. La plante
ferme ses ptales plus rapidement que n'importe quel tre humain ne pourrait
le faire en claquant ses mains l'une contre l'autre (si vous essayez de
prendre au pige une mouche entre vos deux mains, vous n'y arriverez probablement
pas, mais la plante, elle, y parvient). Comment donc cette plante, qui
ne possde ni muscles ni os, peut-elle oprer un mouvement aussi brusque?
Des recherches ont montr qu'il existe un systme lectrique l'intrieur
de la plante de Vnus, dont le squencement s'tablit ainsi: les mouvements
de la mouche sur les poils de la plante sont perus par des rcepteurs
situs sous ces poils. Si cette pousse mcanique est suffisamment forte,
ces rcepteurs vont gnrer des signaux lectriques se propageant le long
des ptales, semblables aux vagues dans une piscine. Ces signaux parviennent
aux cellules motrices qui sont l'origine du brusque mouvement des ptales,
et finalement la mouche se trouve littralement phagocyte.
En complment du systme de stimuli de la plante, le systme refermant
le pige sur la mouche est galement un exemple de cration parfaite;
ds que les cellules reoivent les impulsions lectriques l'intrieur
de la plante, leur concentration en eau se trouve modifie. Ces cellules
vont librer de l'eau. Cette phase peut tre compare au dgonflage d'un
ballon. Les cellules situes en dehors du pige vont, elles, absorber
cet excs d'eau et se mettre enfler. Le pige va se refermer de la mme
faon que ce qui se passe lorsqu'une personne, voulant bouger son bras,
a besoin de contracter un muscle et d'en relcher un autre. La mouche
emprisonne dans la plante touche en fait, et de manire rpte, les
poils de celle-ci, ne faisant qu'entraner ainsi de nouvelles dcharges
lectriques et par consquent le pige se referme sur elle de plus en
plus. Entre temps, les glandes digestives de la plante ont t actives,
dsintgrant lentement l'insecte emprisonn. La plante se nourrit donc
de fluides digestifs transforms en un bol de soupe enrichi de protines
vgtales. Une fois la digestion termine, le mcanisme qui avait fait
se refermer le pige fonctionnera l'envers pour ouvrir ce dernier.
Ce systme prsente une autre caractristique intressante: afin d'activer
le pige, les poils doivent tre touchs deux fois de suite. Le premier
contact gnre une charge d'lectricit statique mais le pige ne se referme
pas encore. Il ne se refermera qu'aprs un second toucher, une fois que
la charge aura atteint un certain seuil, provoquant une dcharge. A cause
de ce mcanisme en deux temps, le pige ne se referme pas de faon intempestive,
par exemple il ne sera pas activ si une goutte de pluie atteint la plante.
Mditons maintenant sur ce systme stupfiant. Il s'agit d'un tout qui
ne peut tre efficace que si ses diffrentes composantes sont prsentes
simultanment, afin que la plante puisse attraper sa proie et la digrer
correctement. L'absence d'un seul lment entranerait la mort de la plante;
ainsi, s'il n'y avait pas de poils dans la feuille, la plante ne se refermerait
pas, vue alors l'inexistence des stimuli lectriques en dpit des va-et-vient
de la mouche. De mme, si la plante ne scrtait pas de liquide dissolvant
afin de digrer l'insecte, le reste du systme serait inutile. En rsum,
toute dfaillance d'un maillon de la chane entranerait la mort de la
plante.
Cette plante, depuis le moment o elle a t cre, a ncessairement
toujours possd toutes les caractristiques que nous avons mentionnes
plus haut. Elle ne s'est certainement pas transforme tout coup en chasseur.
Ce n'est srement pas par la "magie des concidences" que la plante est
devenue un chasseur professionnel.
Ce qui est essentiel de savoir, c'est que ce chasseur efficace n'a pas
la capacit de penser. Si cet tre vivant n'tait pas une plante mais
un animal, les partisans de l'volution auraient prtendu qu'il avait
simplement progress par lui-mme grce aux inestimables contributions(!)
de la "Nature". Ce que nous voulons dire ici, c'est que le systme voqu
plus haut se trouve dans une plante, un tre dpourvu de cerveau et de
toute structure analogue, et qui est videmment inconscient. Cette plante
ne ralise mme pas qu'elle est en train de chasser. Elle se trouve tout
simplement dote d'un systme lui permettant de se nourrir sans effort,
comme c'est d'ailleurs le cas pour l'ensemble des plantes.
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LE
POISSON-HAMECON
Lorsque ce poisson a besoin de chasser, il libre l'appendice
mergeant de sa tte la manire d'un crochet et alors dbute
une phase d'attente.
L'autre poisson, qui s'approche de cette extension en pensant
qu'il s'agit d'une petite proie facile, ne peut s'chapper
du pige ainsi tendu et le premier poisson l'attaque soudainement.
Nous savons tous qu'un poisson n'a aucunement le moyen de
crer dans son propre corps un crochet, et qu'une telle question
ne peut tre lude par une explication insense telle que:
"Tout ceci n'est d qu' une simple concidence."
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LA LANGUE
DU CAMELEON
La langue du camlon est maintenue replie l'intrieur de
sa bouche la faon d'un accordon. Au milieu de sa langue
se trouve un cartilage dont l'extrmit est tranchante. Quand
les muscles circulaires situs au bout de sa langue se contractent,
celle-ci jaillit. |
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La langue de l'animal est recouverte
d'un liquide visqueux semblable du mucus. Lorsque le camlon
s'approche suffisamment prs de sa proie, il ouvre sa bouche
et projette de manire trs rapide sa langue en direction de
la victime. La langue visqueuse, du fait de l'entrelacement
des muscles, peut mesurer une fois dploye 1,5 fois la longueur
du camlon. Le laps de temps ncessaire pour capturer la proie
et rtracter la langue est seulement d'1/10me de seconde.
SON CAMOUFLAGE
Le camlon est certainement le premier exemple venant l'esprit
lorsqu'il est question de camouflage. Le camlon change de
couleur selon le support sur lequel il se trouve. Vous pouvez
voir ci-dessus la marque que la fougre a laisse sur la peau
du camlon. Les variations de luminosit et de temprature
sont supposes jouer un rle dans les ractions ayant conduit
au dpt de cette empreinte. Pourtant, l'animal n'est mme pas
conscient des avantages que lui procure cette capacit changer
de couleur. En vrit, son corps a t cr de faon adopter
automatiquement les teintes de son environnement. |
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| Ce tigre est parfaitement camoufl et, ceci
ajout son agilit, la puissance de ses mchoires, sa
rapidit et sa force, fait de lui le chasseur par excellence.
Une autre caractristique du tigre est qu'il se tient toujours
face au vent tandis qu'il suit sa proie; s'il avait le vent
dans le dos son odeur parviendrait en effet jusqu' sa proie
et ainsi cela trahirait sa prsence. |
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Quelques poils prsents
l'intrieur des ptales de cette plante permettent d'activer
le pige tendu par la fleur. |
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LES POILS DU DROSERA
(APPELE AUSSI ROSEE DU MATIN)
Les ptales de cette plante sont recouverts de longs poils
rouges glanduleux, semblables des tentacules. Les extrmits
de ces poils sont chargs d'un liquide dgageant une odeur
spciale attirant les insectes. Une autre caractristique
de ce liquide est sa viscosit. Un insecte se dirigeant
vers l'endroit d'o provient l'odeur se retrouvera englu
dans ces poils visqueux. Et alors qu'il essaiera de s'chapper,
ces poils vont commencer se courber pour mieux maintenir
l'insecte. Ce dernier, compltement immobilis, sera digr
par une scrtion "briseuse de protines". Le systme actif
de cette plante est similaire celui de la plante de Vnus.
Les poils vibrent au contact de l'insecte, et des signaux
lectriques sont gnrs, amorant la fermeture du pige.
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