| AVANT–PROPOS
Celui qui veut savoir comment les êtres vivants, ainsi que lui-même, sont apparus, rencontrera deux explications différentes. La première est l'idée que tous les êtres vivants ont été créés par Dieu Tout-Puissant. La seconde explication est la théorie de l'évolution qui affirme que les êtres vivants sont le produit de coïncidences et de processus naturels.
Depuis maintenant un siècle et demi, la théorie de l'évolution a reçu un fort soutien de la communauté scientifique. L'approche de la biologie se fait en termes de concepts évolutionnistes. C'est pourquoi, entre les deux explications, création ou évolution, la majorité des gens supposent que l'explication évolutionniste est scientifique. Par conséquent, ils croient que l'évolution est une théorie qui s'appuie sur les découvertes de la science alors que la création serait une croyance qui se fonde sur la foi. En réalité, les découvertes de la science ne soutiennent pas la théorie de l'évolution. Les découvertes de ces deux dernières décennies en particulier contredisent clairement les hypothèses essentielles de cette théorie. Plusieurs branches de la science, comme la paléontologie, la biochimie, la génétique des populations, la biologie moléculaire, l'anatomie comparative et la biophysique, montrent que les processus naturels et les coïncidences ne peuvent expliquer la vie, comme le suggère la théorie de l'évolution. Par ailleurs, toutes les formes de vie ont été créées en toute perfection.
Dans ce livre, nous analyserons la crise scientifique que traverse la théorie de l'évolution. Ce travail ne s'appuie que sur les découvertes scientifiques. Ceux qui soutiennent la théorie de l'évolution au détriment de la vérité scientifique devraient faire face à ces découvertes et réfléchir aux hypothèses qu'ils défendent. Refuser de le faire signifie accepter ouvertement que leur adhésion à la théorie de l'évolution est dogmatique plutôt que scientifique.
Bien que ses racines remontent à la Grèce antique, la théorie de l'évolution n'attire l'attention du monde scientifique qu'au 19 ème siècle. Le point de vue le plus réfléchi sur l'évolution fut exprimé par le biologiste français Jean-Baptiste Lamarck, dans son ouvrage Philosophie zoologique (1809). Lamarck pensait que tout ce qui vivait était doté d'une force vitale qui le conduirait à évoluer vers une plus grande complexité. Il pensait également que les organismes pouvaient transmettre à leur progéniture des traits acquis de leur vivant. Lamarck suggérait, par exemple, que le long cou de la girafe avait évolué lorsqu'un ancêtre au petit cou avait commencé à manger les feuilles des arbres plutôt que de brouter l'herbe.
Ce modèle évolutionnaire de Lamarck fut invalidé par la découverte des lois de l'héritage génétique. Au milieu du 20ème siècle, la découverte de la structure de l'ADN révéla que le noyau des cellules des organismes vivants possède une information génétique très particulière. Cette information ne peut être altérée par les "traits acquis". En d'autres termes, même si une girafe arrivait à allonger son cou de quelques centimètres en essayant d'atteindre les branches hautes, lors de son existence, ce trait ne serait pas transmis à sa progéniture. Bref, le point de vue lamarckien fut tout simplement réfuté par les découvertes scientifiques et disparut de l'histoire comme une hypothèse erronée.
Cependant, la théorie de l'évolution formulée par un autre naturaliste qui vécut quelques générations après Lamarck s'avéra être plus influente. Ce naturaliste était Charles Robert Darwin, et sa théorie est le "darwinisme".
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